En deuxième partie de soirée, ce dimanche 6 septembre 2026 à 23h03, Canal+ Grand Écran propose Green Zone. Réalisé par Paul Greengrass et porté par Matt Damon, ce thriller de guerre de 2010 plonge dans le chaos de l’Irak de 2003, sur les traces d’armes de destruction massive qui restent introuvables.

Bagdad, 2003 : la chasse aux armes introuvables

Roy Miller est un sous-officier américain déployé en Irak au printemps 2003, au tout début de l’occupation. Sa mission : localiser les stocks d’armes de destruction massive qui ont justifié le déclenchement de la guerre par les États-Unis et leurs alliés. Mais sur chaque site où on l’envoie, le constat est le même : il n’y a rien. Aucune trace des arsenaux annoncés.

Le doute s’installe. Miller commence à remettre en question la fiabilité de l’informateur qui alimente le renseignement militaire. Face à lui, un émissaire de Washington s’emploie à le rassurer, tandis que le militaire décide de mener sa propre enquête. Épaulé par un agent de la CIA lui aussi sceptique et par une journaliste, il met au jour des éléments dérangeants pour la version officielle.

Sans dévoiler la manière dont le film résout cette traque, Green Zone tisse un thriller nerveux à partir d’une question aussi simple que vertigineuse : et si la vérité était la plus insaisissable des armes ? Le récit avance au rythme des convois et des fusillades, dans une capitale irakienne livrée à l’incertitude et à la méfiance généralisée.

Green Zone — Canal+ Grand Écran
Green Zone — image promotionnelle (Canal+ Grand Écran)
  • Diffusion dimanche 6 septembre 2026 à 23h03 sur Canal+ Grand Écran, en deuxième partie de soirée.
  • Thriller de guerre de 2010 réalisé par Paul Greengrass.
  • Matt Damon incarne un sous-officier confronté à des armes de destruction massive introuvables.
  • Troisième collaboration entre Matt Damon et Paul Greengrass après une célèbre saga d’espionnage.
  • Un scénario librement inspiré d’un ouvrage documenté sur les débuts de l’occupation de l’Irak.

Matt Damon et Paul Greengrass, la troisième collaboration

Matt Damon incarne Roy Miller avec l’intensité physique qu’on lui connaît dans les rôles d’action. Autour de lui, une solide distribution réunit notamment Greg Kinnear, Brendan Gleeson, Amy Ryan et Khalid Abdalla, chacun campant une facette du dispositif politique et militaire qui se met en place dans le Bagdad de l’après-invasion.

Derrière la caméra, Paul Greengrass retrouve Matt Damon après deux volets marquants d’une célèbre saga d’espionnage. Le cinéaste britannique déploie ici sa marque de fabrique : caméra portée nerveuse, montage sec et sens du réalisme documentaire, qui plongent le spectateur au cœur de l’action comme s’il y était. Cette esthétique, éprouvée sur ses précédents films, épouse à merveille le climat d’urgence du récit.

Le scénario s’inspire librement d’un ouvrage remarqué, écrit par un ancien chef de bureau d’un grand quotidien américain à Bagdad, qui documentait les décisions contestées de l’administration chargée de gérer l’occupation. De cette matière journalistique, le film tire une fiction d’action ancrée dans un contexte politique brûlant, sans jamais renoncer au rythme du thriller.

Sur chaque site, le même constat : aucune trace des armes annoncées. Et si la vérité était la plus insaisissable des armes ?

Un thriller ambitieux au destin commercial contrarié

Doté d’un budget très conséquent, Green Zone affichait les ambitions d’une superproduction. Son passage en salles s’est pourtant révélé décevant sur le plan commercial : les recettes n’ont pas permis de rentabiliser un investissement de départ élevé, faisant du film l’une des sorties les moins récompensées financièrement de la carrière de sa vedette.

Ce résultat n’enlève rien à l’intérêt d’un film qui s’attaque frontalement à un épisode sensible de l’histoire récente. En interrogeant les justifications de la guerre et la fabrique de l’information en temps de conflit, Green Zone dépasse le simple film d’action pour proposer une réflexion sur la manipulation et la responsabilité.

Pour les amateurs de thrillers géopolitiques, cette programmation nocturne est l’occasion de revoir une œuvre exigeante, servie par un duo réalisateur-acteur au sommet de sa complicité. Entre séquences d’action haletantes et charge critique, le film n’a rien perdu de sa force, plus de quinze ans après sa sortie.

L’intérêt du film tient aussi à la manière dont il transforme un sujet politique aride en spectacle tendu et lisible. Plutôt que de multiplier les discours, Paul Greengrass fait passer sa démonstration par l’action, en collant aux pas de son personnage sur le terrain. Le spectateur découvre la mécanique du doute en même temps que Roy Miller, au fil de sites vides et d’interlocuteurs fuyants. Cette immersion, jamais didactique, explique que le film ait durablement marqué les esprits, bien au-delà de son parcours contrarié en salles, et qu’il conserve aujourd’hui toute sa pertinence.

À retenir

Sorti en 2010, Green Zone est un thriller de guerre réalisé par Paul Greengrass, avec Matt Damon. Librement inspiré d’un ouvrage journalistique sur les débuts de l’occupation de l’Irak, il conjugue action nerveuse et charge critique. Doté d’un gros budget, le film a connu une carrière commerciale décevante en salles.

Quand et où regarder

ChaîneCanal+ Grand Écran
Jourdimanche 6 septembre 2026
Horaire23h03
Type2e partie de soirée
GenreThriller de guerre
RéalisationPaul Greengrass (2010), avec Matt Damon
Canal+ Grand Écran — diffusion du 2026-09-06