Ce vendredi 28 août 2026, France 4 diffuse en première partie de soirée, à 21h00, La guerre est déclarée, le deuxième long métrage de Valérie Donzelli. Un drame intime et solaire sur un jeune couple qui apprend que son petit garçon est atteint d’une tumeur au cerveau, et qui refuse de baisser les bras.

La guerre est déclarée sur France 4 : Valérie Donzelli et Jérémie Elkaïm filment leur propre combat pour leur enfant
La guerre est déclarée — image promotionnelle (France 4)

L’histoire : deux amoureux face à l’impensable

Tout commence comme une comédie romantique. Roméo et Juliette — leurs prénoms ne doivent rien au hasard — se rencontrent lors d’une soirée, tombent amoureux et donnent naissance à un fils, Adam. Le bonheur bascule le jour où les médecins détectent chez l’enfant une forme rare de tumeur cérébrale. Le couple entre alors dans une autre existence, rythmée par les examens, les opérations et l’attente. Plutôt que de sombrer dans le pathos, le film choisit l’énergie, le mouvement et même l’humour pour raconter cette « guerre » menée à deux contre la maladie.

Le récit suit pas à pas les étapes de ce combat, des premiers symptômes inquiétants jusqu’aux longs mois de traitement, en gardant toujours le point de vue des parents. La mise en scène, vive et inventive, transforme un sujet douloureux en une ode à la vie, où chaque victoire, même minuscule, se célèbre comme une renaissance.

Un film écrit, réalisé et joué par ses propres protagonistes

La force de La guerre est déclarée tient à sa nature d’autofiction. Valérie Donzelli et Jérémie Elkaïm, autrefois en couple à la ville, ont réellement traversé cette épreuve avec leur enfant. Ils ont choisi de la raconter ensemble : ils cosignent le scénario, Valérie Donzelli réalise, et tous deux interprètent Juliette et Roméo, c’est-à-dire eux-mêmes. Ce dispositif rare donne au film une sincérité désarmante, sans jamais verser dans l’exhibition. Le jeune Adam est incarné à différents âges, notamment par César Desseix et Gabriel Elkaïm, tandis que le film s’entoure d’un casting soigné réunissant Élina Löwensohn, Brigitte Sy, Michèle Moretti, Philippe Laudenbach ou encore Anne Le Ny.

Un drame vécu, transformé par ceux qui l’ont traversé en un geste de cinéma plein d’élan et de lumière.

Dans les coulisses d’un film salué

Présenté en ouverture de la Semaine de la critique au Festival de Cannes 2011, le film a immédiatement marqué les esprits par son ton singulier, mêlant tragédie et vitalité. Il a ensuite été choisi pour représenter la France dans la course à l’Oscar du meilleur film en langue étrangère, et a décroché plusieurs nominations aux César, notamment pour la réalisation, le scénario original et l’interprétation. Ce succès critique a confirmé Valérie Donzelli comme l’une des voix les plus personnelles du cinéma français de sa génération.

  • Deuxième long métrage de Valérie Donzelli, après La Reine des pommes.
  • Une autofiction inspirée de l’histoire vécue par les deux acteurs principaux.
  • Film d’ouverture de la Semaine de la critique, Cannes 2011.
  • Choisi pour représenter la France aux Oscars et nommé à plusieurs César.
  • Un ton unique, qui privilégie l’énergie et l’espoir plutôt que le mélodrame.

À retenir

La guerre est déclarée n’est pas un film sur la maladie mais sur la manière d’y résister à deux. Porté par un couple qui rejoue sa propre histoire, il transforme l’épreuve en un élan de vie communicatif. Une œuvre à la fois grave et lumineuse, à découvrir ou revoir ce vendredi soir sur France 4.

Quand et où regarder

ChaîneFrance 4
Jour et dateVendredi 28 août 2026
Horaire21h00
Type de soiréePremière partie de soirée (prime)
GenreDrame / autofiction
RéalisationValérie Donzelli
AvecValérie Donzelli, Jérémie Elkaïm

Autour du film

Salué pour son audace formelle autant que pour son émotion, La guerre est déclarée a marqué le cinéma français du début des années 2010. En racontant une épreuve intime avec une énergie contagieuse, il a ouvert la voie à une manière plus libre d’aborder la maladie à l’écran, loin des codes du mélodrame. Valérie Donzelli y impose une mise en scène inventive, où la musique et le montage participent pleinement du récit.