En deuxième partie de soirée ce lundi 7 septembre à 23h20, Arte propose « Darling chérie », un classique du cinéma britannique réalisé par John Schlesinger. Un portrait acide du Swinging London, porté par une Julie Christie récompensée par l’Oscar.
Le portrait d’une ambitieuse
Devenue une célébrité internationale, Diana Scott raconte son histoire à un magazine féminin. Elle revient sur son premier mariage raté, puis sur ses débuts comme mannequin, avant son ascension vers la gloire. Un journaliste amoureux d’elle lui permet d’obtenir ses premiers grands succès, mais Diana l’abandonne pour Miles Brand, un homme d’affaires plein d’assurance.
À travers cette trajectoire, le film dresse le portrait corrosif d’une femme qui change de vie et d’amants au gré de ses ambitions, passant de mannequin à actrice puis à comtesse. Un miroir tendu à une époque et à ses illusions.
- Réalisation : John Schlesinger (1965)
- Avec Julie Christie, Dirk Bogarde et Laurence Harvey
- Un portrait acide du Swinging London

Mannequin, actrice, comtesse : Diana Scott change de vie comme d’amant, et le glamour ne comble jamais le vide.
Julie Christie, révélation oscarisée
C’est ce rôle qui a offert à Julie Christie son unique Oscar, couronnant une composition tout en nuances et en ambiguïté. L’actrice y incarne l’énergie et la superficialité d’une génération qui découvre la liberté, tout en en révélant les vertiges et les impasses.
Face à elle, Dirk Bogarde et Laurence Harvey campent les hommes qui gravitent autour de Diana. Le scénario, signé Frederic Raphael, a lui aussi été récompensé par un Oscar, saluant la finesse d’un texte à la fois brillant et impitoyable.
Un manifeste du Swinging London
Tourné à Londres, Paris et Rome, « Darling chérie » capte l’air d’une époque : celle du Swinging London, de la mode, des magazines et d’une modernité clinquante. Le film en offre une lecture désenchantée, où le glamour cache le vide et où la réussite ne comble pas le mal-être.
Cette lucidité, rare pour l’époque, a fait du film un jalon important du cinéma britannique des années 1960. Il a contribué à imposer un regard plus critique et plus adulte sur la société de consommation naissante.
Un classique à (re)découvrir
Salué à sa sortie et récompensé par plusieurs prix, « Darling chérie » demeure une œuvre marquante, souvent citée parmi les grands films de son époque. Son portrait de femme libre et insatisfaite conserve une modernité surprenante.
Élégant et mordant, le film séduit par sa mise en scène, son noir et blanc soigné et l’aura de son actrice principale. Autant de raisons de s’y (re)plonger le temps d’une soirée.
À voir sur Arte
En programmant ce classique en deuxième partie de soirée, Arte poursuit son travail de mise en valeur du grand cinéma de patrimoine. « Darling chérie » y trouve sa place naturelle, entre plaisir cinéphile et regard sur une époque.
Pour les amateurs de cinéma britannique et de portraits de femmes complexes, ce rendez-vous est une invitation à redécouvrir l’un des rôles qui ont fait de Julie Christie une icône.
À retenir
« Darling chérie » de John Schlesinger est diffusé ce lundi 7 septembre à 23h20 sur Arte. Ce classique de 1965, qui a valu son Oscar à Julie Christie, dresse le portrait acide d’une ambitieuse du Swinging London.
Une œuvre qui a marqué son époque
Au-delà de ses récompenses, « Darling chérie » a compté dans l’histoire du cinéma britannique en imposant un ton nouveau : celui d’un regard désenchanté sur la réussite et la modernité. Le film a ouvert la voie à une génération de cinéastes désireux de dépeindre la société avec plus de mordant.
Son héroïne, à la fois séduisante et détestable, incarne les contradictions d’une époque grisée par la liberté et la consommation. C’est cette ambivalence, refusant tout jugement facile, qui donne au film sa force et explique qu’il continue de fasciner les cinéphiles.
Quand et où regarder
| Chaîne | Jour | Horaire | Type | Format / distribution |
|---|---|---|---|---|
| Arte | Lundi 7 septembre | 23h20 | 2e partie de soirée | Film — drame, 1965 |

