Quinze ans après sa sortie au cinéma, Polisse revient à la télévision ce dimanche 25 octobre 2026 sur LCP. Récompensé par le Prix du jury au Festival de Cannes 2011, le film de Maïwenn raconte le quotidien de policiers chargés d’enquêter sur les violences commises contre des enfants. Entre interrogatoires éprouvants, conflits familiaux et moments de camaraderie, plusieurs scènes possèdent une authenticité troublante. Et pour cause : la réalisatrice s’est directement inspirée de son immersion dans une véritable brigade parisienne.
Maïwenn a passé plusieurs mois auprès de vrais policiers
Pour préparer Polisse, Maïwenn ne s’est pas contentée de rencontrer quelques professionnels afin de recueillir leurs témoignages.
Elle a accompagné pendant plusieurs mois des membres de la Brigade de protection des mineurs de Paris.
Son objectif était de comprendre leur quotidien, leurs méthodes de travail et surtout la manière dont ces policiers parviennent à supporter des affaires particulièrement difficiles.
La réalisatrice a observé les auditions, les discussions entre collègues et les moments de tension qui surviennent au cours des enquêtes.
Cette immersion a profondément influencé l’écriture du film, élaboré avec Emmanuelle Bercot.
Le scénario ne raconte pourtant pas une seule affaire réelle. Il rassemble plusieurs situations inspirées des expériences et des témoignages recueillis auprès des enquêteurs.
Les interrogatoires de Polisse se sont-ils réellement produits ?
Plusieurs séquences sont directement inspirées d’affaires dont Maïwenn a pris connaissance pendant son travail préparatoire.
Dans le dossier de presse du film, Emmanuelle Bercot explique notamment que certains dialogues d’interrogatoire proviennent de scènes réelles.
Les deux scénaristes ont néanmoins dû transformer cette matière documentaire pour construire une fiction.
Les personnages ont été imaginés pour le film et les différentes histoires ont été réorganisées afin de former un récit collectif.
Certaines situations ont également été modifiées pour préserver la cohérence dramatique.
Polisse n’est donc pas un documentaire, même si son écriture s’appuie sur des observations authentiques.
Cette distinction est essentielle : les scènes peuvent être inspirées de faits réels sans reproduire exactement des dossiers judiciaires identifiables.
Pourquoi les policiers rient-ils malgré les affaires dramatiques ?
L’une des particularités du film réside dans le contraste entre les situations auxquelles les policiers sont confrontés et leur comportement lorsqu’ils se retrouvent entre collègues.
Les agents plaisantent, se disputent, évoquent leur vie sentimentale et partagent parfois des moments de rire inattendus.
Maïwenn avait été frappée par cette dimension de leur travail.
Elle souhaitait montrer des personnes qui continuent à vivre malgré leur confrontation quotidienne aux violences et aux traumatismes.
Cette alternance entre scènes difficiles et séquences plus légères constitue l’un des ressorts essentiels du film.
Le rire n’efface pas la gravité des affaires. Il apparaît plutôt comme une manière, pour certains personnages, de supporter la pression professionnelle.
Les personnages de JoeyStarr et Karin Viard ont-ils existé ?
Le film réunit notamment JoeyStarr dans le rôle de Fred, Karin Viard dans celui de Nadine et Marina Foïs dans celui d’Iris.
Ces personnages ne sont pas présentés comme les portraits fidèles de policiers réels précisément identifiés.
Ils permettent de représenter différentes personnalités, relations professionnelles et difficultés personnelles observées dans cet univers.
Maïwenn interprète elle-même Mélissa, une photographe chargée de réaliser un reportage sur la brigade.
Ce personnage sert de regard extérieur sur un groupe dont les membres entretiennent des relations complexes, faites d’amitiés, de rivalités et de tensions.
Le film a également bénéficié d’une part d’improvisation des comédiens, afin de donner davantage de spontanéité aux échanges.
Un film récompensé au Festival de Cannes
Présenté en compétition au Festival de Cannes en 2011, Polisse reçoit le Prix du jury.
Cette distinction contribue à faire connaître largement le film, qui sort dans les salles françaises le 19 octobre de la même année.
Il obtient ensuite treize nominations aux César.
Naidra Ayadi, qui interprète Nora, remporte le César du meilleur espoir féminin en 2012.
Cette reconnaissance accompagne un film qui choisit de montrer le travail de la police sous un angle différent des thrillers classiques, en s’intéressant autant aux enquêteurs qu’aux affaires qu’ils traitent.
FAQ
Polisse est-il basé sur une histoire vraie ?
Oui, le film est inspiré de situations réelles observées par Maïwenn lors de son immersion à la Brigade de protection des mineurs de Paris. Il ne raconte cependant pas une affaire unique.
Les policiers de Polisse ont-ils réellement existé ?
Les personnages sont fictifs, même s’ils ont été nourris par les rencontres et les témoignages recueillis pendant la préparation du film.
Maïwenn a-t-elle réellement accompagné la police ?
Oui. La réalisatrice a passé plusieurs mois auprès des enquêteurs pour comprendre leur quotidien.
Pourquoi le film s’appelle-t-il Polisse ?
Le titre reprend volontairement une orthographe enfantine du mot « police », inspirée d’une faute commise par le fils de Maïwenn.
Sur quelle chaîne voir Polisse le 25 octobre ?
Le film est diffusé à 21h02 sur LCP, suivi d’une émission consacrée à la protection des enfants.
En construisant sa fiction à partir de témoignages et de situations réelles, Maïwenn a cherché à représenter non seulement la gravité des affaires confiées aux enquêteurs, mais aussi les conséquences humaines de ce métier sur ceux qui l’exercent.

