Vendredi 21 août 2026, Canal+ Cinéma met à l’affiche en première partie de soirée, à 21h00, La Bonne Étoile, la comédie dramatique réalisée par Pascal Elbé en 2025. Portée par Benoît Poelvoorde et Audrey Lamy, cette fable douce-amère sur fond d’Occupation joue habilement du rire et de l’effroi.

Une supercherie dangereuse

Les Vosges, en 1940. Jean Chevalin et sa famille vivent dans la misère depuis qu’il a déserté l’armée. Convaincu que certains s’en sortent mieux que d’autres, Jean a une idée aussi audacieuse que risquée : se faire passer pour juif afin de bénéficier de l’aide des passeurs et rejoindre la zone libre, échappant ainsi à ses supérieurs. Sa femme Paulette et leur jeune fils Marcel sont loin d’être convaincus. Mais Jean s’entête et cherche à se procurer de faux papiers, entraînant les siens dans un engrenage de malentendus et de révélations.

Poelvoorde en tête d’affiche

Benoît Poelvoorde retrouve un registre où il excelle, celui de l’homme ordinaire pris dans des situations qui le dépassent, entre bouffonnerie et gravité. Face à lui, Audrey Lamy campe une épouse lucide et inquiète, tandis que Zabou Breitman complète une distribution soignée. Derrière la caméra, Pascal Elbé signe un film qui assume son mélange des tons, faisant coexister la comédie et le drame historique sur un sujet particulièrement sensible.

  • Réalisation : Pascal Elbé.
  • Sortie en salles : 2025.
  • Distribution : Benoît Poelvoorde, Audrey Lamy, Zabou Breitman.
  • Genre : comédie dramatique sur fond d’Occupation.
La Bonne Etoile — visuel
La Bonne Etoile — image promotionnelle (Canal+ Cinéma)

Rire et effroi mêlés : une fable douce-amère qui ose l’humour au cœur des années sombres.

Un pari de mise en scène délicat

Traiter l’Occupation sur le mode de la comédie relève toujours de l’exercice périlleux. La Bonne Étoile s’inscrit dans une tradition du cinéma français qui, de longue date, cherche à conjuguer légèreté apparente et propos grave. Le film joue sur le décalage entre la naïveté du stratagème de Jean et la brutalité de l’époque, pour interroger la lâcheté, l’instinct de survie et les mensonges auxquels certains se raccrochent pour tenir. Ce ton singulier, ni tout à fait drôle ni tout à fait tragique, constitue à la fois son pari et sa signature.

Une famille au cœur de la tourmente

Si le film prend les traits d’une comédie, il n’oublie jamais ce qui se joue en arrière-plan : la peur, la fuite, la nécessité de se cacher pour survivre. Le personnage de Jean, ni héros ni salaud, incarne une forme d’opportunisme désespéré qui met sa famille en danger. Autour de lui, Paulette et le petit Marcel offrent un contrepoint sensible, celui de proches entraînés malgré eux dans une aventure qu’ils réprouvent. Cette dimension familiale, faite de tensions et de solidarités, donne au récit son épaisseur et empêche la légèreté de virer à la facilité.

Ce qu’il faut savoir

Les amateurs de comédies à la française teintées de gravité y trouveront matière à réflexion autant qu’à sourire. Le film mise sur ses interprètes et sur la finesse de son écriture plutôt que sur les gros effets, dans une première partie de soirée qui privilégie l’émotion et le second degré. Une proposition à découvrir sans a priori, portée par des comédiens au sommet et par un cinéaste qui n’a pas peur de prendre des risques avec un sujet délicat, sans jamais perdre de vue l’humanité de ses personnages.

À retenir

Une comédie dramatique audacieuse de Pascal Elbé, portée par Benoît Poelvoorde et Audrey Lamy. Entre rire et gravité, un regard singulier sur les années d’Occupation.

Quand et où regarder

ChaîneCanal+ Cinéma
Jour et dateVendredi 21 août 2026
Horaire21h00
TypePrime time
GenreComédie dramatique
Année2025
RéalisationPascal Elbé

La bande-annonce