Ce jeudi 5 novembre 2026 à 21h07 sur France 5, la case Science grand format consacre son documentaire au phare d’Alexandrie, ressuscité en 3D grâce à l’intelligence artificielle et à des fouilles sous-marines inédites.
Une merveille engloutie remise debout, pierre par pierre
Classé parmi les Sept Merveilles du monde antique, le phare d’Alexandrie dominait l’entrée du port égyptien et guidait les navigateurs il y a plus de deux mille ans. Considéré comme le premier gratte-ciel de l’humanité, il s’est effondré au fil des siècles, et ses vestiges gisent aujourd’hui au fond de la Méditerranée. Le site sous-marin ne représente plus qu’une fraction de la construction d’origine, environ un dixième.
Le documentaire suit le travail d’une équipe d’archéologues qui étudie depuis près de trente ans ces blocs immergés. Lors d’une mission récente, vingt-deux des plus gros blocs, pesant chacun entre 70 et 80 tonnes, ont été remontés à la surface. Numérisés par photogrammétrie, ces éléments sont ensuite replacés virtuellement dans l’édifice, à partir d’indices aussi variés que des pièces de monnaie anciennes et des textes d’époque.

Le projet Pharos, l’archéologie à l’heure du jumeau numérique
Au cœur du film, le projet Pharos réunit le Centre d’études alexandrines, le CNRS et Dassault Systèmes, sous la direction de l’archéologue Isabelle Hairy. Objectif : construire un jumeau numérique du monument, c’est-à-dire la reconstitution 3D la plus précise jamais réalisée, grâce à des logiciels de modélisation alimentés par l’intelligence artificielle.
Réalisé par Laurence Thiriat et produit par Gedeon Programmes, ce documentaire de 90 minutes s’inscrit dans la case Science grand format, présentée par Mathieu Vidard. Il donne à voir comment la technologie permet aujourd’hui de faire dialoguer fouilles sous-marines, sources historiques et modélisation numérique pour redonner forme à un monument disparu.
Le défi est de taille, car les archéologues ne travaillent que sur une part réduite de l’édifice initial : l’essentiel du phare a disparu, et seule une fraction de ses blocs repose encore sur les fonds marins. Pour combler les manques, l’équipe croise les relevés sous-marins avec des représentations anciennes, des pièces de monnaie frappées à l’effigie du monument et des descriptions laissées par les voyageurs de l’Antiquité. Chaque bloc numérisé devient alors une pièce que les chercheurs tentent de replacer au bon endroit, dans une démarche qui tient autant de l’enquête que de la science.
Soutenu par la Fondation Dassault Systèmes, le projet ne vise pas seulement à satisfaire la curiosité des passionnés d’histoire. Le jumeau numérique ouvre la voie à une forme de visite immersive, permettant de « parcourir » virtuellement un monument que plus personne n’a pu contempler depuis des siècles, et de transmettre ce patrimoine aux générations futures.
Ce qu’il faut savoir sur cette reconstitution
Entre plongées, modélisation et enquête historique, le documentaire mêle plusieurs disciplines. Quelques repères pour en saisir la portée.
- Le phare d’Alexandrie, l’une des Sept Merveilles du monde antique, surnommé le premier gratte-ciel de l’humanité.
- Vingt-deux blocs géants, de 70 à 80 tonnes, remontés lors d’une mission récente.
- Un jumeau numérique bâti par le CEAlex, le CNRS et Dassault Systèmes.
- Une reconstitution 3D alimentée par l’intelligence artificielle et la photogrammétrie.
Vingt-deux blocs de 70 à 80 tonnes remontés des profondeurs pour recomposer un géant disparu.
Au-delà de la prouesse technique, c’est une plongée immersive dans l’histoire que propose le film. Reconstituer un édifice dont seule une petite partie subsiste relève d’un véritable travail d’enquête, où chaque bloc retrouve sa place comme une pièce de puzzle. Le résultat permet d’imaginer à quoi ressemblait réellement ce colosse de pierre qui veillait sur Alexandrie, et d’entrevoir, grâce au numérique, une visite inédite d’un monument que plus personne n’avait pu contempler depuis des siècles.
À retenir
Ce jeudi 5 novembre à 21h07 sur France 5, Science grand format reconstitue le phare d’Alexandrie en 3D. Un documentaire de Laurence Thiriat autour du projet Pharos (CEAlex, CNRS, Dassault Systèmes), où l’IA et les fouilles sous-marines redonnent vie à une merveille antique.
| Chaîne | Jour et date | Horaire | Type | Genre | Réalisation |
|---|---|---|---|---|---|
| France 5 | Jeudi 5 novembre 2026 | 21h07 | Prime time | Documentaire (Science grand format) | Laurence Thiriat |

