Dans Désigné coupable, Tahar Rahim incarne Mohamedou Ould Slahi, un Mauritanien détenu pendant quatorze ans à Guantánamo sans inculpation. Le film de Kevin Macdonald retrace son combat judiciaire aux côtés de l’avocate Nancy Hollander, interprétée par Jodie Foster. Mais si le dénouement montre une victoire devant la justice américaine, la réalité est plus complexe. Voici ce qui s’est véritablement passé après la décision du tribunal.
Comment se termine Désigné coupable ?
Attention, la suite de cet article révèle les événements de la fin du film.
Dans les dernières séquences, Nancy Hollander parvient à faire examiner la légalité de la détention de Mohamedou Ould Slahi par la justice fédérale américaine.
Après avoir étudié les documents liés à son emprisonnement et les conditions dans lesquelles ses aveux ont été obtenus, le tribunal rend une décision favorable au détenu.
En mars 2010, Mohamedou apprend qu’un juge a ordonné sa libération.
Cette décision constitue un tournant majeur après plusieurs années passées à Guantánamo.
Mais le film révèle ensuite que cette victoire judiciaire ne signifie pas sa sortie immédiate de prison.
Pourquoi Mohamedou Ould Slahi reste-t-il emprisonné après sa victoire ?
Le gouvernement américain fait appel de la décision rendue en mars 2010.
La procédure se poursuit et Mohamedou Ould Slahi reste détenu à Guantánamo pendant plusieurs années supplémentaires.
Cette situation constitue l’un des éléments les plus importants du dénouement : une décision judiciaire ordonnant sa libération ne suffit pas à lui rendre immédiatement sa liberté.
Le film montre également comment les aveux obtenus sous la torture ont pesé sur le dossier.
Stuart Couch, le procureur militaire incarné par Benedict Cumberbatch, découvre les traitements infligés au prisonnier et refuse finalement de poursuivre les accusations.
Ce personnage correspond à un véritable procureur américain qui s’est retiré de l’affaire pour des raisons éthiques.
Mohamedou Ould Slahi a-t-il réellement retrouvé la liberté ?
Oui. Mohamedou Ould Slahi a été libéré le 17 octobre 2016, soit plus de six ans après la première décision judiciaire favorable.
Il a été transféré dans son pays natal, la Mauritanie, après avoir passé quatorze années à Guantánamo sans être inculpé.
Le film se termine notamment par des images du véritable Mohamedou Ould Slahi, permettant aux spectateurs de découvrir l’homme derrière le personnage incarné par Tahar Rahim.
Son retour en Mauritanie marque la fin de sa détention, mais aussi le début d’une nouvelle vie après des années de séparation avec ses proches.
Qu’est devenue son histoire après Guantánamo ?
Pendant son emprisonnement, Mohamedou Ould Slahi avait rédigé un manuscrit racontant ses interrogatoires, ses conditions de détention et son quotidien.
Publié en 2015 sous le titre Les Carnets de Guantánamo, cet ouvrage a connu un retentissement international.
C’est ce témoignage autobiographique qui a servi de base au scénario de Désigné coupable.
Le film insiste également sur sa capacité à envisager le pardon malgré les violences subies pendant sa détention.
Mohamedou Ould Slahi meurt-il à la fin de Désigné coupable ?
Non, il survit à son emprisonnement et retrouve la liberté en octobre 2016.
Pourquoi n’est-il pas libéré dès 2010 ?
Le gouvernement américain fait appel de la décision judiciaire ordonnant sa libération, ce qui prolonge sa détention.
Combien d’années a-t-il passées à Guantánamo ?
Mohamedou Ould Slahi a été emprisonné pendant plus de quatorze ans, entre août 2002 et octobre 2016.
Les images de la fin de Désigné coupable sont-elles réelles ?
Oui, le film utilise des images du véritable Mohamedou Ould Slahi après sa libération.
Le dernier acte de Désigné coupable invite ainsi à découvrir le véritable témoignage de Mohamedou Ould Slahi, publié dans Les Carnets de Guantánamo.

