Diffusée le 3 février sur M6, Pour Emma est une fiction en deux parties de 45 minutes, librement inspirée de l’affaire de la Josacine empoisonnée survenue en France en 1994. Le récit s’attache au combat d’une mère confrontée à la mort inexpliquée de sa fille et à la violence du soupçon collectif, dans une petite commune où chacun devient observateur, voire juge.
Un drame intime au cœur d’un village
Emma a huit ans. Enfant vive et bien entourée, elle tombe malade sans que cela n’inquiète sa mère, Claire Perrin. Une consultation médicale, une ordonnance, un sirop pédiatrique à base de Josacine. Le temps d’un week-end passé chez des proches, l’enfant s’effondre brutalement après avoir joué dans un jardin. Malgré l’intervention des secours, Emma meurt après des convulsions.
L’enquête révèle rapidement la présence de cyanure dans le flacon de médicament. Le choc est total. Pour les parents, Claire et Paul, c’est la sidération. Pour le village, un traumatisme durable. La fiction met en scène les premières questions qui surgissent :
- le poison était-il destiné à l’enfant,
- s’agit-il d’une erreur ou d’un acte volontaire,
- qui pouvait avoir accès au médicament.
Le combat d’une mère face au soupçon collectif
Déterminée à comprendre ce qui a conduit à la mort de sa fille, Claire Perrin, interprétée par Julie De Bona, décide de mener sa propre enquête. Plus elle avance, plus elle s’isole. Son acharnement dérange, inquiète et finit par retourner une partie de l’entourage contre elle.
La fiction montre comment le soupçon s’installe et se propage, touchant successivement :
- les proches qui ont accueilli l’enfant le jour du drame,
- le maire du village, figure locale respectée,
- jusqu’aux parents eux-mêmes, brièvement placés dans le viseur des enquêteurs.
À mesure que la vérité judiciaire tarde à émerger, la quête de Claire devient sa seule raison de vivre, au risque de briser son couple et ses liens sociaux.
Une relecture fictionnelle d’une affaire réelle
Pour Emma s’inspire de l’affaire dite de la Josacine empoisonnée, survenue le 11 juin 1994 en Seine-Maritime. Une fillette de neuf ans était décédée après l’ingestion d’un médicament contaminé au cyanure. En 1997, un homme avait été condamné à vingt ans de réclusion criminelle pour empoisonnement avec préméditation. Depuis, plusieurs demandes de révision du procès ont été rejetées, la dernière en date remontant à 2024.
La fiction ne cherche pas à reconstituer les faits judiciaires, mais à explorer leurs conséquences humaines : le deuil impossible, la solitude, et la manière dont une communauté se fracture face à l’incompréhensible.
Une soirée prolongée par un débat et un documentaire
La diffusion de Pour Emma s’inscrit dans une soirée spéciale sur M6. Elle se prolonge par un plateau présenté par Ophélie Meunier, puis par le documentaire inédit Deuil : comment se reconstruire après l’impensable ?. Réalisé par Corinne Tanay, la mère de la fillette décédée en 1994, ce film donne la parole à des parents endeuillés et interroge les chemins possibles de la reconstruction après la perte d’un enfant.

Une soirée à suivre le 3 février à 21h10 sur M6 pour comprendre comment une tragédie intime peut laisser une empreinte durable sur des vies entières.
Pour Emma est-elle basée sur une histoire vraie ?
Oui, la fiction est librement inspirée de l’affaire de la Josacine empoisonnée survenue en France en 1994.
Qui interprète le rôle principal dans Pour Emma ?
Julie De Bona incarne Claire Perrin, la mère d’Emma, aux côtés notamment d’Alysson Paradis et de Charlie Dupont.
Que propose la soirée après la diffusion de la fiction ?
Un débat présenté par Ophélie Meunier, suivi d’un documentaire inédit consacré au deuil et à la reconstruction après une perte violente.
© Olivier PIRARD/CPRODUCTION/JUNGLEGROUP/M6

