Pourquoi les filles désertent-elles encore les filières scientifiques ? France 5 pose la question en deuxième partie de soirée, mardi 1er septembre 2026 à 22h50, avec « Des filles dans l’équation », qui suit sept lycéennes bien décidées à changer les choses.

Sept ambassadrices en première ligne

Le documentaire suit sept lycéennes de Douai devenues « ambassadrices » d’une cause : encourager d’autres filles à se tourner vers les mathématiques et les sciences. Tout au long de l’année, elles rencontrent des femmes scientifiques et prennent la parole devant des centaines de collégiens, pour battre en brèche les idées reçues.

Leur engagement les conduit à interroger leurs propres doutes et à mesurer le poids des stéréotypes. Au théâtre, elles découvrent « l’effet Matilda », qui désigne la minimisation ou l’occultation, au fil de l’histoire, de la contribution des femmes scientifiques. Une prise de conscience qui nourrit leur combat.

Des chiffres qui interpellent

Le constat dressé par le film est sans appel. En France, les femmes ne représentent qu’environ 25 % des étudiants entrant en formations d’ingénieur et du numérique, une proportion qui stagne depuis plus de vingt ans. On ne compte, par ailleurs, qu’environ 24 % de femmes parmi les ingénieurs en exercice.

Les écarts se creusent dès le lycée. À la rentrée 2023, les filles étaient 46 % en spécialité physique-chimie, 42 % en spécialité mathématiques, mais seulement 15 % en spécialité numérique. Un déséquilibre qui conditionne, en amont, l’accès à toute une palette de métiers.

  • Sept lycéennes de Douai ambassadrices des sciences
  • Des rencontres avec des femmes scientifiques et des collégiens
  • Environ 25 % de femmes à l’entrée des formations d’ingénieur
  • Seulement 15 % de filles en spécialité numérique en 2023
  • Un plan « Filles et maths » généralisé en 2026

Des barrières invisibles à faire tomber

Le documentaire met en lumière ces barrières invisibles qui limitent encore les choix d’orientation et de carrière des filles. De nombreuses étudiantes en sciences continuent d’entendre qu’elles seraient « moins bonnes en maths » ou « pas faites pour l’ingénierie », des remarques qui pèsent lourd sur les vocations.

En donnant la parole à ces jeunes filles et aux femmes qu’elles rencontrent, le film montre combien la confiance en soi et les modèles d’identification sont déterminants. Il rappelle que le talent scientifique n’a pas de genre, et que les préjugés se déconstruisent d’abord par l’exemple.

Un enjeu de société

Le sujet est aussi devenu une priorité publique. Un plan gouvernemental baptisé « Filles et maths », expérimenté en 2025 et généralisé en 2026, vise 30 000 filles supplémentaires conservant la spécialité mathématiques jusqu’en terminale d’ici 2030.

Au-delà des statistiques, le documentaire s’inscrit dans une réflexion plus large sur l’égalité des chances et la mixité des métiers scientifiques. Il porte un message d’espoir : celui d’une génération qui refuse de se laisser assigner des limites et entend ouvrir la voie à celles qui suivront.

En suivant ces sept ambassadrices, le film incarne concrètement ce combat. Il montre que le changement passe autant par les politiques publiques que par l’engagement de jeunes filles décidées à devenir, pour d’autres, les modèles qui leur ont parfois manqué.

Le talent scientifique n’a pas de genre : sept lycéennes le prouvent en allant convaincre, classe après classe, celles qui doutent encore.

À retenir

« Des filles dans l’équation » suit sept lycéennes de Douai qui encouragent les adolescentes à oser les sciences. Le documentaire éclaire les stéréotypes et les chiffres d’un déséquilibre persistant, alors qu’un plan « Filles et maths » est généralisé en 2026.

Quand et où regarder

ChaîneFrance 5
Jour et dateMardi 1er septembre 2026
Horaire22h 50
CréneauDeuxième partie de soirée
GenreDocumentaire de société
SujetLes filles et les filières scientifiques
LieuDouai et ses environs
Quand et où regarder