France 5 consacre sa case documentaire à un sujet au cœur de l’actualité américaine. Dimanche 11 octobre à 21.05, dans Le monde en face, et sur france.tv, le film ICE, la chasse à l’homme plonge dans le fonctionnement de l’agence fédérale chargée de l’immigration aux États-Unis, à quelques semaines des élections de mi-mandat.
Une agence longtemps méconnue, devenue tentaculaire
ICE : trois lettres longtemps ignorées du grand public. Le documentaire raconte comment cette agence fédérale a changé de dimension. Créée en 2003 en réponse aux attentats du 11-Septembre, rattachée au Department of Homeland Security, elle est chargée de faire appliquer les lois sur l’immigration et les douanes. Avec le retour au pouvoir de Donald Trump, elle connaît une transformation brutale : montée en puissance des effectifs, campagnes de recrutement et primes à l’embauche pouvant atteindre 50 000 dollars, au service d’une politique d’arrestations et d’expulsions d’une ampleur inédite.
Si les États-Unis ont déjà connu des vagues d’expulsions massives, parfois d’une extrême brutalité, celle-ci se distingue, souligne le film, par l’ampleur des moyens déployés, la militarisation des méthodes et la mise en scène qui l’accompagne. Signé Julie Peyrard et Christophe Astruc, ce documentaire de 80 minutes déroule les rouages d’une machine administrative devenue l’un des instruments les plus visibles de la politique migratoire américaine.
En quelques mois, une agence discrète est devenue le bras armé le plus visible de la politique migratoire américaine.
Le contexte : une agence née après le 11-Septembre
Pour comprendre ICE, il faut remonter au traumatisme du 11 septembre 2001. L’agence naît du Homeland Security Act de 2002, par la fusion de l’ancien service des douanes et du service de l’immigration et de la naturalisation. Bras d’investigation du Department of Homeland Security, elle compte de longue date plus de 20 000 agents répartis dans quelque 400 bureaux, aux États-Unis comme à l’étranger. Longtemps cantonnée à un rôle technique, elle s’est retrouvée, ces dernières années, propulsée au cœur du débat public américain.
Les chiffres à retenir
La politique migratoire américaine a bénéficié d’un financement sans précédent en 2025, faisant d’ICE l’une des agences fédérales les mieux dotées. Des primes de 50 000 dollars ont été proposées pour attirer de nouvelles recrues, et l’administration a revendiqué un doublement rapide de ses forces. La diffusion du film intervient alors que les États-Unis s’apprêtent à voter, le 3 novembre 2026, pour les élections de mi-mandat.
Une double mission, douanes et immigration
Souvent réduite à sa mission d’expulsion, ICE recouvre en réalité un périmètre plus large. L’agence est née de la fusion de deux administrations et conserve une double compétence : la lutte contre les trafics et la criminalité transfrontalière d’un côté, l’application des lois migratoires de l’autre. C’est ce second volet, avec ses opérations d’arrestation, de rétention et de renvoi, qui a pris une place spectaculaire dans l’actualité récente. Le documentaire s’attache précisément à montrer comment une agence longtemps discrète est devenue un acteur central, dont les interventions, largement relayées et parfois filmées, nourrissent un débat brûlant au sein de la société américaine.
Un regard documentaire coproduit à l’échelle européenne
ICE, la chasse à l’homme a été écrit par Julie Peyrard et Marine Pradel, et produit par EverProd avec la participation de France Télévisions ainsi que des télévisions publiques belge (RTBF) et suisse (RTS). Un dispositif de coproduction qui témoigne de l’intérêt européen pour un sujet dont les répercussions dépassent largement les frontières américaines.
- Un documentaire inédit de 80 minutes (2026) ;
- réalisé par Julie Peyrard et Christophe Astruc ;
- diffusé dans la collection Le monde en face ;
- coproduit avec la RTBF et la RTS ;
- déconseillé aux moins de 10 ans.
Quand et où regarder
| Chaîne | France 5 |
| Diffusion | Dimanche 11 octobre 2026 |
| Horaire | 21.05 |
| Streaming / replay | france.tv |
| Durée | 80 min |
| Genre | Documentaire (Le monde en face) |

