Attention : cet article dévoile et explique le dénouement de Backrooms. Spoilers du début à la fin. Porté par un succès phénoménal en salles, le film d’horreur d’A24 signé Kane Parsons arrive sur HBO Max, et son final laisse volontairement plusieurs portes ouvertes. On remet les idées en place : ce qui arrive à Clark, le sort de Mary et ce que sont vraiment ces couloirs jaunes sans fin.
Ce qui se passe vraiment à la fin de Backrooms
Tout part d’une porte apparue dans le sous-sol du magasin de meubles de Clark (Chiwetel Ejiofor), qui ouvre sur les Backrooms, un dédale de pièces jaunâtres identiques. Plus il s’y expose, plus son esprit se délite. Il finit par y entraîner ses deux employés, Bobby (Finn Bennett) et Kat (Lukita Maxwell), reliés par une corde : l’un après l’autre, ils sont happés par les créatures qui rôdent dans le labyrinthe.
Le vrai point de bascule, c’est l’entrée de Mary (Renate Reinsve), la psychiatre de Clark, qu’il attire à l’intérieur. Dans cet espace où ses fautes lui reviennent en pleine figure, Clark cherche à faire de Mary le réceptacle de tous ses échecs. Elle lui renvoie au contraire son refus obstiné d’assumer ses responsabilités. Acculé, Clark est tué par une manifestation née de ses propres failles. Mary, elle, parvient à ressortir des Backrooms, mais tombe aussitôt entre les mains d’Async, une société qui étudie le phénomène.
Ce que signifie la fin : une mémoire de l’univers qui recopie de travers
Le film pose une idée vertigineuse : les Backrooms seraient la mémoire moléculaire de l’univers, une sorte d’au-delà matériel où rien ne disparaît jamais tout à fait. Tout peut revenir, mais mal réassemblé, déformé. Les créatures qui traquent les personnages ne sont donc ni des démons ni des fantômes : ce sont des tentatives ratées de recréer des êtres humains à partir d’une mémoire défaillante.
La trajectoire de Clark prend alors tout son sens. L’horreur n’est pas seulement dans les couloirs : elle est dans un homme qui préfère se perdre dans un labyrinthe plutôt que d’affronter ses torts. La confrontation avec Mary transforme le décor en tribunal intime, et sa mort ferme une boucle purement psychologique. Le lieu ne fait qu’amplifier ce que ses visiteurs portent déjà en eux.
Async, Phil et la copie de Mary : les zones d’ombre
Async fabriquait autrefois des appareils d’IRM avant de tomber, presque par accident, sur les Backrooms et d’y consacrer toute son activité : cartographier l’endroit. C’est Phil (Mark Duplass) qui recueille Mary à sa sortie et l’interroge, sans jamais livrer le fond de ce que la société cherche vraiment.
Le plan final est le plus retors. Pendant que la vraie Mary est questionnée dans les locaux d’Async, la caméra redescend dans les strates du labyrinthe pour révéler une copie difforme d’elle, une de ces recréations bancales aux yeux trop nombreux, désormais prisonnière des Backrooms. Le lieu a absorbé son paysage mental : des pièces façonnées à partir de ses souvenirs s’y matérialisent déjà. Le film ne tranche pas son sort : Mary s’est physiquement échappée, mais un double corrompu d’elle-même restera, lui, à jamais à l’intérieur.
Reste une évidence : ce dénouement ouvert n’a rien d’un accident. Kane Parsons conçoit son histoire comme la première marche d’un projet plus vaste, pensé pour se prolonger. Dites-nous en commentaire quelle lecture des Backrooms vous a le plus glacé.
Pour resituer le phénomène avant de plonger dans son final, on avait retracé comment le mythe Internet des Backrooms est devenu un film.
Comment se termine Backrooms ?
Clark meurt dans les Backrooms, tué par une projection de ses propres échecs après avoir attiré sa psychiatre Mary à l’intérieur. Mary réussit à ressortir, mais elle est immédiatement récupérée et interrogée par la société Async.
Que sont les créatures des Backrooms ?
Ce ne sont ni des monstres ni des esprits, mais des copies humaines ratées. Les Backrooms, présentés comme la mémoire de l’univers, tentent de reconstituer des êtres à partir de souvenirs corrompus, ce qui produit ces silhouettes déformées.
Qui est Async et que cherche la société ?
Async est une entreprise qui fabriquait des appareils d’IRM avant de découvrir les Backrooms. Elle a alors réorienté toute son activité pour explorer et cartographier ce lieu, et c’est elle qui met la main sur Mary à la fin.
Y aura-t-il une suite à Backrooms ?
La fin est délibérément laissée ouverte. Kane Parsons envisage le film comme le premier chapitre d’un ensemble plus large, ce qui laisse clairement la place à une suite pour explorer davantage les Backrooms et le rôle d’Async.

