Netflix continue de faire revenir les séries qui ont accompagné la télévision des années 1990 et 2000. Le 4 juin, la plateforme ajoutera The King of Queens, connue en France sous le titre Un gars du Queens, une sitcom américaine portée par Kevin James, Leah Remini et Jerry Stiller.
Une comédie de couple dans le Queens
Créée par David Litt et Michael J. Weithorn, The King of Queens a été diffusée aux États-Unis sur CBS entre le 21 septembre 1998 et le 14 mai 2007. La série compte 9 saisons et 207 épisodes, avec un format court d’environ 22 minutes, typique des sitcoms américaines tournées autour d’un foyer, d’un quartier et d’une mécanique comique répétée épisode après épisode.
L’histoire suit Doug Heffernan, chauffeur-livreur, et Carrie Heffernan, secrétaire dans un cabinet d’avocats. Le couple mène une vie ordinaire dans le Queens, à New York, jusqu’à l’arrivée d’Arthur Spooner, le père de Carrie, qui s’installe chez eux. Ce point de départ transforme leur quotidien en succession de tensions domestiques, de malentendus et de petits conflits familiaux.
Kevin James, Leah Remini et Jerry Stiller au centre du jeu
Le ressort principal de la série repose sur son trio central. Kevin James incarne Doug, personnage attaché à ses habitudes, à ses amis et à son confort. Leah Remini joue Carrie, plus directe, plus nerveuse, souvent obligée de gérer les conséquences des décisions de son mari. Jerry Stiller, déjà figure majeure de la comédie américaine, apporte au personnage d’Arthur une énergie imprévisible qui bouscule l’équilibre du couple.
La distribution réunit également Victor Williams dans le rôle de Deacon Palmer, Patton Oswalt dans celui de Spence Olchin, Gary Valentine dans le rôle de Danny Heffernan, Larry Romano dans celui de Richie Iannucci et Nicole Sullivan dans celui de Holly Shumpert. Lou Ferrigno apparaît aussi dans plusieurs saisons dans son propre rôle.
Pourquoi cette arrivée peut parler aux abonnés Netflix
L’arrivée de The King of Queens sur Netflix s’inscrit dans une tendance très visible : les plateformes remettent en circulation des séries longues, faciles à reprendre, qui avaient trouvé leur public à la télévision linéaire. La sitcom n’a pas été conçue pour le binge-watching, mais son format court et son grand nombre d’épisodes correspondent parfaitement aux usages actuels.
La série peut aussi intéresser les spectateurs qui cherchent une comédie sans intrigue feuilletonnante lourde. Chaque épisode part d’une situation simple : une dispute conjugale, une visite familiale, un problème d’argent, une sortie entre amis ou une décision absurde qui prend trop d’ampleur. Cette structure donne à la série un accès immédiat, même pour ceux qui ne l’ont jamais vue lors de sa première diffusion.
Un retour qui permet de mesurer l’évolution des sitcoms
Revoir The King of Queens aujourd’hui permet aussi d’observer une époque précise de la comédie américaine. La série appartient à la famille des sitcoms de réseau, construites autour de décors récurrents, de dialogues rapides et d’un humour de situation. Elle partage cet ADN avec des productions comme Tout le monde aime Raymond, avec laquelle elle a d’ailleurs entretenu plusieurs passerelles à l’écran.
Le 4 juin, Netflix offrira donc aux abonnés l’occasion de découvrir ou de revoir une sitcom populaire qui a accompagné près d’une décennie de télévision américaine.

