Ce mercredi 28 octobre à 23h05, Arte prolonge la soirée avec Ring, pierre angulaire de l’épouvante japonaise. Une cassette vidéo frappée d’une malédiction y condamne quiconque la regarde à mourir exactement une semaine plus tard, au terme d’un compte à rebours implacable.
Une malédiction en sept jours
Au Japon, d’étranges décès frappent de jeunes gens. Le schéma est toujours le même : la victime meurt exactement sept jours après avoir visionné une mystérieuse cassette vidéo et reçu, aussitôt après, un appel téléphonique. D’abord traitée comme une légende urbaine d’adolescents, la rumeur attire l’attention de Reiko, une journaliste, lorsque sa propre nièce fait partie des victimes.
Son enquête la conduit jusqu’à la fameuse vidéo, qu’elle finit par regarder. Le compte à rebours s’enclenche alors pour elle aussi, et la course contre la montre commence : comprendre l’origine de la malédiction avant que le délai fatal n’arrive à son terme. Le film distille son angoisse par petites touches, en jouant sur le hors-champ, le silence et une imagerie fantomatique plutôt que sur l’effusion de sang. Cette économie de moyens, au service d’une tension permanente, est précisément ce qui a glacé le public.
Hideo Nakata, maître du J-horror
Réalisé en 1998 par Hideo Nakata, Ring est adapté d’un roman à succès de Koji Suzuki. Le film a connu un triomphe au Japon et dans toute l’Asie avant de s’exporter dans le monde entier, imposant une nouvelle grammaire de la peur : fantômes vengeurs, longue chevelure noire masquant le visage, et contamination du quotidien et de la technologie par le surnaturel. Loin des slashers occidentaux, l’horreur y naît de l’atmosphère et d’une terreur sourde, insidieuse.
Au casting, Nanako Matsushima porte le film dans le rôle de la journaliste, aux côtés d’Hiroyuki Sanada, acteur à la carrière devenue internationale. La figure de la revenante, remontant lentement d’un puits, est entrée dans l’imaginaire collectif et demeure l’une des apparitions les plus terrifiantes de l’histoire du cinéma de genre.
- Réalisation : Hideo Nakata (1998), d’après le roman de Koji Suzuki.
- Avec Nanako Matsushima et Hiroyuki Sanada.
- Genre : épouvante, pilier du cinéma d’horreur japonais.
- Diffusion : mercredi 28 octobre à 23h05 sur Arte.
Une empreinte durable sur le cinéma de genre
Ring a durablement influencé l’horreur contemporaine, bien au-delà des frontières du Japon. Son antagoniste spectral est devenu une icône de la pop culture, et son dispositif — une image qui tue, un délai fatal — a été décliné, cité et parodié d’innombrables fois. Le film a aussi ouvert la voie, en Occident, à toute une vague de remakes de films d’épouvante asiatiques au début des années 2000, dont une relecture américaine particulièrement populaire.
Vingt-cinq ans après sa sortie, il demeure une référence incontournable pour quiconque s’intéresse au cinéma de la peur, par sa capacité à terrifier sans jamais en montrer trop. Son art du suggéré, du détail qui dérange et du silence angoissant continue d’inspirer les cinéastes. Un classique à (re)découvrir à la nuit tombée, de préférence seul et toutes lumières éteintes.
Une image regardée, un téléphone qui sonne, et sept jours à vivre : la peur à l’état pur.
À retenir
Ring est diffusé ce mercredi 28 octobre à 23h05 sur Arte.
Hideo Nakata y signe un classique fondateur de l’épouvante japonaise.
Le film a inspiré une saga et un célèbre remake américain.
| Chaîne | Jour et date | Horaire | Type | Réalisation | Année |
|---|---|---|---|---|---|
| Arte | Mercredi 28 octobre 2026 | 23h05 | 2e partie de soirée (film) | Hideo Nakata | 1998 |

