Ce dimanche 23 août à 22h40, France 2 propose Première affaire, drame porté par Noée Abita. Cette avocate débutante y découvre l’envers d’un métier qu’elle croyait maîtriser, entre premières gardes à vue, doutes intimes et vertige de la responsabilité.
Une débutante jetée dans le grand bain
Nora vient à peine de prêter serment. À vingt-six ans, fraîchement diplômée, elle a le sentiment de n’avoir encore rien vécu lorsqu’un premier dossier pénal lui tombe entre les mains. Du poste de police à la garde à vue, du cabinet aux couloirs du tribunal, la jeune femme avance à tâtons dans un univers dont elle ignore les codes et les silences.
Au fil de l’instruction, Nora mesure la brutalité du monde qui l’entoure, dans sa vie professionnelle comme dans sa sphère la plus intime. Emportée par la frénésie de son quotidien nouveau, elle enchaîne les maladresses, se heurte à ses propres limites et finit par interroger le sens même de ses choix. Le récit épouse ce vertige avec une tension sourde, sans jamais forcer le trait.
Noée Abita en tête d’affiche
Le film repose sur les épaules de Noée Abita, comédienne née en 1999 révélée très jeune. Elle avait crevé l’écran dès son premier long métrage, présenté à la Semaine de la critique du Festival de Cannes, avant de marquer les esprits dans un rôle de skieuse sous emprise qui lui valut un prix de la révélation féminine et une nomination au César du meilleur espoir. Elle prête ici à Nora une fragilité déterminée, tout en retenue.
Autour d’elle, le casting réunit notamment François Morel, Alexis Neises, Louise Chevillotte et le comédien norvégien Anders Danielsen Lie. Derrière la caméra, Victoria Musiedlak signe là son tout premier long métrage, qu’elle a également écrit, avec le souci constant de coller au réel du métier d’avocat.
Ce qu’il faut savoir
Loin du film de procès spectaculaire, Première affaire choisit l’immersion et l’intimité. La mise en scène colle au plus près de son héroïne, épouse ses hésitations et transforme chaque interrogatoire en épreuve de vérité. Ce parti pris naturaliste, salué à sa sortie, offre un portrait sensible d’une génération confrontée trop tôt à la dureté du réel.
- Premier long métrage de la réalisatrice Victoria Musiedlak.
- Noée Abita en avocate débutante de vingt-six ans.
- Durée d’environ une heure trente-huit.
- Un drame judiciaire à hauteur d’humain, sans effets de manche.
De sa première garde à vue au suivi de l’instruction, Nora découvre la cruauté du monde qui l’entoure.
Autour du programme
En misant sur une interprète en pleine ascension et sur un regard neuf posé sur le monde judiciaire, ce drame s’inscrit dans une veine réaliste qui séduit les amateurs de récits ancrés dans le réel. La justesse du jeu, la précision du décor professionnel et la sobriété de la mise en scène en font une proposition exigeante, idéale pour une seconde partie de soirée. Un rendez-vous pour qui aime les portraits intimes et les premières fois qui laissent des traces.
Le film doit aussi beaucoup à son ancrage documentaire. Chaque audience, chaque échange feutré avec un client ou un magistrat sonne juste, fruit d’un travail minutieux sur les gestes et le langage du barreau. Cette exigence transforme un simple dossier en révélateur : ce que Nora apprend du droit, elle l’apprend d’abord sur elle-même. Le spectateur suit ce cheminement au plus près, jusqu’à partager le trac de la robe endossée pour la toute première fois.
À retenir
Une jeune avocate, une première affaire pénale et une comédienne remarquable : France 2 propose ce dimanche en seconde partie de soirée un drame judiciaire intime, porté par Noée Abita.
La bande-annonce
Quand et où regarder
| Chaîne | Jour | Horaire | Type | Genre | Interprète principale |
|---|---|---|---|---|---|
| France 2 | Dimanche 23 août 2026 | 22h40 | 2e partie de soirée | Drame judiciaire | Noée Abita |

