Insurgées ! Les résistantes du ghetto de Varsovie est diffusé ce dimanche 30 août 2026 à 23h10 sur France 5, en deuxième partie de soirée. Ce documentaire d’histoire revient sur le soulèvement du ghetto de Varsovie, au printemps 1943, en éclairant une part longtemps restée dans l’ombre : le rôle décisif que les femmes ont tenu dans cette révolte.
Un soulèvement raconté au féminin

Au printemps 1943, dans un ghetto exsangue, quelques centaines de résistants juifs décident de tenir tête aux forces d’occupation allemandes. La révolte armée éclate le 19 avril et se prolonge jusqu’au 16 mai. Face à une troupe lourdement armée, les insurgés ne disposent que d’un armement dérisoire, mais leur détermination transforme cet affrontement inégal en un acte de résistance devenu emblématique.
Le documentaire choisit un angle précis : montrer que ce combat fut aussi celui des femmes. Sur environ 750 jeunes gens engagés dans le soulèvement, près de 200 étaient des combattantes. Beaucoup avaient d’abord agi comme agents de liaison, faisant passer clandestinement messages, munitions et explosifs, au péril de leur vie, entre le ghetto et le monde extérieur. Le film restitue ces trajectoires souvent effacées des récits officiels.
Sur environ 750 jeunes gens engagés dans le soulèvement, près de 200 étaient des femmes.
Deux figures au cœur du récit
Pour incarner cette histoire collective, le documentaire s’attache à deux parcours. Celui de Cywia Lubetkin, née en 1914, seule femme à siéger au commandement de l’Organisation juive de combat, engagée dès les premières opérations de janvier 1943 puis dans l’insurrection d’avril. Après les derniers jours de lutte, elle rejoint le côté dit aryen en empruntant les égouts, avant de s’installer plus tard en Israël et de participer à la fondation d’un kibboutz dédié à la mémoire des combattants.
Celui, aussi, de Rachela Auerbach, née en 1903, dont le travail de témoignage et de collecte de la mémoire s’est révélé essentiel pour transmettre ce qui s’était joué dans le ghetto. À travers ces deux femmes, le film relie l’action clandestine et la préservation du souvenir, deux formes complémentaires de résistance.
Ce que le film met en lumière
Le documentaire rappelle le contexte dans lequel s’inscrit la révolte. Au début de l’année 1943, les autorités d’occupation décident d’accélérer la déportation des habitants du ghetto vers les camps d’extermination. La population, qui comptait environ 450 000 personnes, était alors tombée à quelque 70 000 âmes. C’est dans cet étau que naît la décision de se battre, non pour vaincre, mais pour choisir la manière de résister.
- Un soulèvement mené du 19 avril au 16 mai 1943 par la population juive du ghetto.
- Des combattantes agissant comme agents de liaison, passeuses d’armes et de messages.
- Le portrait de Cywia Lubetkin, unique femme au sein du commandement de l’organisation de combat.
- Le rôle de Rachela Auerbach dans la collecte et la transmission de la mémoire.
- Un éclairage documenté sur des figures longtemps laissées de côté par l’histoire.
Porté par un travail d’archives et de témoignages, le film adopte un ton sobre, à la hauteur de son sujet. Il ne cherche pas l’effet, mais la restitution fidèle d’un épisode où le courage a pris de multiples visages. En donnant la parole à la mémoire de ces résistantes, il complète notre compréhension d’un moment clé du XXe siècle et rend justice à celles qui en furent des actrices de premier plan.
Le documentaire s’inscrit dans une démarche mémorielle attentive à ne pas figer ces femmes dans le seul statut de victimes. En les montrant comme des organisatrices, des combattantes et des passeuses de mémoire, il déplace le regard et interroge la façon dont l’histoire a longtemps été écrite. Cette relecture ne diminue en rien la dimension tragique du soulèvement ; elle en révèle au contraire toute la complexité humaine, faite de décisions difficiles prises dans des conditions extrêmes.
Ce format, pensé pour la deuxième partie de soirée, s’adresse à un public curieux d’histoire comme aux téléspectateurs désireux de comprendre un événement souvent évoqué mais rarement raconté de ce point de vue. En articulant grande histoire et destins singuliers, il offre un récit à la fois documenté et incarné, propice à la réflexion.
À retenir
Un documentaire d’histoire consacré au soulèvement du ghetto de Varsovie de 1943, vu à travers le rôle décisif des femmes qui y ont participé. À suivre ce dimanche 30 août 2026 à 23h10 sur France 5, en deuxième partie de soirée.
Quand et où regarder
| Chaîne | Jour | Horaire | Type | Genre | Public |
|---|---|---|---|---|---|
| France 5 | Dimanche 30 août 2026 | 23h10 | 2e partie de soirée | Documentaire historique | Tout public averti |

