Le plus célèbre des commissaires est de retour : mercredi 16 septembre à 21h00, Canal+ Cinéma propose « Maigret et le mort amoureux ». Réalisé par Pascal Bonitzer, ce film offre à Denis Podalydès l’occasion d’incarner à sa manière la figure mythique imaginée par Simenon.
Un meurtre et une correspondance troublante
Le commissaire Maigret enquête sur le meurtre d’un ancien ambassadeur. Au fil de ses investigations, il met au jour une correspondance secrète entre le défunt et une princesse dont le mari vient tout juste de disparaître. Deux morts, des lettres compromettantes et un jeu de faux-semblants : le décor est planté pour une enquête feutrée, à la Simenon.
Fidèle à l’esprit des récits de l’écrivain, l’intrigue avance à pas mesurés, privilégiant l’observation des personnages et l’atmosphère à l’action pure. Maigret y déploie sa méthode si particulière, faite de patience, d’intuition et d’une profonde connaissance de l’âme humaine.

Denis Podalydès, un Maigret convaincant
Sociétaire de la Comédie-Française, Denis Podalydès apporte au commissaire une épaisseur et une humanité remarquées. Sous sa direction, Maigret se fait attentif, presque silencieux, laissant les silences et les regards révéler ce que les mots taisent. Une composition tout en nuances, saluée pour sa justesse.
Autour de lui, le film réunit une distribution de choix, avec notamment Anne Alvaro, Irène Jacob, Dominique Reymond et Manuel Guillot. Sous la caméra de Pascal Bonitzer, cet ensemble donne corps à un récit policier élégant, ancré dans une France de secrets et de convenances.
- Réalisateur : Pascal Bonitzer
- Rôle-titre : Denis Podalydès (le commissaire Maigret)
- Distribution : Anne Alvaro, Irène Jacob, Dominique Reymond, Manuel Guillot
- Origine : l’univers de Georges Simenon
Deux morts, des lettres secrètes et un commissaire qui écoute plus qu’il ne parle : Maigret dans toute sa finesse.
L’éternel retour de Maigret
Peu de personnages ont été aussi souvent portés à l’écran que le commissaire Maigret. Chaque interprète y apporte sa sensibilité, et Denis Podalydès s’inscrit dans cette longue lignée avec une lecture personnelle, plus intériorisée. Le film confirme la fascination durable qu’exerce l’univers de Simenon.
Programmé en prime time, « Maigret et le mort amoureux » s’adresse aux amateurs de polars classiques et d’atmosphères soignées. Loin des thrillers survoltés, il propose une enquête raffinée, où le plaisir naît de l’observation, du détail et de la lente mise au jour de la vérité.
Un cinéma de l’atmosphère
Ce qui distingue les adaptations de Simenon, c’est leur art de l’ambiance : décors soignés, lumière feutrée, dialogues pesés. « Maigret et le mort amoureux » cultive cet héritage, en prenant le temps d’installer ses personnages et son intrigue, pour mieux capter l’attention du spectateur.
Le film séduira ceux qui aiment les récits policiers où la psychologie prime sur l’action. En misant sur l’élégance et la retenue, il offre une parenthèse raffinée, dans la grande tradition du polar à la française.
À retenir
Dans « Maigret et le mort amoureux », le commissaire enquête sur le meurtre d’un ancien ambassadeur.
Denis Podalydès incarne Maigret sous la direction de Pascal Bonitzer, entouré d’une belle distribution.
À voir mercredi 16 septembre à 21h00 sur Canal+ Cinéma.
Quand et où regarder
| Chaîne | Jour et date | Horaire | Type | Film |
|---|---|---|---|---|
| Canal+ Cinéma | Mercredi 16 septembre 2026 | 21h00 | Prime time | « Maigret et le mort amoureux » |
| Réalisation | — | — | Policier | Pascal Bonitzer, avec Denis Podalydès |
Le plaisir du polar à l’ancienne
À rebours des thrillers spectaculaires, « Maigret et le mort amoureux » assume un rythme posé, où l’enquête progresse par petites touches. Ce classicisme revendiqué séduira les amateurs de récits policiers soignés, attentifs à la psychologie des personnages et à la reconstitution d’une époque et d’un milieu.
Denis Podalydès y trouve un rôle à sa mesure, tout en finesse et en retenue. Sa composition, saluée par la critique, confirme que le personnage de Maigret conserve, film après film, un pouvoir d’attraction intact auprès du public.

