Canal+ propose ce samedi 5 septembre à 23h07 l’un des films les plus clivants de l’année : Eddington. Signé Ari Aster, ce western contemporain plante le décor d’une petite ville du Nouveau-Mexique où une élection municipale sous tension fait remonter à la surface toutes les fractures de l’époque.

Une ville au bord de l’implosion

L’action se déroule en 2020, en pleine crise sanitaire et sur fond de fortes tensions sociales. Dans la bourgade fictive d’Eddington, un shérif et le maire en exercice s’affrontent pour la mairie, dans une campagne qui vire à l’affrontement personnel. Peu à peu, les rivalités locales, attisées par le climat général, transforment la ville en véritable poudrière.

Fidèle à son goût pour les atmosphères anxiogènes, Ari Aster construit un récit où la satire côtoie le malaise. Le film ausculte une société traversée par la défiance et la colère, à travers le prisme d’une communauté qui se déchire.

  • Un western contemporain ancré en 2020
  • Une élection municipale qui dégénère
  • Une satire de la défiance et des divisions
  • La patte anxiogène d’Ari Aster
Eddington sur Canal+ : Ari Aster transforme une petite ville du Nouveau-Mexique en poudrière
Eddington — image promotionnelle (Canal+ Box Office)

Joaquin Phoenix face à Pedro Pascal

Le film repose sur un duel d’acteurs : Joaquin Phoenix campe le shérif, tandis que Pedro Pascal incarne le maire, son adversaire. Autour d’eux, une distribution relevée, comprenant notamment Emma Stone et Austin Butler, densifie ce tableau d’une Amérique à cran. L’affrontement entre les deux hommes cristallise les tensions d’une ville, et d’un pays, au bord de la rupture.

Une élection locale comme miroir grossissant des fractures de toute une époque.

Un film présenté à Cannes

Dévoilé en compétition au Festival de Cannes, Eddington a immédiatement suscité le débat, entre admirateurs de son audace et spectateurs déroutés par son ton. Porté par un studio indépendant réputé, le long métrage confirme la singularité d’un cinéaste qui, d’un film à l’autre, cultive l’inconfort et la provocation.

Ni pur thriller, ni simple comédie noire, le film assume son inclassabilité. Il interroge la manière dont une société en crise peut basculer, en poussant à l’extrême les logiques de peur et de division.

À retenir

Eddington, ce samedi 5 septembre à 23h07 sur Canal+ : le western contemporain d’Ari Aster, avec Joaquin Phoenix et Pedro Pascal, présenté à Cannes. Une satire clivante d’une Amérique au bord de la rupture, à découvrir en deuxième partie de soirée.

Le cinéma d’Ari Aster, entre malaise et vertige

Révélé par des films d’horreur devenus cultes, Ari Aster s’est imposé comme l’un des cinéastes les plus singuliers de sa génération, adepte des récits qui mettent le spectateur mal à l’aise. Avec Eddington, il quitte le terrain de l’épouvante pure pour celui de la fable politique, sans rien perdre de sa capacité à instiller le trouble.

Le film divise, et c’est sans doute là son ambition : provoquer la discussion, bousculer les certitudes et refléter, sans ménagement, les angoisses contemporaines. Une œuvre ample et dérangeante, qui ne cherche pas à plaire à tout prix.

En l’inscrivant à sa grille, Canal+ offre à ses abonnés un rendez-vous avec un cinéma d’auteur ambitieux, à contre-courant des divertissements formatés. De quoi nourrir les conversations bien après le générique de fin.

Avec sa durée conséquente et son ambition démesurée, Eddington ne se laisse pas apprivoiser facilement. Le film assume sa radicalité et son refus du confort, quitte à diviser profondément. C’est précisément cette audace qui en fait un objet de discussion, et l’un des longs métrages les plus commentés parmi les propositions de cinéma d’auteur de la saison.

Quand et où regarder

ChaîneJour et dateHoraireCréneauDétail
Canal+Samedi 5 septembre 202623h072e partie de soiréeCinéma / western contemporain
Canal+DistributionCastingJoaquin Phoenix, Pedro Pascal, Emma Stone
Canal+RéalisationAuteurAri Aster

La bande-annonce