France 3 diffuse le lundi 5 janvier en première partie de soirée Les apparences, un thriller psychologique franco-belge réalisé par Marc Fitoussi et sorti en 2020. Le film explore les mécanismes de la jalousie, de la manipulation et du regard social, à travers un récit resserré situé dans les cercles culturels français expatriés à Vienne.
Un couple en apparence irréprochable
Ève Monlibert dirige la bibliothèque de l’Institut français à Vienne. Mariée à Henri, chef d’orchestre reconnu, elle évolue dans un milieu cultivé et privilégié, avec leur fils Malo. Cette stabilité vole en éclats lorsqu’Ève découvre que son mari entretient une relation avec Tina, l’institutrice de leur enfant.
La trahison ne donne lieu à aucune confrontation immédiate. Ève choisit une autre voie, plus discrète, en observant et en anticipant les mouvements de celle qu’elle considère désormais comme une rivale. Cette retenue apparente marque le point de départ d’un engrenage où chaque geste est calculé.
Une spirale de manipulations
En exploitant une faille dans la messagerie de Tina, Ève provoque un scandale au sein du lycée français, pensant reprendre ainsi le contrôle de la situation. Cette initiative déclenche une série de réactions qui dépassent son intention première. Tina, mise en difficulté publiquement, ne se contente pas du rôle de victime assigné.
Dans le même temps, Ève fait la connaissance de Jonas, un étudiant en musique rencontré lors d’une sortie nocturne. Cette relation ambiguë introduit une tension supplémentaire. Jonas, dont le comportement devient progressivement envahissant, fait basculer le récit vers une zone plus sombre, où les choix initiaux d’Ève produisent des conséquences irréversibles.
Un thriller social sous contrôle
Le film s’inscrit dans une tradition du thriller psychologique européen, où la violence est avant tout morale et sociale. Le décor viennois, entre institutions culturelles, appartements feutrés et mondanités, accentue le contraste entre l’image projetée et les réalités intimes.
Porté par Karin Viard, Benjamin Biolay, Lætitia Dosch et Lucas Englander, Les apparences interroge la notion de responsabilité individuelle et la tentation de préserver une image sociale à tout prix. Le récit avance sans rupture artificielle, jusqu’à un dénouement qui souligne le coût réel de cette obsession du paraître.
Avec cette diffusion, France 3 propose un film où le suspense repose sur l’évolution psychologique des personnages et sur la manière dont une volonté de maîtrise peut se retourner contre celle qui l’exerce.
Les apparences est-il basé sur un roman ?
Oui. Le film est librement adapté du roman Trahie de l’écrivaine suédoise Karin Alvtegen.
Quel est le genre de Les apparences ?
Il s’agit d’un thriller psychologique, mêlant drame sentimental et observation sociale.
Pourquoi l’action se déroule-t-elle à Vienne ?
Le cadre viennois met en contraste un environnement culturel prestigieux et la dégradation progressive des relations intimes.
