Ce dimanche 23 août 2026 à 21h10, TFX propose Reprise en main, la comédie sociale de Gilles Perret portée par Pierre Deladonchamps, où un ouvrier de la vallée de l’Arve décide de battre la finance à son propre jeu pour sauver son usine.
Un ouvrier qui décide de jouer avec l’argent des puissants
Cédric Deruaz travaille depuis des années dans une usine de décolletage de Haute-Savoie, ce savoir-faire de précision qui usine les pièces minuscules dont dépend une bonne partie de l’industrie. Comme son père Michel avant lui, il est profondément attaché à son atelier, à ses collègues et aux droits des salariés. Le jour où il apprend que les propriétaires envisagent de revendre l’entreprise à un fonds de pension britannique, il comprend que ce sont des dizaines d’emplois, et tout un tissu local, qui risquent de basculer.
Révolté mais lucide, Cédric fait un pari fou : plutôt que de subir la finance, il va apprendre à parler son langage. Avec ses deux meilleurs amis, il imagine de monter en secret son propre fonds d’investissement pour racheter l’usine à l’insu de tous. Une idée aussi audacieuse que risquée, qui transforme trois copains ordinaires en apprentis financiers et donne au film sa mécanique de comédie tendue, entre camaraderie ouvrière et vertige des montages financiers.

Un casting solide au service d’une comédie engagée
Pour incarner ce Cédric à la fois obstiné et attachant, le film s’appuie sur Pierre Deladonchamps, comédien récompensé et reconnu pour sa capacité à jouer des hommes ordinaires traversés par de grandes questions. À ses côtés, Grégory Montel campe Alain, l’ami banquier qui apporte au trio ses compétences financières, tandis que Vincent Deniard prête ses traits à Denis, spécialiste des machines-outils. Laetitia Dosch complète cette galerie de personnages, et le vétéran Rufus incarne Michel, le père, mémoire ouvrière de l’histoire.
Derrière la caméra, on retrouve Gilles Perret, longtemps documentariste, qui signe ici son premier long-métrage de fiction. Natif de la région, il connaît intimement ce monde du décolletage et s’est inspiré d’entreprises bien réelles rachetées par des fonds. Le tournage s’est d’ailleurs déroulé au cœur de la vallée de l’Arve, décor authentique qui ancre le récit dans une géographie précise et lui donne sa force documentaire.
Quand la comédie s’attaque aux fonds de pension
La grande réussite de Reprise en main tient à son parti pris : traiter un sujet aride, celui des rachats d’entreprises à effet de levier, avec les armes de la comédie populaire. Le film vulgarise sans jamais ennuyer les rouages de la finance, et fait de l’apprentissage de ce vocabulaire abscons un ressort comique à part entière. Quelques éléments qui font l’intérêt du film :
- Un premier film de fiction signé par un documentariste chevronné de la vallée de l’Arve.
- Un tournage en décors réels au cœur du pays du décolletage haut-savoyard.
- Une plongée pédagogique et drôle dans l’univers des fonds de pension.
- Un casting mêlant valeurs sûres du cinéma français et second rôle attachant.
- Le prix du public décroché lors d’un festival dès sa sortie.
Et si, pour sauver son usine, il fallait apprendre à jouer avec l’argent comme ceux qui la menacent ?
Sorti en salle en 2022, Reprise en main s’inscrit dans la lignée des comédies sociales à la française, celles qui prennent au sérieux le monde du travail sans renoncer au rire ni à l’émotion. Le film ausculte la fragilité de l’industrie de proximité et rend hommage à ces territoires où l’usine reste le cœur battant d’une vallée. Une soirée idéale pour qui aime les récits ancrés dans le réel, où l’on rit autant qu’on réfléchit.
À retenir
Reprise en main, premier long-métrage de fiction de Gilles Perret, suit un ouvrier du décolletage qui monte un fonds d’investissement clandestin pour sauver son usine. Une comédie sociale drôle et engagée, tournée dans la vallée de l’Arve.
La bande-annonce
Quand et où regarder
| Chaîne | Jour | Horaire | Type | Film |
|---|---|---|---|---|
| TFX | dimanche 23 août 2026 | 21h10 | Prime | Comédie sociale (2022) de Gilles Perret |

