Cinquante ans après sa mise à l’eau, le plus mythique des voiliers d’Éric Tabarly reprend la mer — mais cette fois à la barre de sa fille. Lundi 2 novembre à 23.10 sur France 3 et france.tv, la collection « La ligne bleue » présente « Pen Duick VI : de père en fille », le récit d’un tour du monde en course et d’un héritage transmis.

Un tour du monde à l’ancienne

À la barre : Marie Tabarly, fille d’Éric. Pour les 50 ans du bateau dessiné pour la première Whitbread de 1973, elle s’engage dans l’Ocean Globe Race avec un équipage mêlant marins confirmés et jeunes amateurs. Le programme a de quoi donner le vertige : 27 000 milles, quatre étapes entre Southampton, Le Cap, Auckland et Punta del Este via le cap Horn, et surtout une règle d’airain — une navigation sans GPS ni moyens modernes, à l’ancienne, comme au temps des pionniers.

Entre les calmes de Sainte-Hélène, les mers australes, un spi explosé et les nuits sous les étoiles, Marie offre à Pen Duick VI ce que même son père ne lui avait pas donné : des victoires d’étape et la première place au classement en temps réel. Un film d’aventure humaine, de transmission et d’héritage — l’histoire d’une fille, d’un équipage et d’un bateau devenu un membre de la famille.

Le voilier Pen Duick VI en course autour du monde
© L’éolienne

Ce qu’il faut savoir sur Pen Duick VI

  • Un ketch de 22 mètres conçu pour la course au large au début des années 1970.
  • Dessiné pour la première Whitbread Round the World Race de 1973, que son créateur n’a jamais remportée.
  • Éric Tabarly y connut les avaries, notamment des démâtages, qui le privèrent de la victoire.
  • Devenu une icône du patrimoine maritime français, le bateau navigue toujours.

Marie offre au bateau ce que même Éric ne lui avait jamais offert : la victoire.

Une revanche sur l’histoire

Le sel de cette aventure tient à un paradoxe : le tour du monde en équipage, Éric Tabarly l’a couru sans jamais le gagner. Figure tutélaire de la voile française, il a tout tenté sur Pen Duick VI, mais les éléments et la malchance mécanique en ont décidé autrement. En menant le même bateau en tête de la course, cinquante ans plus tard, Marie Tabarly ne fait pas que prolonger une saga familiale : elle referme une boucle laissée ouverte par son père.

Le documentaire s’inscrit dans la collection « La ligne bleue », qui raconte celles et ceux qui, au cœur de nos territoires, s’engagent et se battent pour leurs rêves. Réalisé par Bruno Sevaistre et produit par L’éolienne avec la participation de France Télévisions, il dure 70 minutes.

À retenir

L’Ocean Globe Race est une course autour du monde en équipage et par étapes, conçue comme un hommage aux grandes aventures océaniques des années 1970 : électronique de navigation bannie, sextant et cartes papier obligatoires. Un retour volontaire aux conditions héroïques de la course au large.

Le parcours de Marie Tabarly dans l’Ocean Globe Race a tenu en haleine les passionnés de course au large. Après des milliers de milles disputés sur quatre étapes, Pen Duick VI s’est illustré sur la mythique étape du cap Horn, bouclée en tête à Punta del Este, avant de franchir en vainqueur de ligne l’arrivée finale au printemps 2024. Une performance d’autant plus forte qu’elle était accomplie sans les instruments de navigation modernes, à la lecture du sextant et des cartes papier.

Au-delà de l’exploit sportif, le film saisit l’intensité de la vie à bord : la cohésion d’un équipage mêlant chevronnés et débutants, la fatigue des mers australes, la beauté brute de l’océan. Et, en filigrane, la figure tutélaire d’Éric Tabarly, dont l’héritage pèse à chaque manœuvre sans jamais écraser celle qui, aujourd’hui, écrit sa propre page.

Quand et où regarder

ChaîneDiffusionHoraireDuréeReplay
France 3Lundi 2 novembre 202623.1070 minfrance.tv

Un documentaire d’aventure et de transmission à ne pas manquer lundi 2 novembre sur France 3 et france.tv.