Paris Première rend hommage à Jean Gabin tout au long du mois de novembre 2026. À l’occasion des cinquante ans de la disparition du comédien, la chaîne premium programme quatre films emblématiques, chaque mardi à 21h00 dès le 3 novembre, complétés par un documentaire intime. Le cycle est également disponible pour les abonnés sur l’offre à la demande de la chaîne.
Cinquante ans après, la légende Gabin revient en prime time
Disparu le 15 novembre 1976 à l’âge de 72 ans, Jean Gabin — de son vrai nom Jean-Alexis Moncorgé — a incarné pendant plus de quatre décennies l’âme du cinéma français. D’abord chanteur de revue et d’opérette dans les pas de son père, il fait ses débuts à l’écran en 1930 avant de devenir, dès le milieu des années 1930, l’un des acteurs les plus adulés du public. Il a traversé les genres et les époques avec une présence unique, imposant une silhouette, une voix et un regard devenus synonymes du cinéma populaire à la française. Pour marquer le cinquantenaire de sa mort, Paris Première lui consacre un cycle de quatre longs métrages, diffusés chaque mardi soir à partir du 3 novembre.

Quatre mardis, quatre facettes d’un acteur total
Le cycle s’ouvre le 3 novembre avec Le Cave se rebiffe (1961), savoureuse comédie policière de Gilles Grangier dialoguée par Michel Audiard, où Gabin campe Ferdinand Maréchal dit « le Dabe », vieux faux-monnayeur rappelé à Paris pour une dernière grande affaire, face à Bernard Blier et Martine Carol. Le 10 novembre, place à La Horse (1970) de Pierre Granier-Deferre : Gabin y est Auguste Maroilleur, patriarche d’une ferme normande qui déclare une guerre sans merci à des trafiquants d’héroïne, sur une partition composée par Serge Gainsbourg et Jean-Claude Vannier. Le 17 novembre, Le Tueur (1972) prolonge la veine du polar à la française. Le cycle se referme le 24 novembre avec Le Sang à la tête (1956), drame de Gilles Grangier adapté de Georges Simenon, dans lequel Gabin incarne François Cardinaud, ancien docker devenu puissant armateur de La Rochelle, rattrapé par son passé.
- Mardi 3 novembre — Le Cave se rebiffe (1961), de Gilles Grangier
- Mardi 10 novembre — La Horse (1970), de Pierre Granier-Deferre
- Mardi 17 novembre — Le Tueur (1972)
- Mardi 24 novembre — Le Sang à la tête (1956), de Gilles Grangier
Pendant plus de quarante ans, Jean Gabin a prêté sa voix et son visage au cinéma populaire français, du jeune premier des années 1930 au patriarche des grands polars.
Dans les coulisses d’une carrière hors norme
Avant de devenir le « patriarche » du cinéma français, Gabin fut l’un de ses visages les plus lumineux. Dans les années 1930, il tourne coup sur coup des chefs-d’œuvre devenus des classiques absolus : Pépé le Moko (1937) de Julien Duvivier, La Grande Illusion (1937) et La Bête humaine (1938) de Jean Renoir, Le Quai des brumes (1938) et Le Jour se lève (1939) de Marcel Carné. Après la guerre, qu’il traverse sous l’uniforme, l’acteur connaît une véritable traversée du désert. C’est Touchez pas au grisbi de Jacques Becker, en 1954, qui relance spectaculairement sa carrière et inaugure sa seconde vie à l’écran : celle des truands vieillissants et des flics bourrus, souvent portés par les dialogues ciselés de Michel Audiard. Doublement récompensé de l’Ours d’argent du meilleur acteur à Berlin et de la Coupe Volpi à Venise, membre de la Légion d’honneur, il présidera la toute première cérémonie des César, en 1976, quelques mois avant sa mort. Les quatre films retenus par Paris Première illustrent précisément cette seconde carrière, celle qui a définitivement installé Gabin au panthéon du cinéma hexagonal.
Le saviez-vous ?
La bande originale de La Horse, diffusé le 10 novembre, est signée Serge Gainsbourg, associé à l’arrangeur Jean-Claude Vannier. Boudé par la critique à sa sortie, le film avait pourtant attiré plus de deux millions de spectateurs dans les salles françaises — preuve de la fidélité du public à son acteur vedette.
Un documentaire pour prolonger l’hommage
Au-delà des films, Paris Première accompagne son cycle d’un volet documentaire. Dès le mardi 3 novembre à 22h45, Jean Gabin intime : aristocrate et paysan propose une plongée dans l’histoire secrète du comédien, racontée par Francis Huster. Une manière de redonner chair à l’homme derrière la légende, entre pudeur, exigence et amour de la terre normande où il s’était retiré. Les films comme le documentaire sont également accessibles à la demande pour les abonnés de la chaîne.
Quand et où regarder
| Film | Chaîne | Diffusion | Année |
|---|---|---|---|
| Le Cave se rebiffe | Paris Première | Mardi 3 novembre, 21h00 | 1961 |
| La Horse | Paris Première | Mardi 10 novembre, 21h00 | 1970 |
| Le Tueur | Paris Première | Mardi 17 novembre, 21h00 | 1972 |
| Le Sang à la tête | Paris Première | Mardi 24 novembre, 21h00 | 1956 |

