Ce dimanche 30 août 2026, TFX propose « Chroniques criminelles » à partir de 23h00, en deuxième partie de soirée. Le magazine de faits divers revient sur l’une des affaires les plus troublantes de la Côte d’Azur : celle de Patricia Dagorn, surnommée « la veuve noire », soupçonnée d’avoir approché puis empoisonné plusieurs hommes âgés. Un récit sobre, construit à partir de l’enquête et des débats judiciaires, qui interroge les mécanismes de l’emprise et de l’escroquerie sentimentale.
Une affaire qui commence à Annemasse

Le numéro s’ouvre sur un épisode marquant : la rencontre entre Robert, un veuf de 87 ans installé à Annemasse, et Patricia Dagorn, alors âgée d’une cinquantaine d’années. Hébergée par le retraité, la femme se retrouve rapidement au cœur d’une histoire qui bascule lorsque l’homme est découvert désorienté à son domicile. Ce premier épisode, jugé en 2013, vaut à Patricia Dagorn une première condamnation à cinq ans de prison et attire l’attention des enquêteurs sur son parcours.
En remontant le fil de sa vie, les policiers découvrent qu’elle aurait déjà sévi plus au sud, sur la Côte d’Azur. Entre 2011 et 2012, elle aurait fait la connaissance de nombreux hommes âgés, souvent isolés, rencontrés par le biais d’agences de rencontres. À plusieurs d’entre eux, elle aurait demandé de l’argent ou une place dans leur testament.
Le dossier des empoisonnements
L’enquête met au jour un mode opératoire présumé répétitif : gagner la confiance de retraités fortunés, s’installer dans leur intimité, puis administrer des substances, notamment un anxiolytique de la famille des benzodiazépines. Deux hommes sont retrouvés morts dans des circonstances jugées suspectes, tandis que d’autres, affaiblis, survivent. Les investigations révèlent un réseau de relations noué en quelques mois seulement, autour de la région niçoise.
Les enquêteurs estiment qu’elle aurait approché une vingtaine d’hommes âgés en l’espace de deux années.
Le magazine détaille, sans jamais verser dans le sensationnalisme, la manière dont les enquêteurs ont recoupé témoignages, expertises toxicologiques et documents financiers pour tenter d’établir la vérité. Il rappelle aussi la difficulté de ce type de dossier, où les victimes présumées sont âgées, parfois décédées, et où la frontière entre accident, maladie et acte volontaire reste délicate à tracer.
Deux procès, deux verdicts
L’affaire connaît un premier dénouement judiciaire en janvier 2018, lorsque la cour d’assises des Alpes-Maritimes, à Nice, prononce une lourde peine de réclusion. Un an plus tard, le procès en appel, à Aix-en-Provence, aboutit à une décision plus nuancée : Patricia Dagorn est condamnée pour l’empoisonnement de deux hommes qui ont survécu, mais acquittée des accusations d’assassinat concernant les deux victimes décédées. Le magazine restitue ces étapes avec rigueur, en s’appuyant sur les faits établis.
- Un premier volet situé à Annemasse, à l’origine des poursuites
- Des rencontres multiples avec des hommes âgés sur la Côte d’Azur
- Un anxiolytique retrouvé au centre des accusations d’empoisonnement
- Deux procès successifs, en première instance puis en appel
À retenir
« Chroniques criminelles » consacre son numéro à l’affaire Patricia Dagorn, dite « la veuve noire de la Côte d’Azur ». Le magazine retrace l’enquête et les procès sans spéculation, en s’en tenant aux éléments portés devant la justice.
Un magazine devenu une référence du récit criminel
Diffusé pour la première fois en 2013, « Chroniques criminelles » s’est imposé comme l’un des rendez-vous marquants du genre à la télévision française. Son format repose sur de longs reportages mêlant reconstitutions, témoignages et images d’archives, afin d’examiner en profondeur des affaires judiciaires des dernières décennies. La présentation en est aujourd’hui assurée par Karine Ferri, tandis que la voix off, reconnaissable entre toutes, accompagne le récit avec une distance mesurée.
Fidèle à cette ligne, l’épisode consacré à Patricia Dagorn cherche moins à choquer qu’à comprendre : comment un tel enchaînement a-t-il pu se produire, quelles failles il a exploitées, et comment la justice s’est saisie du dossier. Une soirée pour les amateurs de récits criminels documentés, à suivre en deuxième partie de soirée.
| Chaîne | Jour | Horaire | Type | Genre | Public |
|---|---|---|---|---|---|
| TFX | dimanche 30 août 2026 | 23h00 | 2e partie de soirée | Magazine de faits divers | Averti |

