Arte diffuse « Mégaséismes » ce samedi 25 juillet 2026 à 20h55, en première partie de soirée. Ce documentaire de la case Culture Infos s’attaque aux tremblements de terre les plus dévastateurs de la planète, ceux dont la magnitude dépasse 8,5, et suit le géologue Julian Lozos sur les traces de la faille de San Andreas, qui menace directement la Californie.
De quoi parle « Mégaséismes »

Imprévisibles et incontrôlables, les séismes d’une magnitude supérieure à 8,5 comptent parmi les catastrophes naturelles les plus destructrices que connaisse la Terre. Ces mégaséismes ne surgissent pas n’importe où : ils naissent dans les zones de subduction, à l’interface où une plaque tectonique plonge sous une autre, généralement à moins de cinquante kilomètres de profondeur. Cette mécanique concentre une énergie colossale, qui se libère parfois en quelques minutes et peut soulever le plancher océanique de plusieurs mètres. C’est ce brutal déplacement du fond marin qui engendre les tsunamis les plus meurtriers, capables de traverser un océan entier et de frapper des côtes situées à des milliers de kilomètres de l’épicentre.
Le documentaire rappelle que certaines métropoles vivent sous cette menace permanente. Los Angeles et San Francisco sont installées de part et d’autre de la faille de San Andreas, qui traverse toute la Californie. Impossible d’empêcher un séisme de se produire ; les autorités locales misent donc sur la prévoyance individuelle, avec notamment un système de réservation de lieux refuges pensés pour les situations de catastrophe naturelle.
Julian Lozos, une vie face à la faille
Installé dans cette région instable, le scientifique Julian Lozos consacre sa carrière à l’étude de ces phénomènes pour mieux les comprendre et, un jour peut-être, mieux les anticiper. Ses travaux s’intéressent notamment à la possibilité que deux failles voisines, San Andreas et San Jacinto, se mettent en mouvement en même temps et fassent grimper la magnitude d’un séisme. Pour tester cette hypothèse, il s’appuie sur la modélisation d’un tremblement de terre survenu en 1812 dans le sud de la Californie, dont la rupture aurait sauté d’une faille à l’autre. Comprendre ce type d’enchaînement est essentiel : un séisme qui se propage sur plusieurs segments de faille peut se révéler bien plus puissant qu’une rupture isolée, et donc bien plus dangereux pour une région aussi densément peuplée que la Californie du Sud.
Un mégaséisme dépasse la magnitude 8,5 : c’est le seuil des tremblements de terre les plus puissants jamais enregistrés sur la planète.
Ce qu’il faut savoir sur les grands séismes de subduction
L’histoire récente offre plusieurs exemples de la puissance de ces événements, tous nés dans des zones de subduction le long de la ceinture de feu du Pacifique :
- Valdivia, Chili, 22 mai 1960 : magnitude 9,5, la plus forte jamais mesurée. Le glissement de la plaque de Nazca a déclenché un tsunami qui a traversé tout le Pacifique jusqu’au Japon et à la Nouvelle-Zélande.
- Sumatra-Andaman, 26 décembre 2004 : magnitude 9,1, avec une rupture longue d’environ 1 200 kilomètres qui a mis près de dix-huit minutes à se propager du sud vers le nord, et un déplacement dépassant localement vingt mètres.
- Tohoku, Japon, 11 mars 2011 : magnitude proche de 9, au large de Honshu. Le tsunami a atteint par endroits plus de trente mètres de hauteur, ravagé près de 600 kilomètres de côtes et provoqué l’accident nucléaire de Fukushima.
À retenir
Les mégaséismes ne peuvent pas être empêchés, et leur date reste imprévisible. C’est pourquoi la prévention se joue sur la préparation : anticiper, connaître les points de repli et intégrer le risque au quotidien, comme le fait la Californie autour de la faille de San Andreas.
Quand et où regarder
| Chaîne | Jour et date | Horaire | Type | Genre / Durée |
|---|---|---|---|---|
| Arte | Samedi 25 juillet 2026 | 20h55 | Prime (première partie de soirée) | Documentaire Culture Infos |
Un rendez-vous scientifique accessible pour comprendre les forces qui façonnent notre planète et pourquoi certaines des plus grandes villes du monde vivent, chaque jour, avec la perspective du prochain grand séisme.

