M6 diffuse le dimanche 18 janvier à 22:50 un nouveau numéro d’Enquête exclusive intitulé Iran : les Ayatollahs aux abois. Réalisé par Maxime Morel, ce document propose une immersion rare au cœur de la République islamique, filmée quelques semaines avant un soulèvement d’ampleur. Le reportage éclaire les tensions internes d’un régime confronté à une contestation massive et durable.
Un pays en ébullition face à la République islamique
Depuis plusieurs semaines, l’Iran est traversé par un mouvement de contestation inédit. Dans de nombreuses villes, des milliers d’Iraniens descendent dans la rue pour réclamer la fin de la République islamique. Pour tenter de contenir cette mobilisation, le pouvoir a instauré une répression sévère, allant jusqu’à couper l’accès à Internet afin d’isoler les manifestations du regard extérieur.
Selon des organisations non gouvernementales indépendantes, plus de 3 000 manifestants auraient été tués lors des affrontements, un bilan jugé probablement inférieur à la réalité. Le régime agit à huis clos, limitant strictement la circulation de l’information et renforçant un climat de peur généralisée.
Les Gardiens de la révolution, pilier et visage du régime
Pour faire face à la contestation, le Guide suprême Ali Khamenei s’appuie sur les Gardiens de la révolution islamique. Créée en 1979, cette organisation constitue le bras armé du régime. Sa mission initiale est de défendre le Guide suprême et d’éliminer toute menace interne ou externe.
Au fil des décennies, leur influence a dépassé celle de l’armée régulière. Les Gardiens disposent aujourd’hui de forces terrestres, d’une marine, d’une aviation et d’unités d’élite. Avec environ 125 000 hommes, ils exercent un contrôle déterminant sur les équilibres politiques et sécuritaires du pays.
Le reportage montre également la dimension idéologique de cette puissance, notamment lors des prières du vendredi filmées à Téhéran, où des milliers de partisans scandent des slogans hostiles à Israël et aux États-Unis, au cœur d’une mise en scène soigneusement contrôlée.
Un accès exceptionnel à un pouvoir fragilisé
Quelques semaines avant le début des manifestations, l’équipe d’Enquête exclusive a obtenu une autorisation exceptionnelle de tournage en Iran. Les autorités ont encadré ces images, permettant de filmer ce qu’elles souhaitent exposer au monde, notamment un centre d’exposition de la force aérienne des Gardiens de la révolution en banlieue de Téhéran.
Y sont présentés drones et missiles balistiques présentés comme capables d’atteindre Israël en moins de sept minutes. Pourtant, cette démonstration de force masque une réalité plus fragile. Les Gardiens de la révolution ont été affaiblis par la guerre des Douze Jours contre Israël en juin 2025, au cours de laquelle une opération d’infiltration israélienne a conduit à l’élimination d’une vingtaine de commandants.
À Téhéran, un ancien membre du Conseil suprême des Gardiens de la révolution, Hossein Kanani Moghaddam, défend l’organisation comme un rempart face à l’influence israélienne au Moyen-Orient. Un discours qui ne convainc plus une large partie de la population, alors que 70 % des Iraniens réclament désormais la fin de la République islamique.
Ce numéro d’Enquête exclusive propose ainsi un éclairage direct sur un régime sous tension et invite à comprendre les ressorts d’une crise dont les répercussions dépassent largement les frontières iraniennes.
Quand est diffusé Enquête exclusive : Iran : les Ayatollahs aux abois ?
Le documentaire est diffusé le dimanche 18 janvier à 22:50 sur M6.
De quoi traite ce numéro d’Enquête exclusive ?
Le reportage analyse la contestation en Iran, la répression du régime et le rôle central des Gardiens de la révolution.
Pourquoi ce document est-il présenté comme exceptionnel ?
Il a été filmé en Iran peu avant le soulèvement, avec un accès rare à des lieux et à des acteurs clés du pouvoir.

