Ce lundi 14 septembre 2026, 6ter met à l’honneur en prime time, à 21h10, « Kaamelott », la série culte d’Alexandre Astier qui a dépoussiéré la légende arthurienne à coups de dialogues absurdes et de personnages inoubliables.
La Table ronde comme vous ne l’aviez jamais vue
Bienvenue sur l’île de Bretagne, au Ve siècle. Sur le papier, ce sont les légendes glorieuses des chevaliers de la Table ronde réunis autour du roi Arthur. Dans les faits, la réalité est nettement plus cocasse. Arthur n’est pas toujours ce souverain d’une sagesse infinie que raconte l’histoire, sa femme Guenièvre est une naïve qui l’exaspère, et ses chevaliers brillent surtout par leur incompétence. Perceval et Karadoc préfèrent la taverne aux quêtes héroïques, Yvain et Gauvain rêvent de gloire sans jamais faire leurs preuves, et l’enchanteur Merlin voit ses sortilèges se retourner contre lui.
De ce décalage constant entre le mythe et le quotidien naît un humour irrésistible, fait de dialogues millimétrés, de situations absurdes et de répliques devenues cultes. La série a su transformer une matière légendaire en une comédie de caractères d’une modernité étonnante.

Alexandre Astier, homme-orchestre d’une saga familiale
Derrière « Kaamelott » se cache Alexandre Astier, véritable homme-orchestre qui en est à la fois l’auteur, le réalisateur, l’acteur principal dans le rôle du roi Arthur et le compositeur de la musique. La série est née de sa collaboration avec Alain Kappauf et Jean-Yves Robin. Fait notable, l’aventure est aussi une affaire de famille : son père Lionnel Astier incarne Léodagan, roi de Carmélide, tandis que son frère Simon Astier prête ses traits au chevalier Yvain.
Autour d’eux, une troupe soudée donne vie à des personnages hauts en couleur, de Perceval à Karadoc en passant par Bohort ou Merlin. Cette galerie a largement contribué à faire de la série un objet de culte, abondamment cité et rediffusé.
Aux origines d’un phénomène télévisuel
Tout est parti d’un court métrage, « Dies Iræ », qui plantait déjà le décor médiéval et le ton décalé. Séduite, M6 commande une saison entière et lance la diffusion en janvier 2005. Le format d’origine, avec ses épisodes très courts d’à peine trois à quatre minutes, s’impose comme une signature avant d’évoluer, au fil des saisons, vers des récits plus longs et plus ambitieux. La série se déploie en six « livres », de 2005 à 2009, gagnant en épaisseur dramatique à mesure que l’univers s’étoffe.
L’histoire ne s’est pas arrêtée au petit écran. En 2021, Alexandre Astier a prolongé l’aventure au cinéma avec « Kaamelott : Premier Volet », premier chapitre d’une trilogie annoncée pour conclure le récit. Le film a rencontré un immense succès en salles, s’imposant comme l’un des plus gros triomphes du box-office français de son époque, preuve de l’attachement durable du public à cet univers.
- Créée par Alexandre Astier avec Alain Kappauf et Jean-Yves Robin.
- Diffusée sur M6 à partir de janvier 2005, structurée en six « livres ».
- Un format court à l’origine, qui s’allonge au fil des saisons.
- Une distribution familiale : Lionnel et Simon Astier à l’écran.
- Un prolongement au cinéma avec « Kaamelott : Premier Volet » en 2021.
Cent épisodes commandés dès le départ par M6, puis six livres et un triomphe au cinéma.
À retenir
« Kaamelott » est une comédie de fantasy médiévale née d’un court métrage, portée par Alexandre Astier à tous les postes. Diffusée sur M6 entre 2005 et 2009 en six livres, elle a d’abord séduit par ses formats courts avant de gagner en profondeur, puis de renaître au cinéma en 2021 avec un premier volet triomphal.
Quand et où regarder
| Chaîne | Jour et date | Horaire | Type | Genre | Création |
|---|---|---|---|---|---|
| 6ter | Lundi 14 septembre 2026 | 21h10 | Prime time | Comédie médiévale | Alexandre Astier |
Que l’on soit fidèle de la première heure ou simple curieux, la soirée du lundi sur 6ter est l’occasion idéale de replonger dans les mésaventures du roi Arthur et de ses chevaliers pas si preux que ça.

