France 3 consacre sa soirée du lundi 27 juillet 2026 à la paternité et à la transmission, avec deux documentaires diffusés dès 22.45 dans la collection « L’heure D » : « Les pères sont des mères juives comme les autres » (52′) de Renaud Cohen, suivi de « Nos vies suspendues » (60′). Les deux films sont d’ores et déjà disponibles en intégralité sur france.tv.

Chaque été, France 3 réserve une place à part au documentaire d’auteur. Avec « L’heure D », la chaîne publique déploie un espace de liberté où des cinéastes racontent des histoires intimes, souvent puisées dans leur propre famille. La soirée du 27 juillet réunit deux films qui, chacun à leur manière, interrogent le lien filial, le passage du temps et ce que les générations se transmettent.

Une soirée « L’heure D » autour de la paternité

Avec « Les pères sont des mères juives comme les autres », le réalisateur Renaud Cohen signe un film profondément personnel. Le point de départ est un geste concret et symbolique : accompagné de ses deux frères, il prend la route pour déposer la voiture de leur père défunt à sa dernière demeure. Ce voyage devient le fil d’une double interrogation, quel père avons-nous eu, et quels pères sommes-nous devenus ?

Tout au long du trajet, les trois frères évoquent leur relation à leur père et sa conception de la paternité. En parallèle, le cinéaste interroge ses propres enfants, désormais adultes, sur la place qu’il a tenue auprès d’eux. Le film mêle les images d’archives tournées par le père, qui filmait ses fils pour garder trace de son bonheur, et celles que Renaud Cohen consacre aujourd’hui à sa descendance. De ce montage naît une mémoire vivante, où trois générations se répondent, sur fond d’héritage familial et de culture juive.

Une réflexion joyeuse sur la place du père, à travers les images de trois générations.

Trois générations d'une même famille réunies, illustration du documentaire sur la paternité diffusé dans L'heure D sur France 3
© France Télévisions

« Nos vies suspendues » : quand l’enfant filme et accompagne le parent

En seconde partie de soirée, « Nos vies suspendues » prolonge cette réflexion sur le lien parent-enfant, mais depuis l’autre versant de la vie. Le film, coréalisé par Julie Scheibling et Olivia Fégar, part d’un renversement : Christian filmait autrefois ses filles au caméscope ; aujourd’hui touché par la maladie, c’est lui qui est filmé et accompagné par sa fille Julie, devenue aidante.

Ce documentaire de 60 minutes observe le basculement des rôles au sein d’une famille confrontée à l’épreuve. Il conjugue l’hommage rendu à un père et le constat, plus large, des difficultés d’un système de santé sous tension, sans jamais quitter l’intimité d’un quotidien partagé. Placé à la suite du film de Renaud Cohen, il compose un diptyque sensible sur ce que l’on reçoit d’un parent et sur ce que l’on continue de lui donner.

  • « Les pères sont des mères juives comme les autres » — un film de Renaud Cohen, 52 minutes.
  • « Nos vies suspendues » — un film de Julie Scheibling et Olivia Fégar, 60 minutes.
  • Un fil commun : la filiation, la transmission et le lien entre les générations.
  • Diffusion le lundi 27 juillet 2026 à 22.45 sur France 3, et en intégralité sur france.tv.

La collection L’heure D

« L’heure D » est la collection documentaire estivale de France 3. Espace de liberté et de regards d’auteurs, elle met en avant des récits de vie, de filiation, de rêves et de combats, et favorise l’émergence de nouveaux talents. Née de la collaboration entre l’antenne nationale et les antennes régionales de France 3, elle propose des films tout au long de l’été, en deuxième partie de soirée et disponibles sur france.tv.

Autour du film : la figure de la « mère juive » revisitée

Le titre choisi par Renaud Cohen joue avec une figure très présente dans la culture populaire : celle de la « mère juive », affectueuse, protectrice, parfois envahissante, popularisée par la littérature, le cinéma et l’humour. En l’appliquant aux pères, le réalisateur déplace le regard et invite à réfléchir à la manière dont la paternité se construit, à la différence d’une maternité souvent perçue comme une évidence.

Le film s’inscrit ainsi dans une réflexion contemporaine sur l’évolution du rôle paternel et sur la place que chaque génération accorde à ses aînés comme à ses enfants. C’est tout l’intérêt de cette case documentaire du service public : offrir à des cinéastes le temps et la liberté d’explorer, à hauteur d’intime, des questions qui traversent l’ensemble des familles. Deux films à découvrir lundi 27 juillet, puis à revoir sans limite sur france.tv.

ChaîneDiffusionHoraireStreamingFormat
France 3Lundi 27 juillet 202622.45france.tvDocumentaires — 52′ + 60′