La mule, réalisé et interprété par Clint Eastwood, est programmé ce lundi 9 novembre 2026 à 23h09 sur Canal+ Grand Écran, en deuxième partie de soirée. À plus de 80 ans, le cinéaste y incarne un vétéran qui, pour sauver son entreprise, devient malgré lui passeur de drogue pour un cartel.
Un homme aux abois
Earl, octogénaire et ancien combattant, se débat pour sauver son entreprise d’horticulture au bord de la faillite. Sa vie de famille est tout aussi en ruine : années d’absence, rendez-vous manqués, rancœurs accumulées. Acculé financièrement, il accepte un travail qui semble d’une simplicité désarmante : transporter un sac dans le coffre de sa voiture, d’un point à un autre. Il découvre vite qu’il est devenu passeur pour un cartel de la drogue.
Sa discrétion de vieil homme sans histoire et sa conduite irréprochable en font le passeur idéal, insoupçonnable aux yeux de la police. Les livraisons se multiplient, les sommes grossissent, et Earl se prend au jeu, jusqu’à ce que les forces de l’ordre commencent à s’intéresser à ce mystérieux convoyeur.

Clint Eastwood, devant et derrière la caméra
À un âge où la plupart des artistes ont depuis longtemps raccroché, Clint Eastwood signe ici une œuvre à la fois intime et universelle. Il se met en scène dans un rôle qui résonne avec sa propre longévité, celui d’un homme qui refuse de renoncer et cherche, sur le tard, à réparer ce qu’il a brisé. Sa présence, tout en économie de moyens, confère au film une émotion sourde et persistante.
Autour de lui, une distribution solide donne corps à ce récit, notamment dans le rôle de l’agent fédéral lancé à ses trousses. Le film tisse un jeu du chat et de la souris entre le vieux passeur et la police, tout en prenant le temps d’explorer les regrets d’une vie passée à privilégier le travail au détriment des siens.
Un vieil homme insoupçonnable devient le passeur idéal d’un cartel : le point de départ d’un drame crépusculaire.
Un drame inspiré de faits réels
« La mule » s’inspire de l’histoire véridique d’un horticulteur âgé devenu, sur le tard, l’un des passeurs les plus prolifiques d’un cartel, avant d’être arrêté. Ce point de départ, aussi improbable que vrai, permet à Clint Eastwood d’explorer ses thèmes de prédilection : la rédemption, la famille, le poids du passé et la dignité face au temps qui passe.
Le film adopte un rythme posé, à l’image de son héros, et privilégie l’émotion à l’action. Loin du film de gangsters survolté, il dresse le portrait mélancolique d’un homme ordinaire rattrapé par ses choix, dans une Amérique qu’Eastwood connaît et filme avec une tendresse teintée d’amertume.
Pour les admirateurs du cinéaste comme pour les amateurs de drames humanistes, « La mule » offre un rendez-vous précieux, où la sagesse d’un grand cinéaste irrigue chaque plan.
- Un film réalisé et porté par Clint Eastwood, sorti en 2018.
- Un vétéran octogénaire devenu passeur pour un cartel.
- Un drame crépusculaire sur la famille et la rédemption.
- Une histoire inspirée de faits réels.
À retenir
Clint Eastwood réalise et interprète « La mule », l’histoire vraie d’un octogénaire devenu passeur de drogue. Rendez-vous ce lundi à 23h09 sur Canal+ Grand Écran.
« La mule » s’inscrit dans la lignée des grands films crépusculaires de Clint Eastwood, où le cinéaste interroge la vieillesse, la transmission et le prix des choix d’une vie. Fidèle à sa manière, il filme sans esbroufe, laissant les silences et les regards dire l’essentiel. Le résultat est une œuvre d’une sobriété désarmante, portée par la présence magnétique d’un acteur et réalisateur qui, décennie après décennie, n’a jamais cessé de se réinventer.
Quand et où regarder
| Chaîne | Jour et date | Horaire | Type | Genre | Réalisation |
|---|---|---|---|---|---|
| Canal+ Grand Écran | Lundi 9 novembre 2026 | 23h09 | 2e partie de soirée | Drame (2018) | Clint Eastwood |

