À partir du 4 février, la chaîne Polar+ diffuse Arcanes, une série belge en six épisodes qui inscrit son intrigue criminelle dans le contexte social et industriel de la Wallonie des années 1990. Créée par Michèle Jacob et Benjamin Dessy, la fiction s’inscrit dans le sillage des polars belges récents qui interrogent l’histoire collective à travers le prisme de l’enquête.

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Une disparition qui réveille un passé non refermé

L’action se déroule à Gravinnes, ville fictive inspirée des cités industrielles frappées par la désindustrialisation. En 1995, la disparition de Stella, adolescente issue d’un milieu ouvrier, ravive le souvenir de la mort inexpliquée de Benjamin Rosier, retrouvé noyé deux ans plus tôt dans le canal.

 

Convaincue que ces deux affaires sont liées, Clémence Rosier, mère de Benjamin et héritière d’une famille patronale locale, refuse la thèse officielle de l’accident. Elle décide de mener sa propre enquête en s’alliant à Antonio D’Ambrosio, ancien ouvrier longtemps soupçonné dans la mort de son fils. Ce duo improbable devient le moteur d’une investigation qui met à nu rancunes sociales, silences collectifs et secrets familiaux.

Un polar social au cœur de la Wallonie industrielle

Arcanes ne se limite pas à une mécanique policière classique. La série utilise l’enquête comme un outil de lecture d’une époque marquée par les fermetures d’usines, les luttes ouvrières et la fracture entre classes sociales. La mémoire industrielle irrigue chaque épisode, faisant du décor un élément narratif à part entière.

  • Une intrigue construite autour de deux disparitions d’enfants.
  • Un contexte social directement inspiré de la Wallonie des années 1990.
  • Une tension nourrie par les non-dits et les conflits de classe.

Cette approche rapproche Arcanes des grandes fictions belges qui interrogent la société à travers le crime, tout en privilégiant un récit plus intime et souterrain.

Des personnages façonnés par le deuil et la culpabilité

La série accorde une place centrale à ses personnages. Clémence Rosier, interprétée par Jasmina Douieb, incarne une mère enfermée dans un deuil qui refuse de se taire. Face à elle, Michelangelo Marchese prête ses traits à Antonio, figure ouvrière marquée par la suspicion et l’isolement.

À leurs côtés, la policière Maria Ciccone, jouée par Lara Hubinont, évolue dans une enquête entravée par les tensions locales et les limites institutionnelles. Ensemble, ces trajectoires dessinent un portrait collectif d’une communauté fragilisée, où chacun porte une part de responsabilité ou de silence.

La reconstitution des années 1990, des décors aux accessoires, renforce la crédibilité du récit et rappelle un temps où l’enquête criminelle se déroulait sans ADN généralisé ni technologies numériques.

Diffusée à partir du 4 février sur Polar+, Arcanes s’adresse aux amateurs de thrillers qui cherchent des récits où le crime révèle les failles d’une société autant que celles des individus.

Arcanes est disponible sur Polar+ dès le 4 février, pour celles et ceux qui souhaitent explorer un polar où l’enquête dialogue avec l’histoire sociale belge.

Arcanes sera-t-elle diffusée en intégralité sur Polar+ ?
La série est programmée à partir du 4 février sur Polar+, avec une diffusion épisodique.

Combien d’épisodes compte Arcanes ?
La série se compose de six épisodes d’environ 52 minutes chacun.

Dans quel contexte historique se déroule Arcanes ?
L’intrigue se situe dans la Belgique industrielle des années 1990, marquée par la désindustrialisation et les tensions sociales.