Ce jeudi 27 août 2026 à 20h55, Arte poursuit la diffusion de « De grâce », une série noire en six épisodes qui plonge la famille Leprieur dans le monde rugueux des dockers du port du Havre, entre solidarité ouvrière, secrets enfouis et trafic de cocaïne.

Une famille prise dans l’engrenage

Au cœur du récit, la famille Leprieur, ancrée depuis des générations dans l’univers portuaire du Havre. Le patriarche, Pierre, incarné par Olivier Gourmet, veille sur les siens dans un milieu où la loyauté et le travail se transmettent de père en fils, mais où la précarité guette.

L’irruption de la drogue dans l’enceinte du port va faire vaciller cet équilibre fragile. Peu à peu, les certitudes s’effritent, les loyautés se fissurent et chacun se retrouve confronté à des choix moraux impossibles, où la survie des uns met en péril l’intégrité des autres.

Série chorale et âpre, « De grâce » ausculte les liens familiaux à l’épreuve de la tentation et de la peur. La mécanique tragique se met en place lentement, dans une montée en tension qui doit autant au thriller qu’au drame social.

À ce stade du récit, les fils narratifs se resserrent et les personnages sont poussés dans leurs retranchements, chaque décision entraînant des conséquences en cascade sur l’ensemble du clan.

De grâce
De grâce — image promotionnelle (Arte)

Au Havre, la solidarité ouvrière des Leprieur se heurte à la tentation de l’argent facile.

Le Havre comme personnage

La ville portuaire, ses grues, ses quais et ses cités ouvrières, occupe une place centrale dans la série. Le Havre n’est pas un simple décor : c’est un territoire vivant, avec sa culture du travail, sa mémoire ouvrière et ses zones d’ombre, que la mise en scène filme avec réalisme et lyrisme.

Cet ancrage géographique fort donne à « De grâce » une identité visuelle marquée, entre lumière grise de l’estuaire et clair-obscur des entrepôts. Le monde des dockers, rarement montré à la télévision, y est dépeint avec exigence et respect.

La série met ainsi en lumière un univers professionnel méconnu, régi par ses codes, sa solidarité et ses tensions, où l’arrivée de l’argent facile agit comme un poison lent.

Ce soin apporté au contexte social distingue la fiction des thrillers plus formatés et rappelle la tradition du polar réaliste, attentif aux milieux qu’il décrit autant qu’à son intrigue.

Une distribution de haut vol

Créée par Maxime Crupaux et Baptiste Fillon, « De grâce » compte six épisodes et réunit une distribution remarquable autour d’Olivier Gourmet, avec notamment Margot Bancilhon, Panayotis Pascot, Pierre Lottin, Philippe Rebbot et Xavier Beauvois.

Cette alliance de comédiens confirmés et de visages plus jeunes nourrit la dimension chorale de la série, où chaque personnage porte sa part de secret et de fêlure. Olivier Gourmet, en patriarche taiseux, y trouve un rôle taillé à sa mesure.

Diffusée sur Arte, la série s’inscrit dans la tradition des fictions ambitieuses de la chaîne, soucieuses d’allier tension narrative et regard social. Le format en six épisodes permet de déployer l’intrigue avec ampleur, sans jamais relâcher la pression.

Pour celles et ceux qui découvrent la série en cours de route, cette soirée est l’occasion de plonger dans un univers dense et maîtrisé, avant de rattraper l’ensemble des épisodes disponibles.

  • Une série noire en six épisodes créée par Maxime Crupaux et Baptiste Fillon
  • Olivier Gourmet en patriarche d’une famille de dockers du Havre
  • Une intrigue autour du trafic de cocaïne dans l’enceinte portuaire
  • Une distribution où figurent Margot Bancilhon, Panayotis Pascot et Pierre Lottin

À retenir

« De grâce » est diffusée ce jeudi 27 août 2026 à 20h55 sur Arte. Une série noire en six volets, portée par Olivier Gourmet, qui plonge une famille de dockers du Havre dans les secrets et le trafic de drogue.

ChaîneJour et dateHoraireTypeFormat
ArteJeudi 27 août 202620h55Prime timeSérie noire (6 épisodes)