Arte propose « Le poison de la vengeance » le vendredi 16 octobre 2026 à 20h55 : un drame historique inspiré de faits réels, qui suit un rescapé de la Shoah entraîné, au lendemain de la guerre, dans le projet de vengeance d’un groupe clandestin de survivants juifs.
Un survivant face à la tentation de la vengeance
En 1945, dans une Allemagne en ruines, Max a tout perdu. Rescapé des camps d’extermination, il parcourt un pays dévasté à la recherche de ce qu’il reste des siens et de la maison familiale, confisquée par celui qui avait dénoncé sa famille. Quand il frappe à la porte de son ancien foyer, c’est la violence qui l’accueille : chassé, sans toit, il erre de nuit dans des rues fantômes où chaque ombre rappelle ce qu’il a perdu.
C’est alors qu’il croise la route d’hommes et de femmes qui, comme lui, ont survécu à l’indicible. Mais eux refusent de se contenter de reconstruire : ils veulent rendre à l’Allemagne la mesure exacte de ce qu’elle leur a infligé. Max se retrouve happé par leur détermination, partagé entre le besoin de justice et la peur de devenir, à son tour, un bourreau.

Une page d’Histoire longtemps méconnue
Le film s’inspire d’un épisode authentique de l’immédiat après-guerre : l’existence du groupe « Nakam » (« vengeance » en hébreu), formé en 1945 par une cinquantaine de survivants. Leur projet, baptisé « Plan A » — qui donne son titre original au long-métrage —, visait à empoisonner les réseaux d’eau potable de grandes villes allemandes afin de provoquer une hécatombe comparable à celle subie par leur peuple.
Ce plan radical, associé au poète et résistant Abba Kovner, n’aboutit finalement pas : il fut abandonné avant d’être mis à exécution. Pour bâtir leur récit sur un socle solide, les réalisateurs se sont appuyés sur les travaux de l’historienne Dina Porat, spécialiste de la question au mémorial de Yad Vashem, afin de rester au plus près de la réalité des faits sans céder à la facilité du spectaculaire.
August Diehl et Sylvia Hoeks en tête d’affiche
Le rôle de Max est porté par August Diehl, acteur allemand né à Berlin en 1976, familier du cinéma international pour ses apparitions dans « Inglourious Basterds » de Quentin Tarantino et « Une vie cachée » de Terrence Malick. Il compose ici un personnage tourmenté, tiraillé entre la douleur et la conscience. À ses côtés, l’actrice néerlandaise Sylvia Hoeks, révélée par son rôle de Luv dans « Blade Runner 2049 », tient l’un des rôles centraux du récit.
Derrière la caméra, on retrouve les frères Yoav et Doron Paz, cinéastes israéliens déjà remarqués pour « Jeruzalem » et « The Golem ». Avec « Plan A », ils quittent le registre du fantastique pour une reconstitution historique à hauteur d’homme, portée par une distribution qui réunit également Michael Aloni, Nikolai Kinski et Oz Zehavi.
- Titre original : « Plan A » (coproduction germano-israélienne, 2021)
- Réalisation : Yoav et Doron Paz
- Durée : environ 1 h 50
- Inspiré de l’histoire réelle du groupe Nakam et d’Abba Kovner
- Scénario nourri des travaux de l’historienne Dina Porat (Yad Vashem)
Une page oubliée de l’après-guerre : quand des rescapés rêvèrent de rendre coup pour coup.
À retenir
« Le poison de la vengeance » n’est pas un film de guerre de plus : il explore le moment vertigineux où des victimes doivent choisir entre la soif de représailles et la volonté de se reconstruire. Un drame grave, servi par l’intensité d’August Diehl, qui interroge sans manichéisme la frontière entre justice et vengeance.
Quand et où regarder
| Chaîne | Arte |
| Jour | vendredi 16 octobre 2026 |
| Horaire | 20h55 |
| Créneau | Prime time |
| Genre | Drame historique |
| Année | 2021 |
| Réalisation | Yoav et Doron Paz |
| Avec | August Diehl, Sylvia Hoeks, Michael Aloni |
- Vendredi 16 octobre20h55ArteLe poison de la vengeance
- Origine
- Israël, Allemagne · 2021
- Réalisation
- Doron Paz, Yoav Paz
- Avec
- August Diehl, Sylvia Hoeks, Michael Aloni

