Ce jeudi 8 octobre 2026, Arte diffuse Le Code du tueur, une mini-série britannique inspirée d’une affaire criminelle qui a changé les méthodes d’investigation. Derrière cette fiction portée par John Simm et David Threlfall se cache l’histoire de deux adolescentes assassinées dans les années 1980 et d’une découverte scientifique qui allait révolutionner les enquêtes policières.
Deux meurtres qui bouleversent une petite ville anglaise
Le 21 novembre 1983, Lynda Mann, 15 ans, disparaît à Narborough, dans le Leicestershire. Son corps est retrouvé le lendemain, à quelques centaines de mètres de son domicile. Malgré les recherches menées par la police, le meurtrier reste introuvable.
Près de trois ans plus tard, en juillet 1986, Dawn Ashworth, également âgée de 15 ans, est assassinée dans la même région. Les similitudes entre les deux crimes conduisent les enquêteurs à envisager l’intervention d’un même agresseur.
Un adolescent de 17 ans, Richard Buckland, est alors soupçonné. Il reconnaît le second meurtre lors de son interrogatoire, mais nie toute implication dans le premier. Une découverte scientifique va pourtant remettre en cause cette piste.
Alec Jeffreys, le scientifique qui a révolutionné les enquêtes criminelles
En septembre 1984, le généticien Alec Jeffreys, chercheur à l’université de Leicester, met au point une méthode permettant d’identifier les particularités génétiques de chaque individu.
Cette technique, appelée empreinte génétique, constitue une avancée majeure. Elle permet notamment d’établir des liens de parenté, avant d’être appliquée aux investigations criminelles.
En 1986, les policiers sollicitent Alec Jeffreys afin de comparer les traces biologiques recueillies dans les deux affaires. Les analyses confirment qu’un même homme a commis les meurtres, mais démontrent également que Richard Buckland est innocent.
Comment la police a-t-elle retrouvé le véritable meurtrier ?
Les enquêteurs organisent une vaste campagne de prélèvements sanguins auprès de milliers d’hommes vivant dans la région. Cette opération constitue une première dans l’histoire des investigations criminelles.
Le véritable assassin, Colin Pitchfork, échappe initialement au dépistage en demandant à un collègue de fournir un échantillon à sa place.
La supercherie est finalement découverte. Arrêté en 1987, Colin Pitchfork est condamné à la prison à perpétuité en 1988 pour les deux meurtres.
Le Code du tueur retrace cette enquête historique et la collaboration entre un policier et un scientifique dont les travaux ont profondément transformé la recherche des criminels. Les trois épisodes sont diffusés ce jeudi à partir de 20h55 sur Arte.
Le Code du tueur est-il inspiré d’une histoire vraie ?
Oui. La série raconte les meurtres de Lynda Mann et Dawn Ashworth et la première utilisation de l’ADN pour identifier leur assassin.
Qui était le véritable meurtrier ?
Colin Pitchfork a été reconnu coupable des deux meurtres et condamné à la prison à perpétuité en 1988.
Qui a découvert l’empreinte génétique ?
Le généticien britannique Alec Jeffreys a développé cette technique en 1984 à l’université de Leicester.

