En cœur de nuit, mardi 1er septembre 2026 à 23h55, RMC Découverte fait décoller un documentaire consacré à la base aérienne 125 d’Istres-Le Tubé, la plus grande de l’armée de l’Air et de l’Espace française.
Un géant né en 1917
Située à Istres, dans les Bouches-du-Rhône, la base aérienne 125 est la plus grande base de l’armée de l’Air et de l’Espace française par sa superficie. Ses origines remontent à mai 1917, avec l’installation d’une école d’aviation, ce qui en fait l’une des plus anciennes du territoire.
Istres est ainsi surnommée l’un des berceaux de l’aéronautique française. Le documentaire retrace cette histoire plus que centenaire, en montrant comment le site s’est transformé au fil des décennies pour devenir une infrastructure militaire de tout premier plan.
Une piste et des moyens hors norme
La base possède la plus longue piste d’Europe, longue d’environ 5 000 mètres. Cette caractéristique unique lui a permis, depuis 1999, de figurer parmi les rares sites, hors du territoire des États-Unis, habilités pour l’atterrissage de la navette spatiale américaine.
Le site sert aussi de base d’essais en vol pour l’armée de l’Air, l’aéronavale et pour les industriels de l’aéronautique et de l’armement, de Dassault à Thales en passant par Safran et la DGA. Il accueille par ailleurs des avions ravitailleurs et de transport stratégique.
- La plus grande base aérienne de France par sa superficie
- Des origines remontant à mai 1917
- La plus longue piste d’Europe, environ 5 000 mètres
- Un rôle clé dans la dissuasion nucléaire aéroportée
- L’une des trois bases jugées « stratégiques » en 2025
Un rôle stratégique majeur
En 2025, Istres fait partie des trois bases aériennes qualifiées de « stratégiques » par l’armée de l’Air et de l’Espace. Un statut qui souligne son importance dans le dispositif de défense national.
La base joue en effet un rôle central dans la dissuasion nucléaire aéroportée française. Sa position dans le sud du pays en fait un point d’appui déterminant pour les projections de forces et les missions de longue distance, à la croisée des enjeux militaires contemporains.
Les coulisses d’un site d’exception
Le documentaire donne à voir les coulisses de cet ensemble impressionnant, où se concentrent d’importants moyens de test et de réparation. Il met en lumière le travail des femmes et des hommes qui font vivre la base au quotidien.
En s’attardant sur les infrastructures et les missions, le film révèle l’ampleur d’un site souvent méconnu, mais essentiel à la sécurité du pays. Il donne la mesure d’une logistique complexe, où chaque détail compte.
La base ouvre d’ailleurs ponctuellement ses portes au public lors d’événements organisés par le ministère des Armées, offrant un rare aperçu de ce monde d’ordinaire tenu à distance des regards.
Pour les amateurs d’aviation comme pour les curieux, ce numéro de RMC Découverte constitue une immersion privilégiée dans l’un des joyaux de l’armée de l’Air française, entre histoire, technologie et enjeux stratégiques.
Une piste de cinq kilomètres, plus d’un siècle d’histoire : Istres concentre la puissance et les secrets de l’aviation militaire française.
À retenir
La base aérienne 125 d’Istres est la plus grande de l’armée de l’Air française. Née en 1917, dotée de la plus longue piste d’Europe, elle joue un rôle central dans la dissuasion nucléaire et les essais en vol.
Quand et où regarder
| Chaîne | RMC Découverte |
| Jour et date | Mardi 1er septembre 2026 |
| Horaire | 23h 55 |
| Créneau | Deuxième partie de soirée |
| Genre | Documentaire |
| Sujet | La base aérienne 125 d’Istres |
| Particularité | Plus longue piste d’Europe (environ 5 000 m) |
Le documentaire souligne aussi la dimension humaine de ce site tentaculaire, où se croisent aviateurs, techniciens, ingénieurs et personnels de soutien. Derrière les infrastructures spectaculaires, c’est tout un savoir-faire collectif qui garantit la disponibilité opérationnelle de la base.
En retraçant l’histoire et les missions d’Istres, le film rappelle combien ce type d’installation reste discret mais vital. Il offre au téléspectateur une rare occasion de mesurer l’ampleur des moyens que la France consacre à la maîtrise de son ciel et à sa sécurité.

