Mise en ligne le 30 janvier sur Prime Video, Wake (également connue sous le titre de Vaka : les éveillés) s’est rapidement hissée à la quatrième place des programmes les plus regardés en France. Cette série suédoise en six épisodes s’inscrit dans une veine dystopique et politique, en prenant pour point de départ une crise sanitaire aussi simple qu’inquiétante : une épidémie d’insomnie qui frappe Stockholm et désorganise l’ensemble de la société.

Une série suédoise construite autour d’une crise contemporaine

Réalisée par Henrik Georgsson, connu pour son travail sur The Bridge, Wake imagine les conséquences d’une privation de sommeil à grande échelle. Dans la capitale suédoise, les habitants cessent progressivement de dormir, provoquant une spirale de troubles psychiques, de tensions sociales et de décisions politiques improvisées.

La série ne s’attarde pas sur une explication scientifique détaillée de la crise. Elle préfère observer ses effets concrets : désorganisation des services publics, montée de la peur collective et difficulté des autorités à maintenir un semblant d’ordre. Ce choix narratif place Wake du côté du drame social autant que du thriller.

 

Un récit choral au cœur du chaos

L’intrigue suit plusieurs personnages confrontés à cette situation inédite :

  • un ministre déchu, contraint de reprendre un rôle central face à l’urgence,
  • une infirmière urgentiste prête à tout pour sauver l’homme qu’elle aime,
  • des citoyens ordinaires dépassés par un quotidien devenu instable.

Interprétée notamment par Jonas Karlsson et Aliette Opheim, la série s’appuie sur un jeu d’acteurs sobre, centré sur l’usure mentale et la perte de repères. Stockholm y apparaît comme une ville familière, mais progressivement étrangère à elle-même.

Une réception critique contrastée

En Suède, Wake a suscité des réactions partagées. Plusieurs critiques ont salué l’ambition du projet et son atmosphère anxiogène, tout en pointant une narration jugée parfois désordonnée. Le traitement politique de la crise, notamment les tensions au sommet de l’État, a été perçu comme l’un des axes les plus intéressants de la série.

Ce regard critique n’a toutefois pas freiné l’intérêt du public international. En France, le programme bénéficie d’un attrait particulier pour les fictions nordiques et les récits de crise collective, un registre déjà bien identifié sur les plateformes de streaming.

Pourquoi Wake fonctionne sur Prime Video

Si la série trouve son public, c’est en partie parce qu’elle s’inscrit dans une continuité thématique familière :

  • des récits de sociétés fragilisées par un phénomène invisible,
  • une approche politique de la catastrophe,
  • un format court qui privilégie la tension à l’explication.

Avec ses six épisodes, Wake propose une expérience concentrée, sans promesse de résolution totale, laissant le spectateur face aux conséquences humaines d’une crise qui échappe à tout contrôle.

La série est disponible en intégralité sur Prime Video, pour celles et ceux qui souhaitent découvrir une dystopie européenne à hauteur d’hommes et de femmes ordinaires.

Wake est-elle inspirée d’une histoire vraie ?
Non, la série repose sur un scénario de fiction, mais s’appuie sur des mécanismes sociaux et politiques réalistes.

Combien d’épisodes compte la série ?
Wake se compose de six épisodes diffusés simultanément sur Prime Video.

La série est-elle une production suédoise ?
Oui, Wake est une série suédoise tournée à Stockholm et interprétée majoritairement par des acteurs scandinaves.