Ce dimanche 1er novembre 2026 à 21h00, Arte propose « Rebecca », chef-d’œuvre d’Alfred Hitchcock sorti en 1940. Premier film américain du maître du suspense, il reste le seul de ses longs métrages à avoir remporté l’Oscar du meilleur film.
Une ombre qui hante Manderley
Une jeune femme timide épouse Maxim de Winter, aristocrate veuf et tourmenté, et s’installe dans son immense domaine de Manderley. Mais la présence de Rebecca, la première épouse défunte, continue de planer sur la demeure, entretenue par l’inquiétante gouvernante Mrs Danvers.
Peu à peu, la nouvelle Mrs de Winter se sent écrasée par le souvenir omniprésent de celle qu’elle n’a jamais connue. Le suspense s’installe, porté par une atmosphère gothique et une tension psychologique de chaque instant.
Le récit, raconté du point de vue de la seconde Mrs de Winter, joue en permanence sur le non-dit et le poids du passé. L’immense manoir de Manderley devient un personnage à part entière, labyrinthe mental où plane le souvenir d’une absente omniprésente.
Hitchcock joue magistralement sur l’absence : Rebecca, jamais montrée, hante pourtant chaque pièce, chaque dialogue, chaque regard. Cette présence fantomatique, entretenue par l’inquiétante Mrs Danvers, installe un climat d’angoisse qui ne faiblit jamais et irrigue tout le récit.

Hitchcock à Hollywood
Adapté du roman de Daphné du Maurier, « Rebecca » marque les débuts hollywoodiens d’Alfred Hitchcock, produit par David O. Selznick. Joan Fontaine et Laurence Olivier portent cette histoire d’amour, de jalousie et de secrets.
Le film impose d’emblée la patte du cinéaste : maîtrise de l’espace, jeu sur le hors-champ et art de distiller l’angoisse. Une figure absente, Rebecca, structure tout le récit sans jamais apparaître.
Judith Anderson, dans le rôle de l’inquiétante gouvernante Mrs Danvers, offre l’une des figures les plus glaçantes du cinéma hitchcockien. La photographie en noir et blanc et la partition musicale participent à l’atmosphère de menace feutrée qui imprègne le film.
- Réalisation : Alfred Hitchcock
- D’après le roman de Daphné du Maurier
- Avec Laurence Olivier et Joan Fontaine
- Oscar du meilleur film 1941, sorti en 1940
Rebecca n’apparaît jamais à l’écran, et pourtant elle domine chaque plan : la plus belle des présences fantômes.
Ce qu’il faut savoir
« Rebecca » est le seul film d’Hitchcock à avoir décroché l’Oscar du meilleur film, une distinction revenue au producteur Selznick. Le cinéaste, lui, ne remportera jamais l’Oscar de la réalisation.
Classique absolu du thriller psychologique, le film a inspiré d’innombrables cinéastes et demeure une référence sur l’art de faire exister un personnage par son absence.
Au-delà de sa consécration aux Oscars, « Rebecca » a durablement influencé le cinéma de genre, du thriller gothique au mélodrame à suspense. Il demeure une leçon de mise en scène sur l’art de faire exister une menace invisible.
Le film inaugure la période américaine du cinéaste, qui enchaînera dès lors les chefs-d’œuvre. « Rebecca » reste une référence pour quiconque s’intéresse à l’art du suspense, et son influence se mesure dans d’innombrables thrillers psychologiques et récits gothiques qui lui ont emboîté le pas.
À retenir
« Rebecca » d’Alfred Hitchcock, ce dimanche 1er novembre à 21h00 sur Arte. Le premier film américain du maître, oscarisé, à (re)découvrir en soirée.
| Chaîne | Arte |
| Jour | dimanche 1er novembre 2026 |
| Horaire | 21h00 |
| Type | Prime time |
| Genre | Thriller psychologique |
| Casting / Réalisation | Laurence Olivier, Joan Fontaine — Alfred Hitchcock |
| Année / format | 1940 · long métrage |
| Rediffusion / replay | arte.tv |

