Ce dimanche 27 septembre, à 14h50, TF1 propose dans « Grands reportages » une rediffusion : « Animaux de compagnie : Business et trafic ». Ce document d’Aymone de Chantérac, présenté par Anne-Claire Coudray, plonge dans un marché en plein essor, avec ses dérives, à revoir en replay sur TF1+.
Un marché qui a doublé en dix ans
Un foyer français sur deux possède aujourd’hui un animal de compagnie, membre à part entière de la famille que l’on choie de plus en plus. Conséquence directe de cet attachement : en dix ans, le marché des animaux de compagnie a doublé en France, portant avec lui l’émergence de métiers inattendus, comme agents pour animaux mannequins ou influenceurs, ou encore entrepreneurs de pompes funèbres animalières.
Mais cette explosion du marché a aussi un revers. Le document suit, sur plusieurs mois, une équipe qui enquête sur les trafics et les élevages clandestins qui prospèrent en marge du commerce légal. Les animaux seraient ainsi devenus la troisième source de l’économie souterraine en France, derrière les stupéfiants et les armes.
En dix ans, le marché français des animaux de compagnie a doublé — et avec lui, trafics et élevages clandestins ont prospéré dans son ombre.
Ce que révèle l’enquête
- Un marché légal en forte croissance, porté par de nouveaux métiers (agents pour animaux influenceurs, pompes funèbres animalières) et par une demande toujours plus forte des foyers français.
- Des filières d’importation illégale de chiots et de chatons, souvent issus d’élevages clandestins où les conditions sanitaires laissent à désirer.
- Une vente en ligne massive d’animaux, parfois sans aucune garantie sur leur origine ni leur état de santé.
- Un encadrement légal renforcé, avec l’interdiction depuis le 1er janvier 2024 de la vente de chiots et chatons en animalerie, une mesure censée limiter ces dérives.
Le contexte : un trafic à plusieurs milliards
Selon la Brigade nationale d’enquêtes vétérinaires et phytosanitaires, sur environ 20 millions de chiens et de chats présents en France, plus de 50 000 seraient arrivés illégalement sur le territoire. En 2018, l’ONG de défense des animaux Four Paws avait recensé près de 8 millions de chiots proposés à la vente sur internet, pour un bénéfice estimé à un milliard d’euros. Malgré l’interdiction de la vente de chiots et de chatons vivants en animalerie entrée en vigueur au 1er janvier 2024, des associations comme la Fondation 30 Millions d’Amis continuent de dénoncer la persistance de pratiques illégales, portées par des prix d’achat attractifs qui séduisent des acheteurs peu regardants sur l’origine de l’animal.
Cette économie parallèle profite d’une demande toujours pressée : de nombreux futurs propriétaires cherchent un chiot ou un chaton disponible immédiatement, quitte à s’affranchir des délais et des garanties qu’imposent les élevages sérieux. Les associations de protection animale rappellent qu’un achat responsable passe par la visite de l’élevage, la vérification de la puce électronique et du certificat vétérinaire, et une grande méfiance envers les annonces en ligne proposant des prix anormalement bas.
Au-delà des chiens et des chats, le document s’intéresse aussi aux nouveaux animaux de compagnie (NAC) — reptiles, rongeurs exotiques ou oiseaux — dont le commerce, souvent moins encadré, alimente lui aussi un négoce parallèle difficile à contrôler pour les autorités.
À retenir
Le trafic d’animaux de compagnie ne se limite pas à quelques cas isolés : il constituerait, selon les autorités, la troisième source de l’économie souterraine en France, juste derrière les stupéfiants et les armes.
Quand regarder ce week-end
| Jour | Horaire | Case | Partie | Replay |
|---|---|---|---|---|
| Dimanche 27 septembre 2026 | 14h50 | Grands reportages | — | TF1+ |

