Arte prolonge sa soirée cinéma avec un bijou : jeudi 12 novembre 2026 à 23h35, « La Chimère » d’Alice Rohrwacher embarque Josh O’Connor dans l’Italie des pilleurs de tombes étrusques. Un conte envoutant, entre mélancolie et magie.
Un archéologue hanté et un trésor enfoui
Arthur est un archéologue anglais à la dérive, revenu dans une petite ville côtière de l’Italie des années 1980. Hanté par le souvenir d’un amour perdu, il possède un don mystérieux : celui de sentir, sous ses pieds, la présence des tombes étrusques enfouies et des trésors qu’elles recèlent. Autour de lui gravite une bande de « tombaroli », ces pilleurs de sépultures qui revendent au marché noir les vestiges d’un monde oublié. Entre deuil, trafic et quête spirituelle, Arthur cherche moins l’or qu’une porte vers l’au-delà.

Avec « La Chimère », Alice Rohrwacher poursuit son cinéma singulier, à la lisière du réalisme et du conte. La cinéaste italienne filme une Italie populaire et rêveuse, baignée d’une lumière granuleuse, où le passé antique ne cesse d’affleurer sous le présent. Le résultat est un film libre, drôle et mélancolique, qui a marqué sa sélection au Festival de Cannes.
Josh O’Connor en passeur mélancolique
Révélé par la série « The Crown », Josh O’Connor trouve ici un rôle à sa mesure : celui d’un homme à la fois terrien et spectral, dont le charme fêlé irrigue tout le film. À ses côtés, Carol Duarte et l’immense Isabella Rossellini composent une galerie de personnages hauts en couleur, entre fantaisie et gravité.
- Réalisation et scénario : Alice Rohrwacher, cinéaste italienne saluée internationalement.
- Têtes d’affiche : Josh O’Connor, Carol Duarte, Isabella Rossellini.
- Un récit situé dans l’Italie des années 1980, autour des pilleurs de tombes étrusques.
- Un film présenté en compétition au Festival de Cannes.
Chercher un trésor pour mieux retrouver un fantôme : « La Chimère » creuse la terre et la mémoire.
Autour du film
Alice Rohrwacher s’est imposée comme l’une des voix les plus personnelles du cinéma européen, attachée à filmer les campagnes italiennes, les croyances populaires et le passage du temps. « La Chimère » clôt une forme de trilogie amorcée avec ses précédents longs métrages, autour de la ruralité et du merveilleux. Son mélange de burlesque, de poésie et de critique sociale en fait une œuvre inclassable.
Programmé en deuxième partie de soirée, le film s’adresse aux amateurs de cinéma d’auteur prêts à se laisser porter par son rythme libre et son atmosphère ensorcelante. Une récompense pour les noctambules curieux.
« La Chimère » vient refermer une forme de trilogie entamée par Alice Rohrwacher autour de la ruralité italienne, du sacré et du rapport au temps. La cinéaste y mêle, comme à son habitude, acteurs professionnels et visages amateurs, tournage en pellicule et fantaisie assumée, pour créer une atmosphère hors du temps. Le motif des tombaroli, ces pilleurs qui revendaient au marché noir les trésors arrachés aux nécropoles étrusques, renvoie à une réalité historique bien documentée du patrimoine italien. Mais la réalisatrice s’en sert surtout comme d’une métaphore : celle d’un homme qui fouille la terre à la recherche de ce qu’il a perdu, et peut-être d’un passage vers l’invisible.
À retenir
« La Chimère », d’Alice Rohrwacher, est diffusé sur Arte le jeudi 12 novembre 2026 à 23h35. Un conte envoûtant avec Josh O’Connor, dans l’Italie des pilleurs de tombes étrusques, entre deuil et magie.
| Chaîne | Jour | Horaire | Type | Genre | Réalisation |
|---|---|---|---|---|---|
| Arte | Jeudi 12 novembre 2026 | 23h35 | Deuxième partie de soirée | Drame / conte | Alice Rohrwacher |

