Attention, cet article contient des révélations sur la fin de la saison 1 de Déluge Mortel.

Diffusée sur france.tv en février, la série britannique Déluge mortel (titre original After the Flood) s’achève sur un dernier épisode qui redistribue l’ensemble des cartes. Derrière l’enquête policière née d’une inondation meurtrière, la fiction explore les mécanismes de la corruption locale et les compromis individuels face au pouvoir. Retour détaillé sur une conclusion qui éclaire les zones d’ombre accumulées tout au long de la saison.

Lire aussi : Déluge mortel sur france.tv : un crime refait surface au cœur des inondations du Yorkshire

Une corruption systémique mise à nu

La révélation centrale de la fin repose sur l’ampleur réelle de la corruption au sein de la police de Waterside. Phil Mackie, figure d’autorité respectée, apparaît comme l’architecte d’un système fondé sur les arrangements financiers et les pressions personnelles. Il est directement impliqué dans le meurtre de Daniel Eden, survenu bien avant la crue, puis dans l’élimination de Chris Robinson, devenu trop encombrant.

 

La série montre comment ces crimes ont été dissimulés grâce au chaos provoqué par l’inondation, transformée en opportunité pour masquer des actes prémédités. Cette mécanique révèle un enchevêtrement d’intérêts mêlant forces de l’ordre, élus locaux et promoteurs immobiliers.

Le dilemme moral de Jo Marshall

Personnage central du récit, Jo Marshall se retrouve piégée entre loyauté personnelle et devoir professionnel. La découverte de l’implication de son mari Pat, corrompu de longue date, et celle de Mackie, mentor et figure quasi paternelle, la place face à une décision irréversible.

La fin insiste sur la dimension intime de ce choix :

  • révéler la vérité implique de détruire sa famille et sa carrière naissante ;
  • se taire revient à perpétuer un système qui a conduit à plusieurs morts ;
  • agir signifie rompre avec un héritage familial déjà entaché de compromis.

La scène finale, où Jo se rend au commissariat avec son nouveau-né, acte sa volonté de rompre le silence, sans garantir pour autant une issue judiciaire favorable.

Une fin ouverte sur l’avenir de la série

Le dernier épisode ne propose pas de résolution judiciaire nette. Mackie n’est pas arrêté à l’écran, et l’issue de la plainte déposée par Jo reste inconnue. Ce choix narratif souligne l’un des thèmes majeurs de Déluge mortel : la difficulté de faire émerger la vérité dans un système verrouillé par les rapports de pouvoir.

La mort de Lee Ellison, exécutant manipulé jusqu’au bout, referme l’intrigue criminelle tout en laissant subsister une interrogation plus large sur la responsabilité collective. La série s’achève ainsi sur une note volontairement inconfortable, qui privilégie la cohérence sociale au soulagement narratif.

Une conclusion qui invite à revoir l’ensemble du parcours des personnages et à mesurer, à froid, le prix de chaque compromission avant de (re)découvrir Déluge mortel sur france.tv.

Déluge mortel est disponible en intégralité sur france.tv.

Déluge mortel est-elle inspirée d’une histoire vraie ?
La série s’inspire de faits réels liés à des catastrophes naturelles et à leurs conséquences sociales, sans reconstituer un événement précis.

Qui est responsable de la mort de Daniel Eden ?
Daniel Eden est tué par Phil Mackie, avec la complicité indirecte d’autres acteurs impliqués dans un réseau de corruption.

La fin annonce-t-elle une saison 2 ?
La conclusion reste ouverte, mais aucune annonce officielle de suite n’a été confirmée à ce stade.