Ce mercredi 5 août 2026, à 21h00, Arte propose « La prisonnière de Bordeaux », le long métrage de Patricia Mazuy porté par le face-à-face d’Isabelle Huppert et Hafsia Herzi.
Deux femmes, un même point commun
Alma, bourgeoise qui vit seule dans une vaste demeure du centre de Bordeaux, et Mina, jeune mère installée dans la banlieue de Narbonne, appartiennent à des mondes opposés. Un détail les relie pourtant : elles ont organisé leur vie autour de l’absence de leurs maris, détenus dans la même prison.
Les deux femmes se rencontrent par hasard lors d’un parloir. Sur un coup de tête, Alma invite Mina dans sa maison et lui trouve un emploi. Commence alors une amitié aussi improbable que tumultueuse, où la générosité se teinte d’ambiguïté et où les différences sociales n’en finissent pas de resurgir.
Pourquoi s’y arrêter
- Le face-à-face de deux immenses actrices, Isabelle Huppert et Hafsia Herzi.
- Une mise en scène signée Patricia Mazuy.
- Une sélection à la Quinzaine des cinéastes, Cannes 2024.
- Un portrait d’amitié qui refuse les évidences.
Une amitié qui se noue au parloir, entre deux femmes que tout aurait dû séparer.
Un duo d’actrices au sommet
Isabelle Huppert campe Alma, figure énigmatique et fantasque, face à une Hafsia Herzi tout en retenue et en tension. Patricia Mazuy tisse entre elles un lien mouvant, qui oscille entre solidarité et rapport de force. Le film a été présenté à la Quinzaine des cinéastes lors du Festival de Cannes 2024 avant sa sortie en salles.
Loin du drame carcéral attendu, le récit s’attache à ce qui se joue « dehors » : la solitude, le désir de compagnie, la question de la place que l’on accorde à l’autre. Une mise en scène précise laisse les deux comédiennes déployer toute la complexité de leurs personnages.
Un portrait d’amitié tout en nuances
« La prisonnière de Bordeaux » explore les zones grises des relations humaines : peut-on vraiment devenir amies quand tout, à commencer par l’argent, sépare deux vies ? Le film avance sans manichéisme, préférant l’observation à la démonstration.
Programmé par Arte, il s’adresse aux amateurs de cinéma d’auteur français attachés aux personnages féminins forts et aux récits qui prennent le temps de la nuance.
Patricia Mazuy, cinéaste à la filmographie exigeante, s’empare ici d’un sujet apparemment simple pour en révéler toute l’ambiguïté. La mise en scène observe les gestes du quotidien — un repas partagé, un trajet, un service rendu — pour y déceler les rapports de pouvoir qui affleurent entre les deux femmes.
Face à Isabelle Huppert, dont l’art de la retenue et de l’ironie n’est plus à démontrer, Hafsia Herzi impose une présence lumineuse et concrète. Leur duo donne au film sa vibration particulière : une amitié qui n’a rien d’évident, jamais tout à fait sincère ni tout à fait intéressée, et qui interroge notre capacité à aller vers l’autre.
Le film séduit aussi par sa lumière et sa douceur, qui tranchent avec l’âpreté que l’on pourrait attendre d’un tel sujet. Plutôt que de céder au misérabilisme, la réalisatrice choisit d’observer avec tendresse la manière dont deux existences si différentes finissent par s’éclairer l’une l’autre. Ce classicisme assumé, servi par deux comédiennes d’exception, fait de « La prisonnière de Bordeaux » une proposition de cinéma d’auteur accessible, idéale pour une soirée sur Arte.
À retenir
« La prisonnière de Bordeaux » de Patricia Mazuy est diffusé sur Arte ce mercredi 5 août 2026 à 21h00. Isabelle Huppert et Hafsia Herzi y forment un duo mémorable, présenté à Cannes 2024.
| Chaîne | Jour | Horaire | Type | Réalisation | Casting |
|---|---|---|---|---|---|
| Arte | mercredi 5 août 2026 | 21h00 | Première partie de soirée | Patricia Mazuy | Isabelle Huppert, Hafsia Herzi |

