Et si l’on pouvait changer de vie le temps d’une soirée ? C’est le pari vertigineux de « Sœurs », nouvelle mini-série disponible en intégralité sur france.tv dès le vendredi 25 septembre 2026. Un thriller domestique en quatre épisodes porté par Lola Dewaere, qui endosse le double rôle de deux jumelles que tout oppose.
Une soirée, deux vies échangées, un meurtre
Élodie et Élisabeth sont sœurs jumelles, mais leurs existences n’ont rien de commun. L’une mène une vie citadine, rapide, décidée ; l’autre avance plus doucement, presque en retrait. Lassées de leur quotidien, elles rejouent un soir un jeu de leur enfance et échangent leur identité, le temps de quelques heures. Ce qui devait rester une parenthèse bascule dans le drame : au cours de la soirée, l’une des jumelles est assassinée. Rongée par la culpabilité et par la peur, la survivante choisit de rester « incognito » dans la peau de sa sœur pour comprendre ce qui s’est joué. Commence alors un compte à rebours : découvrir la vérité avant que son entourage ne devine la supercherie.
Au fil de son enquête, l’héroïne réalise qu’elle connaissait moins sa jumelle qu’elle ne le croyait. La série avance sur la ligne de crête du thriller psychologique, jouant des reflets, des vitres et des miroirs pour mieux dédoubler les visages et brouiller les repères. Le récit s’inscrit ouvertement dans la lignée des grands thrillers domestiques des années 1990, ces films où une héroïne fragile affronte un danger tapi dans l’intimité du foyer.

Lola Dewaere, deux rôles pour une comédienne
Le pari de la série repose sur ses épaules : incarner deux sœurs à la fois, avec leurs gestes, leurs rythmes et leurs failles distincts. Fille de Patrick Dewaere, formée au Cours Florent, Lola Dewaere s’est imposée au cinéma avec « Mince alors ! », qui lui vaut une nomination au César du meilleur espoir féminin. Le grand public la connaît surtout pour le rôle de la commandante Raphaëlle Coste dans « Astrid et Raphaëlle », l’un des succès de fiction de ces dernières années. Elle retrouve ici un registre de tension et d’ambiguïté qui lui va comme un gant.
À ses côtés, le comédien belge Nicolas Gob, révélé par « Un village français » puis par la série « L’Art du crime », complète une distribution soignée.
- Lola Dewaere — Élisabeth et Élodie, les jumelles
- Nicolas Gob — Valentin Pinel
- Mathilde Weil, Adèle Galloy, Amaury de Crayencour, Thierry Desroses — l’entourage des deux sœurs
Une héroïne qui avance cachée, un compte à rebours, et un double disparu qui n’en finit pas de hanter les vivants.
Dans les coulisses du tournage
« Sœurs » a été réalisée par Julie Rohart, sur un scénario d’Olivier Pouponneau, et produite par Bonne Pioche Story. Le tournage s’est déroulé à Strasbourg et dans le Grand Est, dont les rues et les lumières nourrissent l’atmosphère feutrée du récit. La mise en scène assume un goût pour la longue focale et les regards croisés, comme si les personnages étaient sans cesse observés à distance. Une partition musicale originale, signée Édouard Rigaudière et Anthony D’Amario, tisse un thème récurrent qui accompagne la présence fantomatique de la sœur disparue. Coproduite avec plusieurs partenaires européens, la série confirme l’appétit de la fiction française pour le thriller intime, à mi-chemin du polar et du drame familial.
Le saviez-vous ?
Faire jouer deux jumelles par une seule comédienne est l’un des défis techniques les plus exigeants de la fiction : chaque scène où les deux sœurs se croisent suppose un tournage en deux temps, un cadrage millimétré et un travail de montage invisible pour que l’illusion tienne. Lola Dewaere a dû construire deux gestuelles distinctes afin que le spectateur reconnaisse instantanément laquelle des deux il regarde.
Quand et où regarder
| Plateforme | Disponibilité | Format | Genre | Tête d’affiche |
|---|---|---|---|---|
| france.tv (intégralité) | Dès le vendredi 25 septembre 2026 | Mini-série, 4 × 52 min | Thriller domestique | Lola Dewaere, Nicolas Gob |
Les quatre épisodes seront proposés d’un bloc, dans une logique de visionnage en continu qui épouse parfaitement la mécanique du compte à rebours. De quoi s’offrir une soirée sous tension, à condition d’accepter de ne plus très bien savoir, comme l’héroïne, qui ment et qui dit vrai.

