Dimanche 13 septembre 2026 à 12.00, France 3 propose un numéro de « Nous, les Européens » entièrement consacré au Svalbard, l’archipel norvégien de l’Arctique devenu l’un des symboles des bouleversements climatiques et géostratégiques qui redessinent le Grand Nord. Un magazine de 40 minutes signé de la rédaction nationale de France Télévisions, présenté par Eléonore Gay, à retrouver également en replay sur france.tv.
Un territoire-clé aux confins de l’Arctique
Situé à mi-chemin entre l’Europe continentale et le pôle Nord, le Svalbard s’étend sur près de 60 000 km², soit deux fois la superficie de la Belgique, pour un peu plus de 2 500 habitants seulement. Dans cet univers minéral et glacé, les ours polaires sont presque aussi nombreux que les hommes, et l’on ne s’éloigne guère des villages sans être armé. L’archipel attire pourtant un nombre croissant de voyageurs, séduits par ses paysages extrêmes, ses glaciers et sa lumière polaire.
Cette fréquentation grandissante s’exerce sur un environnement d’une extrême fragilité. Au Svalbard, les températures grimpent cinq à huit fois plus vite que la moyenne mondiale : l’archipel est devenu un véritable laboratoire à ciel ouvert, où affluent des scientifiques venus mesurer, en temps réel, la vitesse du réchauffement. Longyearbyen, sa principale localité, figure parmi les villes les plus septentrionales de la planète, avant-poste de la civilisation face à la banquise.

Barentsburg, une enclave russe en terre norvégienne
À trois heures de bateau de la capitale administrative de l’archipel, la petite cité minière de Barentsburg semble figée dans le temps. Près de 350 habitants y vivent encore, principalement des Russes et des Ukrainiens originaires du Donbass, sous le regard d’un buste de Lénine et au milieu d’une esthétique restée toute soviétique. La mine de charbon y est exploitée depuis les années 1930 par la compagnie d’État russe Arktikougol.
Cette présence n’a rien d’un hasard : elle découle du traité signé en 1920 qui, tout en reconnaissant la souveraineté de la Norvège sur l’archipel, accorde à l’ensemble des pays signataires un droit égal d’en exploiter les ressources. Les équipes de « Nous, les Européens » ont obtenu une autorisation de tournage exceptionnelle dans cette enclave pour comprendre pourquoi Moscou tient tant à maintenir ce poste avancé aux portes de l’Europe.
Au Svalbard, les températures grimpent cinq à huit fois plus vite que la moyenne mondiale.
Au-delà du charbon, c’est tout l’Arctique qui aiguise les appétits : ressources naturelles, routes maritimes rendues navigables par la fonte des glaces, position stratégique entre l’Amérique du Nord, l’Europe et la Russie. Sur le terrain, en Norvège, la présentatrice Eléonore Gay interroge chercheurs et responsables sur l’importance géostratégique croissante de la région et sur les tensions environnementales qu’elle concentre.
Le saviez-vous ?
À quelques encablures de Longyearbyen, la Réserve mondiale de semences du Svalbard veille depuis 2008 sur plus de 1,3 million d’échantillons de graines venus du monde entier, conservés à -18 °C sous la roche gelée. Pensé comme une ultime sauvegarde de la biodiversité agricole en cas de catastrophe, ce « coffre-fort de l’humanité » a lui-même connu une alerte en 2016, lorsque la fonte du permafrost a laissé s’infiltrer de l’eau à l’entrée de son tunnel — sans jamais menacer les précieuses semences.
Ce qu’il faut retenir de ce numéro
- Un magazine de 40 minutes de la rédaction nationale de France Télévisions, présenté par Eléonore Gay.
- Deux reportages : « Le Svalbard, beauté fragile de l’Arctique » et « Barentsburg, une enclave russe en Europe ».
- Des rencontres, sur le terrain en Norvège, autour des enjeux géostratégiques et environnementaux de l’Arctique.
- Une nouvelle case : chaque dimanche à 12.00 sur France 3.
Quand et où regarder
| Chaîne | France 3 |
| Diffusion | Dimanche 13 septembre 2026 |
| Horaire | 12.00 |
| Durée | 40 minutes |
| Streaming / replay | france.tv et franceinfo |
| Genre | Magazine d’information — « Nous, les Européens » |

