Disponible sur Netflix à partir du 5 février, Les Lionnes s’inscrit dans la tradition des séries françaises de braquage portées par des personnages ordinaires confrontés à des choix radicaux. Dès sa bande-annonce, une question s’impose : cette histoire de femmes devenues braqueuses de banque s’inspire-t-elle d’un fait réel ?

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Une fiction construite comme un fait divers crédible

Les Lionnes, également connue sous son titre international Cash Queens, raconte le parcours de cinq femmes qui, acculées par des difficultés financières, décident de braquer une banque en se déguisant en hommes. Le coup réussit, mais l’adrénaline et l’argent les entraînent rapidement dans une spirale incontrôlable, attirant l’attention de la police, de responsables politiques et de réseaux criminels.

 

La série adopte une écriture volontairement réaliste : personnages issus de milieux modestes, motivations économiques concrètes, erreurs d’amatrices et improvisation permanente. Cette approche nourrit l’impression d’un récit tiré de la réalité, même si Netflix présente officiellement Les Lionnes comme une œuvre de fiction.

Le gang des Amazones, une référence évidente mais non revendiquée

Si la série n’adapte pas directement un événement précis, elle fait clairement écho à un fait divers bien réel : celui du gang des Amazones. Entre 1989 et 1990, cinq femmes avaient braqué plusieurs banques dans le sud de la France, notamment dans le Vaucluse, avant leur arrestation en 1991.

Les similitudes sont nombreuses :

  • Un groupe exclusivement féminin composé de cinq membres.
  • Des braquages réalisés sous déguisement masculin afin de brouiller les pistes.
  • Des motivations liées à la précarité économique et à l’entraide entre femmes.
  • Une bascule progressive d’un premier coup improvisé vers une activité criminelle répétée.

Dans la réalité, les Amazones expliquaient leurs actes par la nécessité d’aider l’une des leurs, menacée par un lourd redressement financier. Un élément que l’on retrouve, sous une forme fictionnelle, dans le personnage de Rosa incarné par Rebecca Marder.

Un héritage déjà exploré au cinéma

L’histoire du gang des Amazones n’est pas inédite dans la fiction française. Elle avait déjà inspiré le film Les Braqueuses de Jean-Paul Salomé en 1994, puis plus récemment Le Gang des Amazones. Les Lionnes marque toutefois une première transposition sérielle de cet imaginaire, avec un format de huit épisodes qui permet d’approfondir la psychologie des personnages et les conséquences de leurs actes.

Les créateurs Olivier Rosemberg et Carine Prévot, déjà associés à Family Business, revendiquent une liberté narrative : il ne s’agit pas de reconstituer un dossier judiciaire, mais de s’inspirer d’un terreau social et criminel français pour construire une trajectoire romanesque.

Entre fiction assumée et résonance historique, Les Lionnes invite ainsi le spectateur à redécouvrir un pan méconnu de l’imaginaire criminel français à travers une série pensée pour le binge-watching.

FAQ

Les Lionnes est-elle basée sur une histoire vraie ?
Non, la série est une fiction, mais elle s’inspire librement de faits divers réels, notamment du gang des Amazones actif à la fin des années 1980.

Qui étaient les Amazones évoquées par la série ?
Les Amazones étaient cinq femmes ayant braqué plusieurs banques en France entre 1989 et 1990, souvent déguisées en hommes pour échapper aux enquêteurs.

Netflix présente-t-il Les Lionnes comme une adaptation officielle ?
Non, Netflix ne revendique aucune adaptation directe. La série utilise des éléments réels comme point d’inspiration, tout en développant une intrigue originale.