France Télévisions lance le tournage des Fantômes de Saint-Nazaire, un téléfilm policier de 90 minutes porté par Nicole Ferroni et Sara Martins. Tourné du 14 septembre au 9 octobre 2026 dans la cité des chantiers navals, ce « polar mémoriel » sera diffusé prochainement sur les antennes du groupe public et en streaming sur france.tv.

Nicole Ferroni et Sara Martins dans Les Fantômes de Saint-Nazaire
© France Télévisions / Aux Singuliers (STUDIO TF1)

Un polar mémoriel ancré dans l’histoire de Saint-Nazaire

Tout commence par la découverte d’un corps, tué à l’aide d’un harpon. L’enquête réunit deux femmes que la vie avait éloignées : la capitaine Rose Sébillet et la commandante Nora Lanterie, deux amies qui ne s’étaient plus revues depuis dix ans. Leur duo, forgé par les retrouvailles autant que par les non-dits, met au jour un second cadavre, coulé dans le béton de la base sous-marine depuis la Seconde Guerre mondiale. Deux coquelicots déposés sur les scènes de crime relient bientôt l’affaire au naufrage du Lancastria, en 1940, et au secret partagé par deux « fantômes » du passé.

En parallèle de l’enquête officielle, les enfants de Rose — Billie et Léo, ce dernier porteur d’un trouble autistique — se lancent sur la piste d’un trésor de guerre qui va les mettre en danger. Entre trafic de civelles et tensions autour de l’éolien, l’intrigue contemporaine remonte le fil d’un secret resté enfoui quatre-vingts ans. Un récit qui mêle enquête criminelle, mémoire collective et liens familiaux, dans une ville dont chaque quai porte les traces du siècle écoulé.

Un polar mémoriel et émouvant, ancré dans l’histoire réelle de la ville de Saint-Nazaire.

Nicole Ferroni et Sara Martins en tête d’affiche

Le tandem central réunit deux visages familiers du public français. Nicole Ferroni, née à Casablanca en 1982, a d’abord enseigné les sciences de la vie et de la Terre avant de se faire connaître comme humoriste dans « On n’demande qu’à en rire » sur France 2, puis comme chroniqueuse à la matinale de France Inter entre 2013 et 2021. Elle incarne ici la capitaine Rose Sébillet. Face à elle, Sara Martins prête ses traits à la commandante Nora Lanterie. Née à Faro, au Portugal, en 1977, la comédienne franco-portugaise s’est imposée à partir de 2011 dans le rôle du sergent Camille Bordey de la série « Meurtres au paradis », succès international qu’elle a porté durant quatre saisons.

Autour d’elles, une distribution étoffée donne corps à l’enquête et à ses ramifications intimes :

  • Nicole Ferroni — la capitaine Rose Sébillet
  • Sara Martins — la commandante Nora Lanterie
  • Ambre Lucas Mallet et Dorian Vantroyen — Billie et Léo, les enfants de Rose
  • Mathias Legoût Hammond, Simone Mumford, Fanny Ranson, Aïssam Medhem, Antoine Simony et Xavier Leherpeur (le commissaire Chapuis)

Le Lancastria, la catastrophe que l’Histoire a voulu taire

Le fil rouge de la fiction s’appuie sur un drame authentique et longtemps méconnu. Le 17 juin 1940, en rade de Saint-Nazaire, le paquebot britannique reconverti en transport de troupes RMS Lancastria est attaqué par l’aviation allemande alors qu’il évacue soldats et civils vers l’Angleterre. Conçu pour environ 3 000 passagers, le navire en transportait ce jour-là plusieurs milliers de plus, dans la panique de la débâcle. Touché, il sombre en moins de trente minutes. Le bilan, estimé à plus de 5 000 morts, en fait la plus grande catastrophe maritime de l’histoire britannique — davantage de victimes que le Titanic et le Lusitania réunis. Redoutant l’effet sur le moral, Winston Churchill imposa un silence médiatique sur le désastre, qui resta dans l’ombre pendant des décennies. C’est ce secret enfoui que la série choisit de faire remonter à la surface.

Le saviez-vous ?

La base sous-marine où se noue l’intrigue existe bel et bien. Édifié à partir de 1941 par l’Organisation Todt, cet immense bunker de béton abritait les flottilles de U-Boote allemands et fut déclaré « forteresse » par Hitler en 1944. Trop massif pour être démoli, il a survécu aux bombardements et à l’après-guerre : aujourd’hui reconverti en lieu culturel, il reste l’un des symboles les plus imposants de l’occupation sur la façade atlantique.

Saint-Nazaire, décor et personnage à part entière

En choisissant de tourner sur place, la production fait de la ville un protagoniste. Saint-Nazaire, c’est le port, les chantiers navals, la base sous-marine — mais aussi un territoire tourné vers l’avenir. Au large, le premier parc éolien en mer de France a été inauguré en septembre 2022 : ses quatre-vingts éoliennes couvrent l’équivalent d’environ 20 % de la consommation électrique de la Loire-Atlantique, un chantier qui a suscité autant d’espoirs que de débats sur le littoral. L’estuaire de la Loire est par ailleurs l’une des zones les plus exposées au trafic de civelles, ces alevins d’anguille dont le commerce illégal, très lucratif, met en péril une espèce menacée. Deux réalités bien contemporaines que le scénario tisse à sa trame policière pour ancrer l’enquête dans le présent de la région.

Derrière la caméra

La réalisation est confiée à Céline Rouzet, passée par le documentaire radio et par l’atelier scénario de la Fémis. On lui doit le long-métrage documentaire « 140 km à l’ouest du paradis » (2022), tourné en Papouasie-Nouvelle-Guinée, puis le drame fantastique « En attendant la nuit » (2024), sélectionné à la Mostra de Venise et primé au Festival de Gérardmer. Le scénario est signé Charlène Galan et Virginie J. Perez. Ce téléfilm unitaire de 90 minutes est produit par Aux Singuliers (STUDIO TF1), sous la houlette du producteur Joris Charpentier, pour une diffusion à venir sur France Télévisions et france.tv.

Quand et où regarder

DiffuseurFrance Télévisions
DiffusionÀ venir (fiction en tournage)
Streaming / replayfrance.tv
FormatTéléfilm unitaire, 90 minutes
GenrePolicier / drame mémoriel
TournageSaint-Nazaire, du 14 septembre au 9 octobre 2026