Ce mercredi 26 août à 21.00, France 5 propose un inédit de la collection Au bout c’est la mer : François Pécheux descend la Dordogne, ce fleuve sauvage qui rejoint l’océan Atlantique après près de 500 kilomètres. Un périple à suivre sur l’antenne et en streaming sur france.tv, embarqué sur tout ce qui flotte, à la rencontre de celles et ceux qui vivent au fil de l’eau.

Une descente de la Dordogne, du courant jusqu’à l’océan

Le principe de la collection est limpide : suivre un fleuve mythique de ses eaux vives jusqu’à son embouchure, en faisant escale au gré des rencontres. Baroudeur curieux, François Pécheux n’a qu’une seule certitude : au bout, c’est la mer. Pour ce numéro, il embarque d’abord à bord d’une gabare, ce bateau à fond plat emblématique du transport fluvial d’autrefois, avant de défier les rapides à bord de l’hydroglisseur des pompiers du fleuve.

Au fil du courant, il fait halte auprès de Jean-Marie, gardien d’une ancienne abbaye aujourd’hui submergée par les flots, puis part naviguer en solitaire sur un canoë qui a déjà traversé l’Atlantique. Autant de scènes qui disent la relation intime, parfois insolite, que les riverains entretiennent avec leur fleuve.

© France Télévisions

Les rencontres au fil de l’eau

Fidèle à l’esprit de la collection, l’épisode privilégie l’humain et les savoir-faire. Parmi les étapes de ce voyage :

  • Le village perché de La Roque-Gageac, blotti au pied de sa falaise dorée.
  • Des pêcheurs de silures engagés dans la préservation de la biodiversité du fleuve.
  • Krystof, un maroquinier malicieux qui s’initie au tannage de peaux de poisson pour valoriser les prises locales.
  • Un éleveur de bovins suivi lors d’une transhumance sur l’île de Macau, havre de paix pour la faune et la flore.
  • L’estuaire de la Gironde, point d’orgue d’un périple qui s’achève face à l’océan.

Chaque escale raconte une facette du fleuve : son histoire, son économie, sa nature préservée. Une manière sensible de rappeler que la Dordogne n’est pas seulement un décor, mais un territoire vivant, faconné par ceux qui l’habitent.

La Dordogne, un fleuve d’exception

La Dordogne prend sa source sur les pentes du puy de Sancy, dans le Massif central, où deux torrents, la Dore et la Dogne, se rejoignent pour lui donner son nom. Au terme d’un parcours d’environ 483 kilomètres à travers six départements, elle rejoint la Garonne au Bec d’Ambès pour former l’estuaire de la Gironde, le plus vaste d’Europe occidentale. Un trait d’union entre les volcans d’Auvergne et l’Atlantique, qui explique la diversité des paysages traversés.

Ce fleuve n’est pas un cours d’eau comme les autres : en 2012, l’ensemble de son bassin versant a été classé réserve de biosphère par l’UNESCO. C’est le plus vaste territoire jamais protégé à ce titre en France, soit près de 24 000 km² de la source à l’estuaire. Longtemps, la Dordogne fut aussi une grande voie commerciale : dès le XVe siècle, les gabares descendaient le courant chargées de bois, de vin, de sel et d’huile de noix en direction de Bordeaux. À La Roque-Gageac, régulièrement cité parmi les plus beaux villages de France, une falaise haute d’environ 120 mètres restitue la nuit la chaleur emmagasinée le jour, offrant au village un microclimat propice à un étonnant jardin exotique.

Près de 24 000 km² protégés de la source à l’estuaire : la Dordogne forme la plus vaste réserve de biosphère jamais classée en France.

François Pécheux, un baroudeur au fil des fleuves

Aux commandes de cette collection depuis 2018, François Pécheux a construit une carrière de journaliste avant de devenir l’un des visages du documentaire de voyage. Passé par la radio, l’information et le sport à la télévision, il a également cofondé sa propre société de production au milieu des années 1990. Avec Au bout c’est la mer, produit par Step by Step Productions, il décline le même fil conducteur d’un épisode à l’autre : laisser le fleuve dicter le rythme et le hasard des rencontres. La saison consacre à la Dordogne un numéro inédit de 52 minutes, réalisé par Damien Vercaemer.

Le saviez-vous ?

À La Roque-Gageac, le manoir de Tarde est lié à la famille de Jean Tarde, chanoine et savant du XVIe siècle. Ami du célèbre Galilée, il aurait contribué à introduire en France quelques-unes des premières lunettes astronomiques : un pan méconnu de l’histoire de ce village de bord de Dordogne.

Quand et où regarder

ChaîneDiffusionHoraireStreamingGenre & durée
France 5Mercredi 26 août21.00france.tvDocumentaire · 52 min

À voir