Canal+ Cinéma programme Touch – Nos étreintes passées ce lundi 31 août 2026 à 21h00, en première partie de soirée. Signée Baltasar Kormákur, cette romance mélancolique suit un septuagénaire islandais lancé dans la quête de son premier amour, cinquante ans après l’avoir perdu de vue.

Une quête amoureuse à travers le temps

Lorsqu’il apprend que ses jours sont comptés, Kristofer, un Islandais de 73 ans, décide de partir sur les traces de Miko, la femme qu’il a aimée dans sa jeunesse et dont il a perdu la trace cinq décennies plus tôt. Il s’envole pour Londres, à la recherche du petit restaurant japonais où il travaillait autrefois, alors qu’il rêvait de devenir un grand cuisinier. C’est là qu’il avait rencontré Miko, la fille de son patron, avec laquelle il avait vécu un amour secret.

À mesure que les souvenirs refont surface, le récit alterne entre le présent et le Londres de la fin des années 1960, tissant deux temporalités qui se répondent. Cette quête, bien plus vaste qu’il ne l’imagine, va mener Kristofer jusqu’au bout du monde. Le film avance avec pudeur, porté par une émotion contenue et une élégance formelle qui évitent tout pathos.

Touch - Nos étreintes passées, romance de Baltasar Kormákur
Touch – Nos étreintes passées — image promotionnelle (Canal+ Cinéma)

Baltasar Kormákur, un cinéaste islandais entre deux mondes

Réalisateur reconnu, Baltasar Kormákur adapte ici le roman Snerting d’Ólafur Jóhann Ólafsson, dont il co-signe le scénario avec l’auteur. Habitué des productions internationales, le cinéaste islandais mêle les cultures et les langues, de l’Islande au Japon en passant par l’Angleterre, pour composer une fresque intime à l’échelle d’une vie.

Le rôle de Kristofer âgé est tenu par Egill Ólafsson, tandis que le réalisateur confie celui du jeune Kristofer à Pálmi Kormákur. À leurs côtés, l’actrice Kôki et le comédien Masahiro Motoki apportent au versant japonais du récit une présence délicate. L’ensemble donne au film une dimension universelle sur la mémoire, le manque et la réparation.

Le film puise aussi sa singularité dans son ancrage géographique. En reliant l’Islande, l’Angleterre et le Japon, Baltasar Kormákur fait dialoguer des paysages et des cultures que tout semble opposer, mais que réunit une même émotion. Cette circulation d’un pays à l’autre épouse le mouvement intérieur du personnage, pour qui chaque étape ravive un souvenir enfoui et rapproche un peu plus du terme de sa quête.

Cinquante ans plus tard, un homme reprend la route vers le premier visage qui a compté.

Autour du film

Touch – Nos étreintes passées a été choisi pour représenter l’Islande dans la course à l’Oscar du meilleur film international. Salué par la critique lors de sa sortie, il a notamment reçu un prix du public dans un festival international, confirmant sa capacité à toucher un large public au-delà des frontières. Sa narration en deux époques et ses décors soignés, de la grisaille londonienne aux lumières feutrées du restaurant, participent pleinement de son charme.

  • Genre : drame romantique, récit en deux époques
  • Réalisation : Baltasar Kormákur (2024)
  • Adaptation : le roman Snerting d’Ólafur Jóhann Ólafsson
  • Distribution : Egill Ólafsson, Pálmi Kormákur, Kôki, Masahiro Motoki
  • Sélection : représente l’Islande dans la course à l’Oscar du film international

Loin des romances démonstratives, Touch – Nos étreintes passées privilégie la délicatesse et le temps long. C’est une méditation sur les amours de jeunesse, sur ce que l’on garde et ce que l’on regrette, portée par des paysages contrastés et une mise en scène tout en retenue. Un rendez-vous idéal pour les amateurs de cinéma sensible.

À retenir

En première partie de soirée sur Canal+ Cinéma, ce drame romantique de Baltasar Kormákur séduira les spectateurs en quête d’émotion et de dépaysement. Une histoire d’amour qui traverse le temps et trois pays, portée par une distribution islando-japonaise.

ChaîneCanal+ Cinéma
Jour et dateLundi 31 août 2026
Horaire21h00
TypePremière partie de soirée
GenreDrame romantique
RéalisationBaltasar Kormákur (2024)
DistributionEgill Ólafsson, Pálmi Kormákur, Kôki

La bande-annonce