Diffusé le 3 février sur Canal+, La Venue de l’avenir marque le retour de Cédric Klapisch au long métrage avec une comédie dramatique ample, située entre chronique familiale et récit traversant les époques. Présenté hors compétition au Festival de Cannes 2025, le film réunit une large distribution et s’appuie sur une narration qui fait dialoguer mémoire intime et histoire collective.

Une histoire familiale traversée par le temps

L’intrigue se déroule en 2025, lorsque plusieurs membres éloignés d’une même famille héritent d’une maison abandonnée en Normandie. Cette bâtisse, laissée à l’écart pendant des décennies, devient le point de départ d’une enquête intime. Quatre cousins s’intéressent à Adèle, une femme ayant vécu dans cette maison à la fin du XIXe siècle.

À travers des lettres, des photographies et des expériences sensorielles, les personnages reconstituent le parcours de cette aïeule. Le récit alterne alors entre deux temporalités, reliant les questionnements contemporains à une mémoire plus ancienne, marquée par la création artistique et les bouleversements de la fin du XIXe siècle.

Une mise en scène construite sur deux époques

Avec La Venue de l’avenir, Cédric Klapisch poursuit son travail sur les récits choraux. Le film se distingue par une structure narrative qui entremêle présent et passé, sans quitter le cadre familial. La Normandie occupe une place centrale, tant comme décor que comme territoire chargé de réminiscences.

Le film convoque également des figures historiques liées à l’histoire de l’art, intégrées au récit par le biais des souvenirs et des reconstitutions. Cette dimension permet d’élargir le propos au-delà de la cellule familiale, en interrogeant la transmission culturelle et la manière dont les traces du passé continuent d’agir sur le présent.

Un casting choral au cœur du récit

Le film repose sur une distribution étendue, menée par Suzanne Lindon dans le rôle d’Adèle. Elle est entourée notamment de Vincent Macaigne, Julia Piaton, Zinedine Soualem, Abraham Wapler, Paul Kircher, Vassili Schneider et Sara Giraudeau. Plusieurs figures historiques apparaissent également à l’écran, incarnées par des acteurs identifiés du cinéma français.

Cette diversité de personnages permet au film de multiplier les points de vue et d’explorer les liens familiaux sous différents angles, entre héritage assumé, zones d’ombre et filiations parfois involontaires.

Avec La Venue de l’avenir, Canal+ propose une œuvre qui invite à suivre une famille confrontée à ce que le passé laisse derrière lui, et à ce que chacun choisit d’en faire.

La Venue de l’avenir est-il un film historique ?
Le film mêle fiction contemporaine et reconstitution du passé, sans se limiter à un cadre strictement historique.

Qui a réalisé La Venue de l’avenir ?
Le film est coécrit et réalisé par Cédric Klapisch.

Où et quand voir La Venue de l’avenir ?
Le film est diffusé le 3 février sur Canal+, en première partie de soirée.