Ce jeudi 30 juillet 2026, Arte consacre sa soirée à « Mum », comédie britannique douce-amère portée par Lesley Manville. La première partie débute à 20h55 avec deux épisodes (20h55 et 21h25), avant que la chaîne ne prolonge le rendez-vous en deuxième partie de soirée, à partir de 22h50 puis 23h20, pour une plongée dans la nuit aux côtés de Cathy et des siens.
Une année entière au chevet d’un deuil ordinaire
« Mum » suit Cathy, une femme d’une cinquantaine d’années installée dans une banlieue anglaise sans relief, au lendemain de la mort de son mari. Autour d’elle gravite une famille bruyante et maladroite : son fils Jason et sa compagne Kelly, son frère Derek et sa nouvelle amie Pauline, ses beaux-parents, et surtout Michael, ami de toujours dont la présence discrète colore chaque scène d’une tendresse retenue. La série avance au rythme des saisons : chaque épisode porte le nom d’un mois, si bien que l’ensemble compose une chronique intime étalée sur une année de reconstruction.
Le dispositif est d’une simplicité désarmante. Presque tout se joue dans une maison, entre cuisine, salon et jardin, à hauteur de conversations avortées, de silences gênés et de gentillesses maladroites. C’est une comédie de l’infra-ordinaire, où le comique naît des non-dits, des tics de langage et de la difficulté très humaine à exprimer ce que l’on ressent. La soirée d’Arte enchaîne les épisodes « Janvier » et « Février », qui posent le décor du chagrin et des premiers gestes du quotidien, puis « Octobre » et « Décembre », plus avancés dans l’année, quand les habitudes se recomposent et que la vie, doucement, reprend ses droits.

Lesley Manville et Peter Mullan, duo tout en retenue
Le cœur de la série, c’est le visage de Lesley Manville. Fidèle collaboratrice du cinéaste Mike Leigh (« Secrets et mensonges », « Another Year »), révélée à un plus large public par sa nomination à l’Oscar pour « Phantom Thread » puis par son incarnation de la princesse Margaret dans les dernières saisons de « The Crown », l’actrice britannique compose ici une héroïne d’une justesse rare. Tout est dans le regard, l’esquisse d’un sourire, la patience infinie face aux autres. En 2026, sa carrière a été couronnée par un Tony Award récompensant sa performance sur scène, confirmant l’étendue d’un talent qui embrasse théâtre, cinéma et télévision.
Face à elle, l’acteur écossais Peter Mullan prête à Michael une douceur bourrue et une pudeur bouleversante. Leur relation, qui se noue à petits pas au fil des mois, constitue le fil rouge émotionnel du récit. Créée et écrite par Stefan Golaszewski, déjà auteur de la série « Him & Her », « Mum » porte la signature d’une écriture attentive aux gens modestes et aux sentiments qui peinent à trouver leurs mots. La première saison a été mise en images par Richard Laxton.
Ce qu’il faut savoir sur la série
- Diffusée sur la BBC entre 2016 et 2019, la série compte trois saisons pour un total de dix-huit épisodes d’une trentaine de minutes chacun.
- Chaque épisode de la première saison porte le nom d’un mois de l’année, dessinant une chronique du deuil sur douze mois.
- La première saison a été distinguée par un BAFTA et une Rose d’Or, deux récompenses saluant l’excellence de la comédie britannique.
- Lesley Manville et Peter Mullan ont tous deux été nommés aux BAFTA pour leurs interprétations dans la série.
- Stefan Golaszewski, l’auteur, s’est aussi vu distinguer pour son écriture par la profession.
Une comédie où l’on rit à voix basse et où l’émotion affleure entre deux tasses de thé.
À retenir
Portée par une écriture minimaliste et une distribution d’exception, « Mum » transforme le récit d’un deuil en un moment de comédie tendre et lumineuse. Quatre épisodes s’enchaînent ce jeudi soir sur Arte, du prime jusqu’à la nuit, pour découvrir ou redécouvrir une année dans la vie de Cathy.
Autour du programme
Rangée du côté des sitcoms mais résolument tournée vers la comédie dramatique, « Mum » a séduit par son refus des effets et son attention aux petites gens. Là où beaucoup de séries misent sur les répliques enlevées, celle-ci privilégie le temps long, les regards et les silences, offrant à Lesley Manville un écrin sur mesure. La proposition d’Arte de rassembler quatre épisodes en une seule soirée permet de goûter pleinement à cette progression saisonnière, du début de l’hiver du chagrin aux premières éclaircies de l’année suivante.
| Chaîne | Jour et date | Horaire | Type | Genre |
|---|---|---|---|---|
| Arte | Jeudi 30 juillet 2026 | 20h55 et 21h25 | Prime time | Comédie douce-amère |
| Arte | Jeudi 30 juillet 2026 | 22h50 et 23h20 | 2e partie de soirée | Comédie douce-amère |

