Canal+ programme l’un des grands films français de l’année : « Les Rayons et les Ombres », signé Xavier Giannoli, est diffusé ce mardi 27 octobre 2026 à 21h10. Jean Dujardin y incarne Jean Luchaire, journaliste happé par la collaboration dans le Paris de l’Occupation.

La trajectoire d’un homme qui bascule
Le film retrace le parcours réel de Jean Luchaire, journaliste français des années 1930 d’abord animé par un idéal pacifiste et par le rêve d’une amitié franco-allemande. Peu à peu, au fil des compromissions, il glisse vers la collaboration : sous l’Occupation, il devient une figure centrale de la presse parisienne acquise à l’occupant. Le récit, raconté rétrospectivement par sa fille Corinne, observe au plus près ce lent basculement moral.
Loin du portrait manichéen, le film s’attache à comprendre comment un homme se laisse happer par l’époque, les ambitions et les mauvaises fréquentations. Paris sous l’Occupation, ses salons, ses journaux et ses zones grises forment le décor de cette fresque historique ambitieuse.
Jean Dujardin dans un rôle à contre-emploi
Réalisé par Xavier Giannoli, à qui l’on doit « Illusions perdues », et coécrit avec Jacques Fieschi, « Les Rayons et les Ombres » est sorti en salles en France au printemps 2026. Son titre est emprunté à un recueil de poésie de Victor Hugo. Le film se distingue par son ampleur, avec une durée dépassant les trois heures, et par sa reconstitution minutieuse de la période.
Jean Dujardin y livre une composition grave, à rebours de ses rôles comiques les plus célèbres. Il est entouré d’August Diehl et d’André Marcon, tandis que Nastya Golubeva incarne Corinne Luchaire, fille du journaliste et actrice, dont le regard structure le récit. Une distribution au service d’un propos exigeant sur la responsabilité individuelle.
- Une fresque historique réalisée par Xavier Giannoli
- Jean Dujardin dans le rôle du journaliste Jean Luchaire
- Le Paris de l’Occupation comme toile de fond
- Un titre emprunté à un recueil de Victor Hugo
Comment un homme de convictions finit-il par servir le pire ? Le film ausculte un basculement, pas à pas.
Un pan d’histoire remis en lumière
Figure aujourd’hui largement oubliée du grand public, Jean Luchaire fut pourtant l’un des visages de la presse collaborationniste, proche des cercles de l’ambassade allemande. En s’emparant de cette trajectoire, le film éclaire une période trouble où le journalisme put se mettre au service de la propagande. Un sujet sensible, traité avec sobriété et sans complaisance.
Diffusé en première partie de soirée, « Les Rayons et les Ombres » s’adresse aux amateurs de grand cinéma historique et de rôles de composition. Une proposition exigeante, portée par l’un des acteurs français les plus populaires dans un registre inattendu.
Jean Luchaire (1901-1946) fut une figure réelle de la presse sous l’Occupation : fondateur du quotidien collaborationniste « Les Nouveaux Temps » en 1940, il gravita dans l’entourage de l’ambassade allemande à Paris. Sa fille Corinne, actrice en vogue avant-guerre, connut après la Libération une chute brutale. En portant à l’écran cette trajectoire méconnue, le film interroge la part de responsabilité individuelle dans les heures les plus sombres de l’Histoire.
Coécrit avec Jacques Fieschi, « Les Rayons et les Ombres » se distingue par son ampleur : une durée dépassant les trois heures, une reconstitution minutieuse de la capitale occupée et une mise en scène qui prend le temps d’observer les mécanismes du reniement. Xavier Giannoli, après « Illusions perdues », confirme son attrait pour les récits d’ascension et de chute dans des époques charnières.
À retenir
Fresque historique diffusée sur Canal+ le mardi 27 octobre 2026 à 21h10 : Xavier Giannoli filme le basculement du journaliste Jean Luchaire dans la collaboration, avec Jean Dujardin dans un rôle à contre-emploi.
| Quand et où regarder | |
|---|---|
| Chaîne | Canal+ |
| Jour | mardi 27 octobre 2026 |
| Horaire | 21h10 (première partie de soirée) |
| Genre | Drame historique |
| Réalisation | Xavier Giannoli (2026) |
| Casting | Jean Dujardin, August Diehl, André Marcon |

