Dimanche 23 août à 23h15, Arte consacre un documentaire à Kevin Costner et le western. En seconde partie de soirée, ce portrait retrace comment un acteur devenu star dans les années 1980 a redonné vie à un genre que Hollywood croyait mort, en passant derrière la caméra pour Danse avec les loups.
Un genre qu’on croyait enterré
Au tournant des années 1990, le western passe pour un genre démodé, coûteux et peu rentable, que les studios évitent soigneusement. Le documentaire d’Arte prend ce constat comme point de départ pour raconter une conviction à contre-courant : celle d’un homme persuadé que ces grands espaces et ces récits fondateurs du cinéma américain pouvaient encore parler au public. Né en 1955 dans un milieu modeste, Kevin Costner grandit avec la passion de ces images. Devenu une vedette hollywoodienne au fil de la décennie précédente, il décide de miser sa notoriété sur un pari risqué.
Ce portrait documentaire suit ainsi le fil d’une carrière construite autour d’une fidélité tenace au western, alors même que le genre semblait promis à l’oubli. Il éclaire les mutations d’un cinéma qui, à travers Costner, s’ouvre à un regard plus nuancé sur l’histoire de l’Ouest américain et sur ceux qui l’ont peuplé.

Danse avec les loups, le pari fou
Le cœur du récit reste évidemment Danse avec les loups, ce film que Costner porte comme réalisateur, producteur et acteur principal. L’œuvre marque une rupture : elle confie les rôles amérindiens à des interprètes issus des nations concernées et donne à entendre la langue lakota, choix rare et audacieux pour une superproduction de l’époque. Le film raconte la rencontre d’un officier avec une communauté sioux, et le lent basculement d’un regard.
Le tournage, dans les grands espaces du Dakota du Sud et du Wyoming, tourne à l’épreuve d’endurance. Prévu pour une soixantaine de jours, il en dure près du double, contraignant Costner à financer lui-même une part importante du budget. Le pari se révèle payant. Triomphe au box-office, notamment en France, le film remporte sept Oscars lors de la cérémonie de 1991, dont ceux du meilleur film et de la meilleure réalisation, au terme de douze nominations.
- Danse avec les loups : sept Oscars en 1991, dont meilleur film et meilleur réalisateur.
- Un tournage étendu bien au-delà du calendrier prévu, financé en partie par Costner.
- Des rôles amérindiens confiés à de véritables interprètes autochtones.
- La langue lakota portée à l’écran d’une grande production hollywoodienne.
Alors que Hollywood tournait le dos au western, Kevin Costner a misé sa carrière sur la certitude qu’il pouvait renaître.
Entre triomphes et revers
Le documentaire ne s’arrête pas au sommet. Il suit aussi les années suivantes, faites d’alternances entre réussites et échecs retentissants. Les ambitieux Waterworld, en 1995, puis Postman, en 1997, deviennent des symboles de démesure et de déconvenues au box-office. Costner encaisse, sans renoncer pour autant à sa passion première. En 2003, il revient au western avec Open Range, salué par la critique et le public, preuve de sa constance dans un genre qu’il n’a jamais vraiment quitté.
Cette fidélité éclaire son actualité récente. Après avoir marqué la télévision dans une grande saga contemporaine de l’Ouest, l’acteur s’est lancé dans un projet cinématographique monumental en plusieurs volets, qu’il a de nouveau financé en partie sur ses propres deniers. Une manière de prolonger, des décennies plus tard, le pari initial : croire au western quand plus personne n’y croyait.
À retenir
Ce documentaire d’Arte propose un portrait clair et documenté d’un acteur-réalisateur qui a lié son destin à celui du western. À travers Danse avec les loups et les films qui ont suivi, il raconte l’histoire d’une passion tenace, de ses triomphes comme de ses échecs. Un rendez-vous idéal pour les amateurs de cinéma et de grands espaces.
La bande-annonce
Quand et où regarder
| Chaîne | Jour | Horaire | Type | Format |
|---|---|---|---|---|
| Arte | Dimanche 23 août 2026 | 23h15 | 2e partie de soirée | Documentaire cinéma |

