Ce jeudi 15 octobre à 21h00, Arte lance « Portobello », la série événement de Marco Bellocchio. Elle revient sur l’une des plus retentissantes erreurs judiciaires de l’histoire italienne : la chute d’Enzo Tortora, star de la télévision arrêtée en 1983 et entraînée dans un engrenage dont il ne se relèvera jamais vraiment.
De la gloire à l’abîme
Au début des années 1980, Enzo Tortora est au sommet. Animateur du célèbre jeu « Portobello », il est l’un des visages les plus populaires de la télévision italienne. Tout bascule lorsqu’un repenti proche d’une organisation criminelle le cite parmi des complices présumés. Le 17 juin 1983, la police frappe à la porte de sa chambre d’hôtel ; Tortora croit d’abord à une méprise. C’est en réalité le début d’une descente aux enfers qui le fera passer des sommets de la notoriété à l’abîme judiciaire. La série suit cet enchaînement implacable, où la machine de l’accusation s’emballe face à un homme qui clame son innocence.
Bellocchio, grand nom du cinéma italien
Pour porter ce récit, Arte s’appuie sur l’un des cinéastes les plus respectés de la Péninsule, Marco Bellocchio, qui réalise et coécrit cette fiction en six épisodes. Habitué des grands sujets qui ont façonné l’Italie contemporaine, le réalisateur ausculte ici les rouages d’un emballement médiatique et judiciaire. Le rôle d’Enzo Tortora est tenu par Fabrizio Gifuni, acteur de premier plan, qui incarne la stupeur puis la dignité d’un homme broyé par un système. La série a été présentée hors compétition à la Mostra de Venise, confirmant son statut d’œuvre ambitieuse, à la croisée de la reconstitution historique et du drame intime.
Il croit à une erreur ; c’est le début d’une odyssée qui le fera chuter des sommets à l’abîme.
Une affaire qui a marqué l’Italie
L’affaire Tortora reste, aujourd’hui encore, un symbole des dérives possibles de la justice et de l’opinion. Figure familière des foyers italiens, l’animateur a vu sa réputation détruite du jour au lendemain, pris dans un tourbillon d’accusations relayées en place publique. En racontant cette histoire vraie, « Portobello » dépasse le simple fait divers pour interroger la fragilité de la présomption d’innocence, le rôle des médias et le poids des témoignages. La coproduction, à laquelle est associée Arte France, inscrit cette série dans une ambition européenne, pensée pour toucher un large public au-delà des frontières italiennes.
- Réalisateur : Marco Bellocchio
- Dans le rôle d’Enzo Tortora : Fabrizio Gifuni
- Format : six épisodes
- Sujet : l’arrestation et la chute du présentateur en 1983
- Présentation : hors compétition à la Mostra de Venise
Une fresque d’époque signée d’un grand auteur
Au-delà du récit judiciaire, « Portobello » restitue toute une époque : celle d’une Italie du début des années 1980 où la télévision règne en maître et où les affaires criminelles s’invitent sur la place publique. Marco Bellocchio, dont la filmographie n’a cessé d’explorer les plaies et les paradoxes de son pays, apporte à cette reconstitution un regard d’auteur et une exigence formelle rares pour une série. Le soin apporté aux décors, aux costumes et à la direction d’acteurs sert un propos ambitieux sur la mécanique de l’opprobre. En ouvrant sa case du jeudi à cette fiction, Arte confirme son goût pour les grandes séries européennes qui mêlent mémoire collective et questionnements universels.
À retenir
Arte diffuse « Portobello » ce jeudi 15 octobre à 21h00. Signée Marco Bellocchio et portée par Fabrizio Gifuni, cette série en six épisodes retrace la chute d’Enzo Tortora, animateur vedette arrêté en 1983 au cœur d’une retentissante affaire judiciaire italienne.
Quand et où regarder
| Chaîne | Arte |
| Jour | Jeudi 15 octobre 2026 |
| Horaire | 21h00 (prime time) |
| Série | « Portobello » (épisode 1) |
| Genre | Série dramatique, histoire vraie |
| Réalisateur | Marco Bellocchio |
| Replay | Disponible sur arte.tv |
- Jeudi 15 octobre21h00ArtePortobelloEpisode 1Inédit
- Origine
- France, Italie · 2026
- Réalisation
- Marco Bellocchio
- Avec
- Fabrizio Gifuni, Lino Musella, Romana Maggiora Vergano

