RMC Découverte propose « Accident nucléaire de Fukushima : 72 heures de chaos » ce jeudi 6 août 2026 à 21h10, en première partie de soirée. Ce documentaire de reconstitution revient, images d’archives à l’appui, sur les trois jours décisifs qui ont suivi le séisme et le tsunami du 11 mars 2011 et transformé la centrale de Fukushima Daiichi en l’un des accidents nucléaires les plus graves de l’histoire.
Trois jours qui ont fait basculer le Japon
Le 11 mars 2011, à 14h46 heure locale, un séisme de magnitude 9 frappe le large de la région du Tōhoku, dans le nord-est du Japon. La secousse dure près de six minutes, l’une des plus longues jamais enregistrées. Moins d’une heure plus tard, un tsunami d’une puissance inouïe déferle sur la côte, avec des vagues qui atteignent par endroits une quinzaine de mètres. Villes, ports et villages entiers sont rayés de la carte. Le bilan humain est effroyable : près de 22 000 morts ou disparus.
Le documentaire resserre ensuite son récit sur un lieu précis, la centrale de Fukushima Daiichi, exploitée par la compagnie TEPCO et posée en bord de Pacifique. Là, sur trois réacteurs en fonctionnement, tout s’arrête automatiquement dès les premières secousses, comme prévu. Mais la vague submerge la digue et noie les installations : c’est le début d’une course contre la montre de soixante-douze heures pour éviter le pire.

De la perte de refroidissement aux explosions
Privée de son alimentation électrique externe par le séisme, la centrale bascule sur ses groupes électrogènes de secours. Le tsunami les met à leur tour hors service en les noyant, entraînant la perte du refroidissement de plusieurs réacteurs. Sans eau pour évacuer la chaleur résiduelle, les cœurs montent en température et fondent partiellement : la fusion touche trois des six réacteurs du site.
La réaction entre les gaines des combustibles et la vapeur produit de l’hydrogène, qui s’accumule dans les bâtiments. Entre le 12 et le 15 mars, plusieurs explosions soufflent les structures des réacteurs et projettent des matières radioactives dans l’air et vers la mer. Les autorités japonaises ordonnent l’évacuation d’un périmètre élargi autour de la centrale : au total, près de 80 000 personnes doivent quitter leur domicile, parfois pour des années.
Ce qu’il faut savoir sur l’ampleur de la crise
Par sa gravité, l’accident de Fukushima est classé au niveau 7, le maximum de l’échelle internationale INES, celui-là même attribué à la catastrophe de Tchernobyl en 1986. Ce classement traduit un rejet massif de matières radioactives et des conséquences durables sur les populations et l’environnement, avec la mise en place de zones interdites autour du site.
Le film reconstitue heure par heure la gestion de crise menée dans l’urgence, entre opérateurs restés sur place, injections d’eau de mer improvisées pour refroidir les réacteurs et décisions prises dans le brouillard de l’information. Sans dramatisation, il donne à comprendre l’enchaînement technique d’une catastrophe née de la conjonction d’un séisme et d’un tsunami hors norme.
Les points forts du documentaire
- Un récit minute par minute des 72 heures décisives à la centrale de Fukushima Daiichi.
- Des archives et une reconstitution factuelle du séisme de magnitude 9 et du tsunami du 11 mars 2011.
- L’explication claire de l’enchaînement technique : perte de refroidissement, fusion des cœurs, explosions d’hydrogène.
- Un éclairage sobre sur la gestion de crise et les évacuations de près de 80 000 habitants.
Classé au niveau 7 sur l’échelle INES, Fukushima rejoint Tchernobyl au sommet de la gravité nucléaire.
Quand et où regarder
| Chaîne | RMC Découverte |
| Jour | jeudi 6 août 2026 |
| Horaire | 21h10 |
| Type | Première partie de soirée |
| Genre | Documentaire (reconstitution et archives) |
| Casting / Réalisation | Réalisé par Vincent Néquache |
| Année | 2026 |
À retenir
« Accident nucléaire de Fukushima : 72 heures de chaos » est diffusé sur RMC Découverte le jeudi 6 août 2026 à 21h10, en première partie de soirée. Ce documentaire de reconstitution et d’archives retrace les trois jours qui ont suivi le séisme et le tsunami du 11 mars 2011 au Japon. Il détaille la perte de refroidissement, la fusion de trois réacteurs et les explosions qui ont conduit à un accident classé au niveau maximal de l’échelle INES.

